C’est une mode pour les artistes à la carrière déjà bien avancée de programmer des tournées dans lesquelles ils jouent en intégralité un de leurs albums les plus emblématiques. Pour le grand échalas suédois de Jay-Jay Johanson, c’était son premier, le délicieux "Whiskey" dont le chanteur s'abreuvera lui-même entre deux verres d’eau pendant le concert. C’était il y a une trente ans, une éternité. Forcément, le public, plutôt féminin, a l’âge qui va avec. Il fait chaud à la Maroquinerie, ce qui n’empêche nos voisins de venir se placer devant nous, se glissant en rangs serrés pour mieux voir la scène. Quand c’est ensuite une barraque de plus de deux mètres de haut et presqu’autant de large, je laisse volontiers ma place. On sent bien que lui, est ici, à cause de sa copine. On le sentirait plus à l’aise dans un concert de metal avec sa coiffure rasée et ses cheveux coupés en triangle à l’arrière. Mais il me faut plus de dérangement pour ne pas me laisser à la nostalgie à l’écoute de "It hurts me so", "So tell the girls that I am back in town", "The girl I love is gone", etc. Ces chansons douces amères apparaissent encore avec la même évidence qu’à l’époque. "Whiskey" semble encore plus court que sur disque et ne représentera qu’un tiers du set global. J’avoue connaitre beaucoup moins le reste de sa discographie, mais elle semble presqu’intégralement dans la même veine de crooner mélancolique. Mentions spéciales pour "She's mine but I'm not hers" et "Believe in us". "You believe in me. I believe in you. How come that you don’t believe in us". Comme un mantra de l’ensemble de sa discographie qui ne parle que d’amours déçus. Pourtant, sa relation avec le public est toute autre. En effet, après ce dernier titre en rappel, la sono diffuse le "My Way" de Sid Vicious pendant lequel le chanteur se met à descendre dans le public, venant enlasser ses admirateurs et admiratrices, prenant la pose pour quelques selfies. L’opération dure même le temps de "Born Slippy" de Underworld. Jay Jay jubile, danse, saute, continue de caliner l’assistance en prenant le soin de ne pas oublier le fond de la salle et ses différents recoins. Je ne sais pas si cette séquence est habituelle pendant ses concerts. En tout cas, cet homme dégage une classe et un capital sympathie assez rare. Nous n’avons pas bu de "Whiskey" et pourtant nous sortons légèrement enivrés par cette belle soirée un peu hors du temps.
C’est une mode pour les artistes à la carrière déjà bien avancée de programmer des tournées dans lesquelles ils jouent en intégralité un de leurs albums les plus emblématiques. Pour le grand échalas suédois de Jay-Jay Johanson, c’était son premier, le délicieux "Whiskey" dont le chanteur s'abreuvera lui-même entre deux verres d’eau pendant le concert. C’était il y a une trente ans, une éternité. Forcément, le public, plutôt féminin, a l’âge qui va avec. Il fait chaud à la Maroquinerie, ce qui n’empêche nos voisins de venir se placer devant nous, se glissant en rangs serrés pour mieux voir la scène. Quand c’est ensuite une barraque de plus de deux mètres de haut et presqu’autant de large, je laisse volontiers ma place. On sent bien que lui, est ici, à cause de sa copine. On le sentirait plus à l’aise dans un concert de metal avec sa coiffure rasée et ses cheveux coupés en triangle à l’arrière. Mais il me faut plus de dérangement pour ne pas me laisser à la nostalgie à l’écoute de "It hurts me so", "So tell the girls that I am back in town", "The girl I love is gone", etc. Ces chansons douces amères apparaissent encore avec la même évidence qu’à l’époque. "Whiskey" semble encore plus court que sur disque et ne représentera qu’un tiers du set global. J’avoue connaitre beaucoup moins le reste de sa discographie, mais elle semble presqu’intégralement dans la même veine de crooner mélancolique. Mentions spéciales pour "She's mine but I'm not hers" et "Believe in us". "You believe in me. I believe in you. How come that you don’t believe in us". Comme un mantra de l’ensemble de sa discographie qui ne parle que d’amours déçus. Pourtant, sa relation avec le public est toute autre. En effet, après ce dernier titre en rappel, la sono diffuse le "My Way" de Sid Vicious pendant lequel le chanteur se met à descendre dans le public, venant enlasser ses admirateurs et admiratrices, prenant la pose pour quelques selfies. L’opération dure même le temps de "Born Slippy" de Underworld. Jay Jay jubile, danse, saute, continue de caliner l’assistance en prenant le soin de ne pas oublier le fond de la salle et ses différents recoins. Je ne sais pas si cette séquence est habituelle pendant ses concerts. En tout cas, cet homme dégage une classe et un capital sympathie assez rare. Nous n’avons pas bu de "Whiskey" et pourtant nous sortons légèrement enivrés par cette belle soirée un peu hors du temps.
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