Accéder au contenu principal

MGMT - Time To Pretend (2008)

MGMT, le célèbre duo pop bariolé de Brooklyn reviendra faire parler de lui en septembre prochain avec un troisième album très attendu. L'occasion pour moi de les voir, peut-être pour la première fois sur scène, même si, paraît-il, ce n'est pas leur point fort. L'occasion aussi de se souvenir de la première fois où je les ai entendus. Et ce fut, bien sûr avec le désormais classique "Time To Pretend" et ses paroles qui pourraient rester comme symboliques du cynisme d'une époque. Il y a dans cette musique, un côté of Montreal pour tous, Bowie période Ziggy, en plus fun. Après l'inattendu succès rencontré par leur premier disque, "Oracular Spectacular" - l'autre tube de l'album, "Kids" ayant même été utilisé sans l'accord du groupe lors de meetings UMP -, beaucoup les attendaient au toujours difficile tournant du deuxième. Et "Congratulations" mérite bien son nom, car il est encore meilleur, plus homogène, plus dense aussi. Moins immédiat, il est celui que je réécoute le plus aisément. Et il s'est donc produit tout l'inverse de ce que leurs détracteurs attendaient. Loin de tomber dans l'excès de facilité pour devenir une nouvelle formation pour stades de foot, alignant les tubes commerciaux à la pelle, ils se sont recentrés sur la musique qu'ils aiment, celle de Bowie évidemment mais aussi de Dan Treacy, le chanteur de Television Personalities ou Brian Eno à qui ils feront deux jolies chansons en forme d'hommages. Bref, ils ont prouvé que ce "Time To Pretend" ne leur était pas destiné personnellement. Après la révélation puis la confirmation, leur troisième effort devrait les installer définitivement comme un des meilleurs groupes pop actuels : Time to stay ?

I'm Feelin rough I'm Feelin raw
I'm in the prime of my life.

Let's make some music make some money
find some models for wives.

I'll move to Paris, shoot some heroin
and fuck with the stars.
You man the island and the cocaine
and the elegant cars.

This is our decision to live fast and die young.
We've got the vision, now let's have some fun.

Yeah it's overwhelming, but what else can we do?
Get jobs in offices and wake up
for the morning commute?

Forget about our mothers and our friends.
We're fated to pretend.
To pretend
We're fated to pretend.
To pretend

I'll miss the playgrounds and the animals
and digging up worms.
I'll miss the comfort of my mother
and the weight of the world.

I'll miss my sister, miss my father,
miss my dog and my home.
Yeah I'll miss the boredom and the freedom
and the time spent alone.

But there is really nothing, nothing we can do.
Love must be forgotten.
Life can always start up anew.

The models will have children, we'll get a divorce,
we'll find some more models,
Everything must run its course.

We'll choke on our vomit
and that will be the end.
We were fated to pretend.
To pretend
We're fated to pretend
To pretend
I said Yeah yeah yeah
Yeah yeah yeah
Yeah yeah yeah

Commentaires

  1. Yes ! "Time To Pretend" est un des plus grands titres jamais enregistrés dans l'histoire de la pop. Leur "Metanoia" bien dingo est à conseiller aussi.

    De toute façon, MGMT, c'est tout simplement "Big ♥♥♥♥♥" pour moi ! :)

    RépondreSupprimer
  2. Oui, il me semblait bien, tu en avais parlé au moment de l'anniversaire de tes chroniques !

    RépondreSupprimer
  3. Coté scène, ils sont meilleurs depuis Congratulations.

    Sur leur second album, ils aussi s'inspirent du début des Pink Floyd comme sur le Lady Dada nightmares ( cf Careful with that axe, Eugene ) Ils ont fait une reprise du superbe Lucifer Sam l'année dernière issu du premier album des Pink Floyd.

    Et surtout l'année dernière, ils ont sorti leur compilation Late night tales et franchement cette compilation est magnifique, pas d'autre mot, tout en équilibre et homogène, à écouter! Je l'écoute souvent.

    Leur second album est meilleur que leur premier quant à moi...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...