Accéder au contenu principal

Franz Ferdinand - Always Ascending

Après MGMT, c'est au tour de Franz Ferdinand de revenir avec un très bon nouvel album. Les deux groupes avaient tous deux sortis de précédents disques dispensables, loin du niveau de leur essai initial qui reste pour eux deux leur apogée artistique. Le guitariste de Franz Ferdinand, Nick McCarthy, ayant quitté le groupe suite à l'épisode FFS qui marquait pourtant un net regain d'attractivité pour la carrière des écossais, on pouvait s'attendre à une nouvelle déception. Au contraire, cela a permis à Franz Ferdinand de jouer sur d'autres registres, avec un synthé nettement plus présent - McCarthy étant remplacé par un guitariste et un claviériste. C'est le français Philippe Zdar qui est aux manettes, apportant un côté encore plus dansant qu'à l'habitude. Ce "Always Ascending" est un enchaînement de tubes imparables. Si le style a un poil varié, on reconnait tout de suite les guitares sautillantes, leur marque de fabrique.
Franz Ferdinand prend un virage disco et réussit le disque que les canadiens d'Arcade Fire ont échoué à faire. Connaissant le talent scénique des écossais, leur concert le 27 février prochain au zénith de Paris - j'y serai - s'annonce plus que prometteur.

Commentaires

  1. Je trouve qu'il y a un côté plus laisser-aller dans le chant de Kapranos et dans la prod et ça leur va bien, ça donne un p'tit côté punk en plus. Eux qui sont toujours dans le contrôle, ça change. Super album. Je les ai vus une fois live, ils assurent, tu vas en effet sûrement passer un super concert, profite bien !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, c'est pour ça que je fais le lien avec le dernier Arcade FIre qui a souvent eu une production plus débridée : le saxo à la fin de "Feel The Love Go", quand même ! Sauf que chez Franz Ferdinand, il y a un sens de la mélodie plus solide.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Exposition Electro - de Kraftwerk à Daft Punk - samedi 13 juillet 2019

De Kraftwerk à Daft Punk : tout un programme ! Comment résumer la musique électronique ? Question difficile à laquelle la nouvelle exposition de la Philharmonie de Paris ne répond pas vraiment. Mais le propre de tout mouvement est d'être en perpétuelle évolution. Il y a un avant en terme de techniques, d'instruments, ici assez bien raconté avec quelques antiquités électroniques, datant pour certaines de plus d'un siècle. On peut aussi y entendre Jean-Michel Jarre plus gros rassembleur de l'histoire avec des concerts de plus d'un million de spectateurs, parler de son incroyable matériel, la musique devenant une science, résultat de savants calculs incompréhensibles du commun des mortels. Il n'y a par contre pas d'avant et après en terme d'évolution musicale, il y a juste des influences multiples et diffuses, des styles divers et variés. Des villes qui ont créé des vocations comme Detroit (la techno), Chicago (la house) ou Berlin. Des artistes majeurs co…

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…

Kishi Bashi - Omoiyari

"Omoiyari" est un équivalent japonais d'empathie. Kaoru Ishibashi alias Kishi Bashi, est un américain d'origine japonaise. Comme beaucoup, l'arrivée au pouvoir de Donald Trump l'a fait réfléchir sur l'avenir de son pays en se remémorant son passé. Notamment celui particulièrement sanglant entre ses deux patries, celle de ses parents et la sienne. Celui de l'été 1942 ("Summer of 42") par exemple, peu de temps après l'attaque japonaise de Pearl Harbor et avant la riposte américaine qui culminera avec les bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki. Cette Histoire tragique qu'on voudrait tous oublier mais qui refait irrémédiablement surface quand on retrouve, à la tête des états, des personnes qui ont su gagner par la haine de l'autre, en voulant construire des murs par exemple. Un peu d'empathie, voilà ce dont le monde a besoin. Les oiseaux de la pochette sont à l'image de nous autres, humains, des êtres variés et fragiles.…