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Tapir! - The Pilgrim, Their God and The King Of My Decrepit Mountain


Il est déjà temps de faire une pause sur les sorties musicales du 26 janvier dernier car il faut avouer qu'il y avait pléthore de disques intéressants. Et pas tous attendus, comme ce premier album des drôles d'anglais de Tapir! Tellement pas attendus qu'ils sont déjà passés en concert à Paris (et à Dunkerque, décidément...) avant même que je m'en rende compte... Ils sont six et portent tous des masques de l'animal dont ils tiennent leur nom. Dans ce cas de figure, on s'attend généralement à une formation bien perchée avec la musique qui va bien avec. Cette fois-ci, que nenni, car on est en présence d'une musique folk plutôt classique dans la forme, avec des arrangements particulièrement soignés qui, d'emblée nous font dire qu'on tient là quelque chose de supérieur. C'est extrêmement précis, incroyablement maîtrisé. De la musique élitiste pour bobos diront les mauvaises langues, mais quand on aime, on s'en fout des mauvaises langues. 

Pour situer cela, on pourrait citer Arcade Fire pour les mélodies - la fin de "Gymnopédie" qui fout les poils - et Grizzly Bear pour les arrangements avec quelques pincettes de Sparklehorse ("Broken Ark"). Bref, ça ressemble au meilleur de la musique que j'écoute. 2024 est à peine démarrée que voilà déjà un concurrent très sérieux au pourtant excellent dernier Bill Ryder-Jones pour les bilans de fin d'année.




Commentaires

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Lucie

L'autre jour, en lisant l'article intitulé « ça rime à quoi de bloguer ? » sur le très bon blog « Words And Sounds » - que vous devez déjà connaître, mais que je vous recommande au cas où cela ne serait pas le cas - je me disais, mais oui, cette fille a raison : « ça rime à quoi la musique à papa? ». Enfin, non, sa réflexion est plutôt typiquement féminine : trouvons un sens derrière chaque chose ! Nous, les hommes, sommes plus instinctifs, moins réfléchis. C'est sans doute pour ça que dans le landernau (je ne sais pas pourquoi, j'aime bien cette expression, sans doute parce que ça fait breton :-) des « indierockblogueurs », il y a surtout des mecs. Un mec est par contre bizarrement plus maniaque de classements en tout genre, surtout de classements complètement inutiles dans la vie de tous les jours. Pour ceux qui ne me croient pas, relisez donc Nick Hornby. Et je dois dire que je n'échappe pas à la règle, même si j'essaie de me soigner. J'ai, par exemple,

James Yorkston, Nina Persson & The Second Hand Orchestra - The Great White Sea Eagle

  Après la parenthèse de l'iguane, revenons à de la douceur avec un nouvel album de l'écossais James Yorkston et son orchestre de seconde main suédois - The Second Hand Orchestra, c'est leur vrai nom - mené par Karl-Jonas Winqvist. Si je n'ai jamais parlé de leur musique ici, c'est sans doute parce qu'elle est trop discrète, pas assez moderne et que leurs albums devaient paraître alors que je donnais la priorité à d'autres sorties plus bruyantes dans tous les sens du terme. Je profite donc de l'accalmie du mois de janvier pour me rattraper. Cette fois-ci, avant de rentrer en studio avec leur orchestre, Yorkston et Winqvist se sont dit qu'il manquait quelque chose aux délicates chansons écrites par l'écossais. Une voix féminine. Et en Suède, quand on parle de douce voix mélodique, on pense évidemment à Nina Persson, l'ex-chanteuse des inoffensifs Cardigans dont on se souvient au moins pour les tubes " Lovefool " et " My favorite

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