Accéder au contenu principal

François and the Atlas Mountains - Solide Mirage

De retour de quinze jours de vacances, je vais essayer de m'atteler au mois d'août à rattraper mon retard de nouveautés, de vieilleries - ben oui, l'été, c'est aussi l'occasion de faire une pause salutaire dans l'actualité musicale et de découvrir ou redécouvrir des artistes injustement délaissés - de livres, de concerts. Bref, en attendant la vraie rentrée, c'est encore l'heure de se faire plaisir, de prendre son temps aussi. Pour le dernier disque de François and The Atlas Mountains, j'étais négligemment passé à côté, à cause d'une écoute distraite et des habituelles voix discordantes sur les réseaux sociaux. Ben oui, il m'arrive encore de me laisser influencé. Je suis retombé dessus par hasard le temps d'une ballade estivale dans la capitale. Passant près de l'Hôtel de Ville de Paris avec les enfants, nous avons constaté qu'il y avait là le Festival Fnac Live et que François and The Atlas Mountains y jouaient gratuitement dans un quart d'heure. Comme les loulous connaissent et aiment bien "Soyons les plus beaux" où "La vérité", on s'est dit que ça pourrait être sympa. Et puis, c'était aussi l'occasion de rentrer dans les salons de la mairie et de voir pour la première fois le groupe en concert. Ce fut effectivement très plaisant, même si trop court d'autant qu'en raison de problèmes techniques, le concert commença avec 10 minutes de retard. Le groupe ne joua aussi quasiment que le dernier disque que je ne connaissais pas bien. Malgré cela, on passa un très bon moment. François and The Atlas Mountains sera à voir dans des circonstances plus favorables. 
"Solide mirage", leur dernier album, assoit en tout cas définitivement la formation, imposant son style à nul autre pareil. Une pop bien de chez nous qui emprunte à Daho, Dominique A mais aussi à des groupes américains comme Grizzly Bear ou Animal Collective jusqu'au Mali de Amadou et Mariam. Si le début est impeccable, il y a bien quelques titres plus dispensables (notamment "Bête morcelée") en cours de route. Pas suffisant pour ne pas rêver avec eux du "Perpétuel été".



Commentaires

  1. Oui c'est un des bons albums sortis cette année. ..d'ailleurs je ne comprends pas trop les critiques à son endroit. ..

    RépondreSupprimer
  2. Personnellement je l'ai trouvé fade musicalement et mauvais au niveau des mélodies vocales et des textes, mais bon faut que je le réécoute, avec le temps qui passe je le jugerais ptet moins durement.
    Franchement le disque je l'ai trouvé poussif et je n'ai lu aucune critique dessus pourtant. Étienne a le même avis alors qu'on a adoré les deux précédents.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Et toi, t'as écouté quoi en 2020 ?

Nous y voici donc, le calendrier des sorties de l'année 2020 avec les disques chroniqués ici-même. 50 disques pour une année 2020 qui, si elle n'a pas été franchement emballante d'un point de vue événements a réussi à tenir malgré tout le cap niveau musical avec quelques beaux disques. Je vous laisse partager en commentaires vos coups de coeur personnels si ça vous dit. Il me restera ensuite à clôturer définitivement l'année avec ma compilation millésimée et mon top 10 des albums, pris bien sûr dans cette sélection. JANVIER 8   : Electric Soft Parade - Stages 10 : Alexandra Savior - The Archer 17 : of Montreal - UR FUN 24 : Andy Shauf - The Neon Skyline        Tristen - Les identités remarquables 31 : Dan Deacon - Mystic Familiar        Superbravo - Sentinelle        Destroyer - Have We Met FEVRIER 7   : Isobel Campbell - There is no other... 14 : Octave Noire - Monolithe 21 : Spinning Coin - Hyacinth 28 : Grimm Grimm - Ginormous MARS : 6   : The Saxopho

The Avalanches - We Will Always Love You

Après la sortie du dernier disque de Gorillaz rempli à ras bord de musiques en tous genres et d'invités de marque, voici The Avalanches qui placent peut-être encore la barre au-dessus, si cela est possible. Jugez plutôt : MGMT, Johnny Marr, Vashti Bunyan, Mick Jones, Neneh Cherry, Kurt Vile, Karen O, Wayne Coyne ou Rivers Cuomo. On est donc dans la surenchère de sons, de collaborations, d'albums pleins comme un oeuf. Bienvenue dans la culture du zapping, sauf qu'ici, il y a - et c'est ça qui est assez incroyable - une vraie homogénéité malgré les styles si différents des invités. Chacun est venu se fondre dans la grande orgie pop orchestrée par le duo Australien. Contrairement au Gorillaz, on peut ici tout aimer ou presque. Si je n'étais pas forcément convaincu par les quelques singles annonciateurs, l'écoute entière de l'album m'a conquis. C'est le miracle de ce groupe : comme " Since I Left You " paru il y a déjà vingt ans, ce " We