Accéder au contenu principal

Superbravo - Sentinelle

Holden, duo formé par le guitariste Mocke et la chanteuse Armelle Pioline, n'existe plus. Son style a pourtant fait école chez une partie de la chanson d'ici. Impossible d'oublier par exemple des classiques tels que "Ce que je suis". Ce n'est pas pour rien que Mocke soit demandé par de si nombreux artistes français. On le retrouve notamment chez Chevalrex, Arlt ou Orso Jesenska. Bertrand Belin le présente comme "le meilleur guitariste électrique français", rien de moins. De son côté, Armelle Pioline a décidé de remettre ça plus directement, avec une nouvelle formation, Superbravo avec Julie Gasnier et Michel Peteau. "Sentinelle" est déjà leur deuxième album. Il est sorti sur le label Fraca!!! avec trois points d'exclamation pour désigner les trois artistes à l'origine, Katel, Robi et Émilie Marsh. Toutes trois se sont lancées à produire elles-mêmes leurs disques respectifs, en dehors des circuits habituels, voulant former une poche de résistance, aidant aussi celles et ceux dont elles se sentent proches.  
Surtout celles, car le but est avant tout de mettre en avant les femmes, pour lesquelles il est encore plus difficile de se lancer et de durer. Superbravo s'est donc imposé à elles, comme une âme soeur évidente, Armelle Pioline comme une grande soeur, un modèle à suivre. On retrouve sur ce nouveau disque, de nombreux titres marquants tels le single "Il n'y a plus foule". C'est toujours la même exigence dans les textes, les sons, les mélodies, jusqu'à la belle pochette. De la pop française intelligente dont elle seule semble détenir la recette. Recette qui aurait dû lui procurer une plus grande renommée, un statut. Preuve qu'en matière de chanson, comme ailleurs, l'égalité hommes-femmes reste un combat quotidien. 

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

Beak> (+ Litronix) - L'Elysée Montmartre - Paris, le 13 novembre 2024

  9 ans déjà. 9 ans depuis que nous avons côtoyé l'horreur. Si proche, cette fois. Le choc fut donc plus rude. Ce vendredi 13 novembre 2015 a laissé des traces indélébiles pour tous les amateurs de musique live. Pourtant, à la même date, cette année, le nombre de bons concerts à Paris était pléthorique, pour ne pas dire démentiel. Imaginez vous : il y avait le choix entre les irlandais de Fontaines DC, chouchous de la scène rock actuelle au Zénith, les revenants de Mercury Rev à la Maroquinerie, François and the Atlas Mountains, pour une relecture live de leur disque de 2014, " Piano Ombre " à la Philharmonie de Paris, les nouveaux venus de Tapir! Au Pop Up du Label, la troupe suisse de l'Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp à la Marbrerie et enfin Beak>, le groupe de Geoff Barrow, ancien batteur de Portishead. Et encore, je n'ai cité que les concerts intéressants que j'avais repéré. Je suis sûr qu'il y en avait d'autres... Mais pourquoi une telle...