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Articles

Patti Smith, Ariel Pink, Josh T. Pearson, Jonathan Bree & Cut Worms - Festival de la Route du Rock - Le Fort Saint-Père, 18 août 2018

Voilà un rendez-vous qu'on ne manque que rarement, maman et moi, depuis 2009 - eh, oui, nous avons commencé à fréquenter ce festival que depuis que nous sommes parents, étonnant, non ? A part les éditions 2011 et 2016. Chaque année, je scrute la programmation plusieurs mois à l'avance, pour savoir si au moins une soirée proposerait des artistes ou groupes aptes à nous faire déplacer. En 2018, j'ai longuement hésité entre le vendredi et le samedi. Jusqu'à l'annonce de Patti Smith . Daho et Grizzly Bear face à Ariel Pink et Josh T. Pearson : pas facile de choisir. C'est donc une des pionnières du rock féminin qui a fait basculer mon choix. Je ne l'avais jamais vue en concert. Cette année, nous sommes arrivés tôt, même avant l'ouverture du site, pour être sûrs de ne pas rater le premier groupe, Cut Worms . D'autant que la fin de soirée nous branchait moins. Les américains de Cut Worms livrèrent une prestation fidèle à leur unique album : soignée, mél...

Barbara Carlotti - Showcase à Lafayette Anticipations - 16 juillet 2018

Décidément, Barbara Carlotti est en train de devenir la compagne idéale de notre été. Après avoir été la voir reprendre des chansons de l'année 1966 aux Trois Baudets, nous sommes retournés cette fois-ci à Lafayette Anticipations , un lieu dédié à l'art contemporain, où la chanteuse prêtait sa voix à l'audioguide de l'exposition. Mais c'est bien sûr surtout pour assister à son showcase que nous étions venus. Elle y jouait ses propres morceaux et essentiellement son dernier et excellent album " Magnétique ". Elle et ses musiciens affichent d'emblée une certaine décontraction - celle de récents champions du monde ? Le public est presque à l'opposé de celui des Trois Baudets : très bobo Parisiens. Il faut dire que le lieu lui-même respire cet élitisme assez prétentieux - désolé, je suis assez hermétique à l'art contemporain - avec son bar qui ne propose que jus et alcool bio évidemment. On reconnaît O, alias Olivier Marguerit, venu en famille p...

The Innocence Mission - Sun On The Square

Les années passent et Karen Peris conserve ce timbre de voix si doux, si suave, qu'il semble que le temps n'ait aucun impact sur elle. La musique de The Innocence Mission reste à ce titre, d'une beauté immuable. Simon Raymonde, ex-Cocteau Twins et patron du label Bella Union, a fini par les signer, lui pour qui leur disque " Birds of my Neighborhoods " fait partie de ses trois albums préférés toute période confondue. Et pourtant, on s'imagine la quantité de musique étant passé entre ses oreilles. Un autre grand fan du groupe est Sufjan Stevens, auteur avec " Illinois ", d'un des plus grands albums de pop raffinée de ces deux dernières décennies. S'il fallait maintenant parler d'influences pour le couple Peris - puisque la musique est pour eux une affaire de famille, les rejetons encore adolescents participent même sur ce nouveau " Sun on The Square " - on citerait la folk anglaise produite lors de la charnière entre les année...

Jonathan Bree - Sleepwalking

Me voilà de retour de congés, plus en forme que jamais - si, si, après 2 semaines en All-inclusive - pour faire le plein de nouvelles musiques. La première proposée est celle d'un néo-zélandais que je ne connaissais pas et qui sévit pourtant depuis bientôt 20 ans au sein de The Brunettes puis en solo, a son propre label Lil Chief Records et dont le dernier single " You're so Cool " compte déjà plusieurs millions de vues sur Youtube. Si je l'écoute aujourd'hui, c'est surtout parce que j'ai appris tout récemment que j'allais le voir en concert lors de la prochaine Route du Rock , en remplacement de John Maus. Ce dernier vient malheureusement de perdre son frère et a donc annulé sa tournée. La musique de Jonathan Bree rappelle un peu celle d'un Perry Blake sophistiqué, d'un Get Well Soon qui tournerait au ralenti, de Magnetic Fields épurés ou d'un Jarvis Cocker minimaliste. Le chanteur est affublé sur la pochette du disque comme dans l...

66 Revolution Pop - Paris, les Trois Baudets - 12 juillet 2018

C'est la première fois qu'on allait, maman et moi, aux Trois Baudets, une de ces nombreuses salles situées dans le quartier touristique de Pigalle. La configuration de la salle est assez étrange avec deux gros poteaux central et des banquettes inoccupées sur les côtés. Le public qui arrive petit à petit nous étonne un peu. Nous constatons rapidement que nous sommes presque les plus jeunes et que l'audience ressemble plus à celle d'un théâtre voire d'un concert classique. C'est d'ailleurs la première remarque que fera Jean-Pierre Petit, l'impression que l'ambiance sera d'emblée plutôt pépère (et mémère ?). Et cette question qui nous vient donc : pourquoi ? Tout simplement, parce que ce concept, cette musique n'intéresse pas les plus jeunes. Un concert de reprises de chansons, françaises pour la plupart, de l'année 66, sous la forme d'une émission de variétés façon Gilbert et Maritie Carpentier, voilà une idée pour fans nostalgique...

MGMT (+ Cola Boyy) - festival Days Off - Philharmonie de Paris - 4 juillet 2018

Deuxième concert de la semaine : même endroit, même heure, même festival. Cette fois-ci, la première partie est un peu plus fun. Normal, vous me direz : la musique est souvent à l'image de celle de la tête d'affiche. C'est une sorte d'électro pop avec un zeste de soul. Le chanteur est un drôle de petit bonhomme et si ce n'est pas inoubliable (là encore beaucoup de sons semblent enregistrés), ça reste plutôt plaisant à l'oreille. Pas sûr que ça suffira pour que dans quelques années, on retienne encore le nom de ce Cola Boyy. Pour MGMT, la donne n'est évidemment pas la même, n'en déplaisent à leur nombreux détracteurs. Le duo new-yorkais a montré depuis longtemps qu'il n'était pas qu'une simple hype passagère. Les voilà avec un quatrième disque qui est sans doute leur plus immédiat et accessible. En live, c'est un show incroyablement rodé. Le chanteur débarque avec un maquillage façon " Aladdin Sane ". J'avais entendu que s...

David Byrne (+Laura Mvula) - festival Days Off - Philharmonie de Paris - 3 juillet 2018

Les vacances approchent et arrive souvent avec, la possibilité de sorties pour les parents, confiant leur progéniture à des personnes tierces, comme les grands parents, par exemple. Merci à eux de nous avoir permis d'assister à deux excellents concerts. Le premier est celui d'un certain David B. Non, pas l'idole partie il y a 2 ans déjà, mais un autre artiste majeur, autrefois chanteur des indispensables têtes parlantes, et dont la carrière exemplaire et toujours en mouvement, reste un modèle à suivre pour les jeunes générations. Je passe sur la première partie, Laura Mvula qui, c'est vrai a une belle voix, mais sa musique est trop en force pour que surgisse une quelconque émotion. Surtout que la plupart des sons étaient enregistrés. Dommage quand on est dans une salle ayant l'accoustique de la Philharmonie de Paris. La première chose qui frappe dans le concert de David Byrne est l'absence de câbles et fils en tous genres sur scène. Comme un rêve de chambres ...