Accéder au contenu principal

Sorry - Cosplay

En 2020, au moment de la sortie de leur premier album intitulé "925", Sorry était annoncé comme "the next big thing" par une partie de la presse anglaise specialisée. Depuis, force est d’avouer que le soufflé est un peu retombé, le groupe faisant dernièrement encore la première partie de Fontaines DC, formation apparue un peu avant et qui elle, a pris une dimension toute autre. Les Londoniens de Sorry sont de retour en 2025, avec "Cosplay", un troisième album dans la continuité des deux premiers, mélangeant habilement les références et toujours impeccablement produit. Il contient encore quelques titres imparables comme "Echoes", "Today Might Be The Hit" ou "Jive", même si tous les morceaux, à leur manière, visent la même efficacité et y parviennent assez bien. 
On pense parfois à Porridge Radio, souvent à Blonde Redhead. Mais avec ce côté négligé, plus fun - oh, le gros mot. Parfait pour attirer de jeunes afficionados en dehors du carcans un peu trop restreint du rock indépendant. En tout cas, les disques passent et le groupe ne fléchit pas, au contraire, proposant encore davantage avec ce "Cosplay". Preuve que Sorry mérite mieux que cette relative indifférence, que ce statut de formation de seconde zone. Il faudra sans doute que j’essaie de confirmer cette vision en les voyant sur scène. Ces chansons semblent pouvoir se développer encore davantage en live, ne demandant qu’à sortir du cocon trop étroit de la pop song minutieusement fignolée en studio et de ses 3/4 minutes de rigueur.



Commentaires

  1. Merci pour l'incitation, pas certains qu'autrement je me serai penché dessus, dans le genre, il y a de la concurrence. Finalement j'aime chaque titre, d'accord avec toi il a y de la promesse en live, je pense à ce que pourra donner "Antelope" et son final si la chanteuse veut bien "donner"

    RépondreSupprimer
  2. J'ai fait un article que j'ai programmé mercredi sur le premier album que j'avais adoré, et du compléter ma "prose" avec cette sortie ...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...