Accéder au contenu principal

The Rolling Stones - She's A Rainbow (1967)

Papa ne fait pas dans l'originalité en ce moment, puisque après les Beatles la semaine dernière, ce sont des fameuses "pierres qui roulent" dont il s'agit aujourd'hui. Il faut dire que les deux groupes continuent de faire régulièrement parler d'eux malgré les années. La célèbre bande de Jagger et Richards était jeudi dernier à Paris, pour un concert surprise, au Trabendo, une salle minuscule par rapport à leurs stades habituels. Les places n'étaient de plus qu'à 15 euros, ce qui a entraîné une importante foule devant le Virgin Megastore des Champs Elysées, le seul endroit où l'on pouvait se procurer les précieux sésames. On s'imagine aisément que tout s'est vendu en quelques minutes et qu'à moins de passer dans le coin par hasard ou d'avoir été mis sur le coup très tôt, il semblait quasi impossible de répondre présent à l'invitation des Rolling Stones. Dommage, car cela aurait été l'occasion idéale de juger sur pièce de la santé de ces papys du rock qui se déclarent encore le plus grand groupe du genre au monde. (Un court aperçu est quand même disponible ici). En 1967, en tout cas, ils n'envisageaient pas encore la chose, mais persistaient à copier les déjà glorieux Beatles avec un disque qu'ils honnissent bien volontiers aujourd'hui, "Their Satanic Majesties Request" qu'on devine très influencé par les drogues. Pourtant, c'est l'un de mes préférés - avec "Aftermath" -, parce que pour une fois (la seule ?), le groupe a vraiment l'air d'expérimenter, les chansons partant souvent dans tous les sens. Bien sûr, il y a du déchet, mais il y a aussi, entre autres, ce grandiose "She's A Rainbow" qui côtoie sans problème le meilleur des Fab Four. Malheureusement, ce morceau - comme ce disque - détonne toujours dans leur discographie et on la retrouve rarement, pour ne pas dire jamais dans la setlist de leur concert. Pas sûr alors de regretter tant que ça d'avoir loupé celui du Trabendo...

She comes in colors everywhere
She combs her hair
She's like a rainbow
Coming, colors in the air
everywhere
She comes in colors

She comes in colors everywhere
She combs her hair
She's like a rainbow
Coming, colors in the air
Oh, everywhere
She comes in colors

Have you seen her dressed in blue?
See the sky in front of you
And her face is like a sail
Speck of white so fair and pale
Have you seen a lady fairer?

She comes in colors everywhere
She combs her hair
She's like a rainbow
Coming, colors in the air
everywhere
She comes in colors

Have you seen her all in gold?
Like a queen in days of old
She shoots colors all around
Like a sunset going down
Have you seen a lady fairer?

She comes in colors everywhere
She combs her hair
She's like a rainbow
Coming, colors in the air
Oh, everywhere
She comes in colors

She's like a rainbow
Coming, colors in the air
Oh, everywhere
She comes in colors

Commentaires

  1. Oui, cet album est un peu à part dans leur carrière et , j'ai un peu de mal avec celui ci . Par contre , j'adore "she's a rainbow" qui sonne vraiment psyché sans partir dans tous les sens comme sur le reste de l'album . Tout comme vous , j'adore "Aftermath" (ma préférée est "Lady Jane" ) . Merci pour votre blog !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Et toi, t'as écouté quoi en 2020 ?

Nous y voici donc, le calendrier des sorties de l'année 2020 avec les disques chroniqués ici-même. 50 disques pour une année 2020 qui, si elle n'a pas été franchement emballante d'un point de vue événements a réussi à tenir malgré tout le cap niveau musical avec quelques beaux disques. Je vous laisse partager en commentaires vos coups de coeur personnels si ça vous dit. Il me restera ensuite à clôturer définitivement l'année avec ma compilation millésimée et mon top 10 des albums, pris bien sûr dans cette sélection. JANVIER 8   : Electric Soft Parade - Stages 10 : Alexandra Savior - The Archer 17 : of Montreal - UR FUN 24 : Andy Shauf - The Neon Skyline        Tristen - Les identités remarquables 31 : Dan Deacon - Mystic Familiar        Superbravo - Sentinelle        Destroyer - Have We Met FEVRIER 7   : Isobel Campbell - There is no other... 14 : Octave Noire - Monolithe 21 : Spinning Coin - Hyacinth 28 : Grimm Grimm - Ginormous MARS : 6   : The Saxopho

The Avalanches - We Will Always Love You

Après la sortie du dernier disque de Gorillaz rempli à ras bord de musiques en tous genres et d'invités de marque, voici The Avalanches qui placent peut-être encore la barre au-dessus, si cela est possible. Jugez plutôt : MGMT, Johnny Marr, Vashti Bunyan, Mick Jones, Neneh Cherry, Kurt Vile, Karen O, Wayne Coyne ou Rivers Cuomo. On est donc dans la surenchère de sons, de collaborations, d'albums pleins comme un oeuf. Bienvenue dans la culture du zapping, sauf qu'ici, il y a - et c'est ça qui est assez incroyable - une vraie homogénéité malgré les styles si différents des invités. Chacun est venu se fondre dans la grande orgie pop orchestrée par le duo Australien. Contrairement au Gorillaz, on peut ici tout aimer ou presque. Si je n'étais pas forcément convaincu par les quelques singles annonciateurs, l'écoute entière de l'album m'a conquis. C'est le miracle de ce groupe : comme " Since I Left You " paru il y a déjà vingt ans, ce " We