4 janvier 2011

Mes indispensables : Love - Forever Changes (1967)

Tout d'abord, bonne et heureuse année 2011 à tous ! Et quoi de mieux pour commencer l'année qu'un peu d'amour avec les californiens de Love ! Et se dire comme Arthur Lee, à l'époque, que plus rien ne sera désormais pareil. "Forever Changes", comme un désir perpétuel d'ailleurs, de meilleur. Cela va forcément de pair avec les nouvelles résolutions de chaque début d'année, où passé le réveillon et les quelques verres de champagne ingurgités, on se retrouve bien souvent rempli de bonnes intentions. Et comme de bien entendu, ça ne dure pas... En attendant de le savoir, j'ai, de mon côté, un peu transformé "La musique à papa" pour rendre le site plus aéré et plus clair, j'espère. En espérant que la nouvelle maquette vous plaira... Celle-ci évoluera d'ailleurs peut-être encore dans les prochains jours ou prochaines semaines. Ce disque est en tout cas à cette image : une bonne résolution, un ovni, un truc sans lendemain. La rencontre irréelle et idéale entre le psychédélisme baroque d'un Syd Barrett et les mélodies délicatement arrangées d'un Ray Davies. A l'instar des Zombies et de leur "Odessey And Oracle", "Forever Changes" demeure une parfaite incongruité dans la discographie de Love. Deux réussites totales et particulièrement inattendues de la part de groupes talentueux certes, mais ne sortant jusqu'alors pas spécialement de la masse des formations pop/folk de l'époque.
Le guitariste Bryan McLean est peut-être l'auteur de la chanson la plus célèbre du groupe, la géniale et très hispanisante "Alone Again Or", mais c'est bien Arthur Lee, le leader noir (assez rare dans le milieu de la folk music) le responsable de la tonalité générale de l'album, de ce son si travaillé, avec tout de même l'aide de l'arrangeur David Angel. Totalement ignoré dans les sixties, ce n'est que bien plus tard que ce génie sera reconnu à sa juste valeur. Lee avouera peu de temps avant sa mort en 2006, qu'il avait voulu à l'époque enregistrer le disque définitif, car il pensait sa mort proche. Comme quoi, il faut aussi savoir faire fi des bonnes résolutions : les pensées les plus noires pouvant produire les plus beaux joyaux.

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