Accéder au contenu principal

Hookworms - The Hum

Ces anglais originaires de Leeds enchaînent déjà leur deuxième album en deux ans. "The Hum" débarque, après l'acclamé "Pearl Mystic", dans la peau délicate du disque de la confirmation. Si Hookworms enfonce le clou d'un rock noisy et psychédélique, le groupe semble calmer un peu le jeu. On pense à un mélange entre Spiritualized et Archie Bronson Outfit. Le mystère se lève sur la formation. Leur style assez inimitable trouve aujourd'hui des références. Nous ne sommes pas encore dans le tout venant, mais "The Hum" est plus rassurant que son effrayant prédécesseur. Comme je n'avais pas parlé de "Pearl Mystic" et que je mentionne celui-là, ma remarque laisse penser que je préfère les sentiers balisés, comme tout bon père de famille. De sentiers balisés, parlons plutôt d'une façon différente de marcher. Le chemin étant le même ou presque, c'est juste la manière de l'emprunter qui diffère. 
Et quand cette manière rappelle celle des deux groupes précités, je suis prêt à faire des efforts et suivre une formation noisy dont la musique, dans la plupart des cas, me fatigue rapidement. C'est en cela que Hookworms est fort, dans cette capacité à attraper des suiveurs hors du périmètre habituel de ce genre de musique. Les anglais ont bien choisi leur nom. Ils sont bien tels ce ver qui s'incruste dans l'organisme, pompe le sang, pouvant causer des dégâts irréversibles. Allez, j'y retourne !


Commentaires

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

The Monochrome Set - Fabula Mendax

Le Monochrome Set existe depuis bientôt 40 ans. Il a connu une période faste à ses débuts, à l'orée des années 70 et 80, durant laquelle le groupe inventait une pop à nulle autre pareille, bien éloignée du mouvement post-punk alors en plein essor ou de la new-wave balbutiante. La formation menée par Ganesh Seshadri, alias Bid, un soit-disant authentique prince indien, est à l'origine de beaucoup de vocations, notamment Morrissey ou Edwyn Collins. Le groupe arrivé trop tôt, reviendra trop tard dans les années 90, à l'heure de la brit-pop. Leurs mélodies précieuses et délicates n'avaient pas grand chose à voir avec le rock direct et un peu simplet de Oasis et consorts. Puis, il y a eu une nouvelle reformation à la fin des années 2000, après 10 nouvelles années de disette. Celle-ci ne semblait plus rien vouloir du tout, ne surfant pas avec une quelconque mode par essence éphémère. On sait déjà que le succès n'arrivera jamais, d'autant que la formation londonienne…

Temples - Hot Motion

Si le rock était encore à la mode, les anglais de Temples pourraient assurément emporter la mise, renvoyant les australiens de Tame Impala dans leur 22, avec ce "Hot Motion", troisième album encore plus direct et calibré que les précédents. Après avoir (un peu) délaissé les guitares pour les claviers, le temps de "Volcano", ils reviennent à un style plus "classique" et proche de leur premier essai, l'excellent "Sun Structures". C'est toujours la même recette : des mélodies accrocheuses dans la plus pure tradition anglaise, relevées par des arrangements très psychédéliques avec un bon gros son qui claque. Si on flirte parfois avec la facilité, comme sur "The Howl", ces jeunes anglais chics et très (trop?) stylés arrivent toujours à faire passer la pilule avec un petit changement de direction imprévu.  Car si le chemin d'ensemble est bien balisé, le groupe s'autorise de légères sorties de route qui font que ce "Hot …

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…