Accéder au contenu principal

Mes indispensables : Love - Forever Changes (1967)

Tout d'abord, bonne et heureuse année 2011 à tous ! Et quoi de mieux pour commencer l'année qu'un peu d'amour avec les californiens de Love ! Et se dire comme Arthur Lee, à l'époque, que plus rien ne sera désormais pareil. "Forever Changes", comme un désir perpétuel d'ailleurs, de meilleur. Cela va forcément de pair avec les nouvelles résolutions de chaque début d'année, où passé le réveillon et les quelques verres de champagne ingurgités, on se retrouve bien souvent rempli de bonnes intentions. Et comme de bien entendu, ça ne dure pas... En attendant de le savoir, j'ai, de mon côté, un peu transformé "La musique à papa" pour rendre le site plus aéré et plus clair, j'espère. En espérant que la nouvelle maquette vous plaira... Celle-ci évoluera d'ailleurs peut-être encore dans les prochains jours ou prochaines semaines. Ce disque est en tout cas à cette image : une bonne résolution, un ovni, un truc sans lendemain. La rencontre irréelle et idéale entre le psychédélisme baroque d'un Syd Barrett et les mélodies délicatement arrangées d'un Ray Davies. A l'instar des Zombies et de leur "Odessey And Oracle", "Forever Changes" demeure une parfaite incongruité dans la discographie de Love. Deux réussites totales et particulièrement inattendues de la part de groupes talentueux certes, mais ne sortant jusqu'alors pas spécialement de la masse des formations pop/folk de l'époque.
Le guitariste Bryan McLean est peut-être l'auteur de la chanson la plus célèbre du groupe, la géniale et très hispanisante "Alone Again Or", mais c'est bien Arthur Lee, le leader noir (assez rare dans le milieu de la folk music) le responsable de la tonalité générale de l'album, de ce son si travaillé, avec tout de même l'aide de l'arrangeur David Angel. Totalement ignoré dans les sixties, ce n'est que bien plus tard que ce génie sera reconnu à sa juste valeur. Lee avouera peu de temps avant sa mort en 2006, qu'il avait voulu à l'époque enregistrer le disque définitif, car il pensait sa mort proche. Comme quoi, il faut aussi savoir faire fi des bonnes résolutions : les pensées les plus noires pouvant produire les plus beaux joyaux.

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Top albums 2017

Vous l'attendiez tous - si, si, ne dites pas le contraire - mon top albums 2017 ! Ce ne fut une fois de plus pas chose aisée, même aux toutes premières places, car aucun disque ne se dégageait facilement du lot. Pas de grande révélation pour moi cette année, on retrouve donc dans ce classement, des habitués. La principale déception, même si toute relative car l'album est quand même très bon, reste le retour de LCD Soundsystem. Le groupe devait normalement écraser la concurrence, il n'en fut rien. Leur musique est devenue plus réfléchie et moins dansante. Moins marquante donc pour moi. Sinon, dans ceux qui sont restés à la porte de ce top 10 et qui n'ont pas démérité, il y a Babx, Destroyer, Alex Cameron, Xiu Xiu ou Feist. Mais trève de discours, voici donc, en toute subjectivité, mes 10 disques préférés de l'année écoulée.

10. Snapped Ankles - Come Play The Trees
Les anglais de Snapped Ankles pratiquent une sorte de musique hybride, mélange de post-punk, d'élect…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

Montero - Performer

"Performer" est le deuxième album de Bjenny Montero, australien d'une quarantaine d'années, plus connu dans le milieu du rock indépendant pour ses talents de dessinateur que ceux de chanteur ou musicien. Il a notamment travaillé pour des artistes comme Mac Demarco - dont il a aussi fait la première partie - Ariel Pink ou Pond, soit pour les pochettes de disques soit pour des tee-shirts. Le gars avait même presque tiré un trait sur sa carrière musicale, d'une part parce qu'il avoue préférer le dessin, d'autre part parce qu'il sait qu'il ne rencontrera jamais le succès dans ce domaine. Dis comme ça, on ne peut s'empêcher d'avoir un peu d'affection pour le bonhomme, sorte de loser revendiqué, un brin fantaisiste et jemenfoutiste.
Surtout que "Performer" est un excellent disque de soft-rock, quelque part entre MGMT pour le côté mélodique et psychédélique et Ariel Pink pour le côté kitsch assumé et bricolé et l'inspiration ne…