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Alex Cameron - Forced Witness

Il était déjà présent parmi mes albums préférés l'an passé avec son premier essai, "Jumping the shark". Ce dernier datait pourtant de 2013. Il faisait en 2016 enfin l'objet d'une sortie en plus grande pompe sur un vrai label. Sur ce deuxième disque, Cameron dispose de plus de moyens et cela s'en ressent immédiatement. La production est nettement plus léchée. Le kitsch est d'autant plus mis en avant et assumé, quitte à paraître un peu "too much". Mais c'est à l'image du personnage qui se présente volontiers comme infréquentable, frimeur et misogyne. On entend pourtant quelques voix féminines, les talentueuses Natalie Mering et Angel Olsen. "Stranger's kiss", le duo avec cette dernière, constitue sans doute l'acmé de l'album. Il y a encore sur "Forced Witness" suffisamment de titres efficaces - la première moitié du disque est assez irrésistible - pour emporter la mise, malgré beaucoup de sonorités proches d'une vulgaire et basique variété des années 80. 
Le gars arrivera-t-il à se renouveler après ça ? Continuera-t-il encore plus loin dans le pastiche quitte à tomber totalement dans la caricature ou parviendra-t-il à changer de direction et à brouiller les pistes restant ce chanteur inclassable, sorte de crooner de supermarché de luxe. Ce type reste un mystère, en témoigne son étonnante présence scénique. S'il veut durer, à lui de continuer à le cultiver.



Commentaires

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Lucie

L'autre jour, en lisant l'article intitulé « ça rime à quoi de bloguer ? » sur le très bon blog « Words And Sounds » - que vous devez déjà connaître, mais que je vous recommande au cas où cela ne serait pas le cas - je me disais, mais oui, cette fille a raison : « ça rime à quoi la musique à papa? ». Enfin, non, sa réflexion est plutôt typiquement féminine : trouvons un sens derrière chaque chose ! Nous, les hommes, sommes plus instinctifs, moins réfléchis. C'est sans doute pour ça que dans le landernau (je ne sais pas pourquoi, j'aime bien cette expression, sans doute parce que ça fait breton :-) des « indierockblogueurs », il y a surtout des mecs. Un mec est par contre bizarrement plus maniaque de classements en tout genre, surtout de classements complètement inutiles dans la vie de tous les jours. Pour ceux qui ne me croient pas, relisez donc Nick Hornby. Et je dois dire que je n'échappe pas à la règle, même si j'essaie de me soigner. J'ai, par exemple,

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