Accéder au contenu principal

The Lightning Seeds - Pure (1989)

Le NME, célèbre magazine qui, à l'instar des Inrocks chez nous, a perdu de sa superbe et de son influence avec l'avènement d'internet, ressort en ce moment des compilations des tiroirs du temps de sa splendeur. Après l'excellente compilation CD86 qui retrace l'éclosion de l'indie pop au milieu des années 80, c'est au tour de la brit pop de refaire surface. Ce mouvement qui a connu un succès planétaire a, depuis, pris sérieusement du plomb dans l'aile. La guéguerre entre les partisans de Oasis et de Blur savamment orchestrée par le NME fait aujourd'hui doucement rigoler. Il n'y a plus personne pour croire à une quelconque ressemblance avec celle opposant jadis les Beatles et les Rolling Stones. Mais comme souvent, c'est dans l'ombre que se cachaient les plus belles pépites. L'ombre, Ian Broudie connaît bien, surtout hors des frontières anglaises. Lui, qui a voulu reprendre le flambeau des Fab Four plus de dix ans après leur séparation, persuadé que la scène de Liverpool ne se résumait pas qu'à ces quatre-là. Il commencera sa carrière en tant que producteur, surtout pour des groupes locaux comme Echo and the Bunnymen ou The Pale Fountains, mais également sur le premier album de Noir Désir. Il montera ensuite The Lightning Seeds pour prouver que lui aussi pouvait écrire de très belles chansons pop. Cela sera l'excellente "Pure" qui porte admirablement son nom. A l'image de la pochette du 45 tours, la carrière du groupe décolle soudainement avant de retomber presque aussi vite, faute d'inspiration. Quelques années plus tard, Broudie reviendra sur le devant de la scène britannique en composant "Three Lions", l'hymne de l'euro de football 1996. Depuis, Broudie s'est remis à la production pour des groupes aussi intéressants que The Coral ou The Zutons. Voilà un gars qui ne vit que pour une chose : traquer encore et encore la parfaite pop song. Un pur, quoi !


Night time slows, raindrops splash rainbows
Perhaps someone you know, could sparkle and shine
As daydreams slide to colour from shadow
Picture the moonglow, that dazzles my eyes
And I love you

Just lying smiling in the dark
Shooting stars around your heart
Dreams come bouncing in your head
Pure and simple everytime
Now you're crying in your sleep
I wish you'd never learnt to weep
Don't sell the dreams you should be keeping
Pure and simple everytime

Dreams of sights, of sleigh rides in seasons
Where feelings not reasons, can make you decide
As leaves pour down, splash autumn on gardens
As colder nights harden, their moonlit delights
And I love you

Just lying smiling in the dark
Shooting stars around your heart
Dreams come bouncing in your head
Pure and simple everytime
Now you're crying in your sleep
I wish you'd never learnt to weep
Don't sell the dreams you should be keeping
Pure and simple everytime

Look at me with starry eyes
Push me up to starry skies
There's stardust in my head
Pure and simple everytime
Fresh and deep as oceans new
Shiver at the sight of you
I'll sing a softer tune
Pure and simple over you

If love's the truth then look no lies
And let me swim around your eyes
I've found a place I'll never leave
Shut my mouth and just believe
Love is the truth I realize
Not a stream of pretty lies
To use us up and waste our time

Lying smiling in the dark
Shooting stars around your heart
Dreams come bouncing in your head
Pure and simple everytime
Now you're crying in your sleep
I wish you'd never learnt to weep
Don't sell the dreams you should be keeping
Pure and simple everytime

Look at me with starry eyes
Push me up to starry skies
There's stardust in my head
Pure and simple everytime
Fresh and deep as oceans new
Shiver at the sight of you
I'll sing a softer tune
Pure and simple over you
Pure and simple just for you

Commentaires

  1. De la bonne musique à papa comme on n'en fait plus aujourd'hui :D

    RépondreSupprimer
  2. À vous lire, on croirait que la carrière des Lightning Seeds se résume à "Pure" (1989) et "Three Lions" (1997) alors qu'entre les deux, le groupe a pondu deux excellents albums très inspirés (ainsi que de gros succès britanniques) : "Jollification" (1994) et "Dizzy Heights" (1996) contenant chacun leur lots de tubes british.

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

The Monochrome Set - Fabula Mendax

Le Monochrome Set existe depuis bientôt 40 ans. Il a connu une période faste à ses débuts, à l'orée des années 70 et 80, durant laquelle le groupe inventait une pop à nulle autre pareille, bien éloignée du mouvement post-punk alors en plein essor ou de la new-wave balbutiante. La formation menée par Ganesh Seshadri, alias Bid, un soit-disant authentique prince indien, est à l'origine de beaucoup de vocations, notamment Morrissey ou Edwyn Collins. Le groupe arrivé trop tôt, reviendra trop tard dans les années 90, à l'heure de la brit-pop. Leurs mélodies précieuses et délicates n'avaient pas grand chose à voir avec le rock direct et un peu simplet de Oasis et consorts. Puis, il y a eu une nouvelle reformation à la fin des années 2000, après 10 nouvelles années de disette. Celle-ci ne semblait plus rien vouloir du tout, ne surfant pas avec une quelconque mode par essence éphémère. On sait déjà que le succès n'arrivera jamais, d'autant que la formation londonienne…

Temples - Hot Motion

Si le rock était encore à la mode, les anglais de Temples pourraient assurément emporter la mise, renvoyant les australiens de Tame Impala dans leur 22, avec ce "Hot Motion", troisième album encore plus direct et calibré que les précédents. Après avoir (un peu) délaissé les guitares pour les claviers, le temps de "Volcano", ils reviennent à un style plus "classique" et proche de leur premier essai, l'excellent "Sun Structures". C'est toujours la même recette : des mélodies accrocheuses dans la plus pure tradition anglaise, relevées par des arrangements très psychédéliques avec un bon gros son qui claque. Si on flirte parfois avec la facilité, comme sur "The Howl", ces jeunes anglais chics et très (trop?) stylés arrivent toujours à faire passer la pilule avec un petit changement de direction imprévu.  Car si le chemin d'ensemble est bien balisé, le groupe s'autorise de légères sorties de route qui font que ce "Hot …

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…