1er mai, c'est le moment où jamais. Je ne pouvais décemment pas passer à côté du nouvel album de Gontard. Il s'intitule "2032" et est donc la continuité de "2029", une distopie ayant lieu dans sa ville de Gontard-sur-Misère, en vérité Romans-sur-Isère. L'avenir, parce que le présent est trop laid, parce que le peuple vote plutôt extrême droite, qu'il ne voit pas encore que son salut viendra de la fraternité entre "gens qui ne sont rien" plus que du renfermement sur soi et de la peur de son voisin. Gontard, derrière son constat amer et glauque sur notre société actuelle, cache un éternel optimiste qui voudrait croire que quoiqu'il arrive, le meilleur est forcément à venir. On ne peut pas décemment en rester là. Ce nouveau disque rappelle par moments le formidable "Bambi Galaxy" dans sa quête spatiale, mais là où Marchet visionnait l'apogée d'une secte malsaine, Gontard y voit celui d'une révolution prolétarienne ironiquement et continuellement "en marche". Sous ses airs radicaux, il y aurait donc une issue positive, une sortie par le haut. Elle finira par arriver, même si ça prendra son temps et il y aura de nouvelles déceptions. Parce que malgré tout, l'homme garde foi en l'être humain.
En tout cas, plus ça va, plus je trouve que ses disques s'améliorent. Les textes, évidemment. C'est Tara King Th, l'auvergnat, qui est aux manettes du son cette fois-ci et ça s'entend, pour le meilleur. Ce dernier a d'ailleurs sorti en même temps un curieux disque de chants russes. Bref, j'attends plus que jamais d'aller voir (enfin) Gontard en concert, - une date au Petit Bain à Paris, par exemple ? - et de faire "reset" ou "risette", histoire de croire ensemble que tout ça finira bien. En 2032 ?
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