Accéder au contenu principal

The Dream Syndicate - Ultraviolet Battle Hymns and True Confessions

Le syndicat du rêve, voilà un joli nom de groupe. Celui-là existe depuis plus de quarante ans, a connu une longue période d'accalmie pendant les années 90/2000, et est revenu aux affaires il y a environ une décennie. Comme les rêves, on ne s'en souvient pas toujours. Ils sont parfois marquants, comme lorsque la formation est apparue au début des années 80 - le classique indé "The Days of Wine and Roses" - à Los Angeles, pas franchement la terre des fans du Velvet Underground, influence majeure revendiquée par Steve Wynn et sa bande. Puis, progressivement, ils ont disparu avec le courant musical, le Paisley Underground (Rain Parade, The Bangles), dont ils avaient été à l'origine. "Ultraviolet Battle Hymns and True Confessions" est déjà le quatrième disque de la deuxième vie du Dream Syndicate - dans l'intervalle, Steve Wynn s'était lancé dans une carrière solo plutôt discrète. 
Il fait penser aux albums récents de Dean Wareham : mêmes influences, même génération, mais à l'autre bout des États-Unis, là où cette musique est née, New-York. Les gars n'ont plus rien à prouver, ils continuent juste pour le plaisir, à faire ce qu'ils aiment : ça tombe bien, ils ont les mêmes goûts que nous. Les guitares sales n'ont pas encore complètement disparu chez Wynn, là où elles n'ont jamais été vraiment présentes chez Wareham. Des rêves plus paisibles, mais pas encore totalement apaisés d'un groupe qui pourrait bien revendiquer aujourd'hui la paternité d'un autre mouvement, la dream pop. Histoire d'être plus raccord que jamais avec son nom. 


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

Beak> (+ Litronix) - L'Elysée Montmartre - Paris, le 13 novembre 2024

  9 ans déjà. 9 ans depuis que nous avons côtoyé l'horreur. Si proche, cette fois. Le choc fut donc plus rude. Ce vendredi 13 novembre 2015 a laissé des traces indélébiles pour tous les amateurs de musique live. Pourtant, à la même date, cette année, le nombre de bons concerts à Paris était pléthorique, pour ne pas dire démentiel. Imaginez vous : il y avait le choix entre les irlandais de Fontaines DC, chouchous de la scène rock actuelle au Zénith, les revenants de Mercury Rev à la Maroquinerie, François and the Atlas Mountains, pour une relecture live de leur disque de 2014, " Piano Ombre " à la Philharmonie de Paris, les nouveaux venus de Tapir! Au Pop Up du Label, la troupe suisse de l'Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp à la Marbrerie et enfin Beak>, le groupe de Geoff Barrow, ancien batteur de Portishead. Et encore, je n'ai cité que les concerts intéressants que j'avais repéré. Je suis sûr qu'il y en avait d'autres... Mais pourquoi une telle...