Accéder au contenu principal

The Tallest Man On Earth - There's No Leaving Now

La musique de Kristian Matsson m'a jusqu'à présent plutôt rebuté. Il faut dire que le jeune homme ne partait pas avec un à-priori favorable. Il est suédois - oui, je sais, je fais une fixette anti-nordique, mais franchement je ne suis que rarement emballé par la musique en provenance du pays de Abba. En plus, son domaine est la folk music et les lecteurs habitués à ce blog sauront que ce genre a plutôt tendance à m'ennuyer qu'autre chose. La voix de Matsson n'est aussi pas sans rappeler celle de l'auguste Robert Zimmerman. Et là, encore... Bon, je sais, tant qu'à copier, autant s'attaquer directement aux maîtres. Mais, - désolé pour les adorateurs de l'idole - la voix nasillarde de Dylan n'est pas la plus émouvante qui soit. Enfin, le pseudo choisi par le suédois est particulièrement audacieux, voire prétentieux. Bref, beaucoup pour un seul homme et donc je ne m'y étais jamais vraiment attardé. A tort peut-être, car l'écoute rapide des premiers morceaux de "There's No Leaving Now" m'a facilement conquis. Sans connaître plus que cela The Tallest Man On Earth, je me dis que ce disque est sans doute son plus immédiat et mélodique.
Celui qui pourra lui ouvrir les portes d'un plus grand public. Celui sur lequel il se démarque de ses glorieuses influences et où il trouve enfin son style. Une belle gueule, une voix atypique, d'évidentes qualités mélodiques et une émotion palpable, le suédois a finalement tout pour plaire.

Album en écoute intégrale sur Deezer (à partir du 12 juin) ou NPR.

Commentaires

  1. J'aimais beaucoup ses précédents disques mais c'est à mon avis son plus réussi et son plus beau. Gros coup de coeur chez moi aussi donc le nom de The Tallest Man On Earth lui vient aussi du fait qu'il est tout petit!

    RépondreSupprimer
  2. Bonnes chansons mais sa voix de canard je peux pas: de toutes façons je n'ai jamais aimé Dylan donc foutu pour moi...

    RépondreSupprimer
  3. "je fais une fixette anti-nordique" : mais pourquoi ? La Suède ce n'est pas que Abba et bien heureusement!

    Il y a :
    - The Hives (cité dans un post précédent),
    - Peter Bjorn & John (qui n'ont pas fait que l'ultra agaçant titre "Young Folks") : les albums Falling Down, Writer's Block et Gimme Some sont de très bons albums.
    - Mando Diao : méconnu en France malheureusement car ils ont fait de bons morceaux.
    - I'm from Barcelona.
    - José Gonzaléz (et son groupe récent Junip)
    - The Knife
    - Little Dragon.

    Bref...

    J'avais découvert The Tallest Man On Earth avec Shallow Grave que je réécoute de temps à autre.
    Dés son 1er album il a souffert que les critiques le comparent à Dylan juste parce qu'il fait de la folk et qu'il possède la même voix nasillarde. Les gens se sont donc attendu à ce qu'il soit un songwriter de génie à la Dylan, alors que (selon moi) Kristian Matsson est d'avantage un mélodiste.

    RépondreSupprimer
  4. @Panda Panda : OK donc, si c'est son plus beau, je n'ai pas trop eu tort de le bouder jusque là :)
    @Anonyme : Oui, c'est vrai que sa voix peut rebuter, mais je trouve que sur ce nouveau disque, elle se fait moins "rude" qu'auparavant.
    @Rooney : Oui, je connais les groupes suédois que tu cites (sauf Mando Diao), mais franchement, pour moi ça ne va dans l'ensemble pas plus loin qu'un bref "sympathique"... Sinon, d'accord sur le talent de mélodiste de Matsson...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...