5 novembre 2012

Motorama - Calendar

On ressent d'emblée pour cet album de Motorama la même certitude que celle observée pour les révélations que furent les premières écoutes de Interpol ou The National. Cette conviction de tenir une musique qui nous suivra un bon bout de temps, à la fois simple et directe en apparence tout en étant profonde et complexe. La référence aux deux formations précitées n'est pas anodine, car leur influence - en plus mélodique peut-être - est évidente chez Motorama. Devinant qu'à leur image, ces chansons prennent encore plus d'ampleur en concert. En tout cas, voici un groupe dont on aurait sans doute jamais entendu parler dans nos contrées sans l'excellent travail de défrichage du label bordelais Talitres. Parce qu'il fallait avoir l'idée d'aller traîner ses oreilles en Russie et de signer un groupe de rock local. Motorama ne sera probablement jamais aussi connu que les Pussy Riots, ne déclenchant la colère d'aucune autorité qu'elle soit politique ou religieuse.
Ce "Calendar" pourrait pourtant être à l'heure des bilans de fin d'année parmi les disques les plus marquants. Incontestablement le plus grand groupe de rock russe au monde, jugement fortuit qui ne demande maintenant qu'à être démenti. Comme la meilleure musique naît souvent en temps de crise, on compte sur les années Poutine pour faire insidieusement leur travail de sape.

Clip de "To The South" :
Clip de "Scars" :

2 commentaires:

  1. "un groupe dont on aurait sans doute jamais entendu parler dans nos contrées sans [...] Talitres." Tu plaisantes, ou quoi ? MOTORAMA, c'était mon gros coup de coeur de l'an dernier ! D'ailleurs, je préfère le 1er album et les EP du groupe, à ce 'Calendar'.

    Et sais-tu où les Russes ont donné leur tout premier concert en France ? Eh bien à Dijon, voyons ! Non pas lors du "fabuleux" festival Novosonic, mais lors du non moins génial et extraordinaire festival KILL YOUR POP en 2011. C'était le 10 avril exactement, dans un petit bar (entrée libre en plus...) Fantastique, ce concert !

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  2. Bon, ça suffit, monsieur "je connaissais avant toi". Sinon, Dijon, il va vraiment falloir que j'aille y faire un tour, un de ces 4 !

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