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RIP Magic - 1, 2, 3


Non, rassurez-vous, ce n’est pas encore la mort de Magic, Revue Pop Moderne, qui pour ses déjà trente ans d’existence a lancé une jolie collection - en cours de parution - de 10 petits livres sur l’histoire de la pop moderne justement. Chaque livre concerne soit un label, soit un artiste. Le dernier en date est sur Sufjan Stevens. RIP Magic est le nouveau buzz indie en provenance d’Outre Manche. Un de ces groupes dont le NME aurait fait ses choux gras du temps de sa forte influence. Aujourd’hui, on parle plus de curiosité. Ces jeunes londoniens ont pour principaux soutiens Tyler The Creator ou James Murphy qui a d’ailleurs produit leur single "5 Words". Leur leader Marco Pini est aussi membre de Sorry. Ils ont aussi assuré la première partie de la dernière tournée de Tame Impala. Bref, la sortie de leur premier album est quelque peu attendue. Pour ma part, j'avoue que c'est une chronique dithyrambique sur Sound of Violence et puis cette pochette intrigante qui m'a donné envie d'y venir et de persister aussi. Car la musique n'est, il faut l'avouer, pas ultra mélodique, le disque ne contenant aussi pas de tubes immédiatement assimilables - à part peut-être le répétitif "5 Words". Il faut y revenir plusieurs fois pour déceler la richesse de ces  morceaux foisonnants aux pistes multiples. 
C'est un maelström assez impressionnant d'influences qu'il parait superflues de citer tellement elles sont nombreuses. En tout cas, c'est difficile de sortir une chanson plus qu'une autre de "1 2 3". Les écoutes sucessives permettent plutôt de réévaluer à chaque fois l'ensemble du disque. On hésite entre regretter que les titres ne soient pas formatés de manière plus classique "couplet / refrain", ce qui aurait permis une meilleure appropriation et aimer au contraire qu'ils soient constamment surprenants, synonyme de plus longue durée de vie. Bref, je ne sais pas si la magie est morte - j'espère bien que non, comme tout un chacun -, je ne sais pas non plus si ce groupe sera encore là dans quelques années, mais ce premier disque contient sufisamment d'idées pour espérer encore de beaux lendemains. 

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