Accéder au contenu principal

The Flaming Lips - The Terror

Cela fait déjà un moment que le dernier Flaming Lips a "fuité" comme on dit sur internet. Il est effectivement possible d'écouter "The Terror" depuis de nombreuses semaines. Idéal pour se familiariser avec la bête. Car une fois de plus, après le déroutant "Embryonic" et ses basses psychédéliques omniprésentes, puis "The Flaming Lips And The Heady Fwends", disque de transition un rien foutraque dans lequel le groupe avait fait appel à bons nombres d'invités, les américains continuent de surprendre. Même s'il peut paraître à première écoute presque trop homogène par rapport à leurs dernières productions, "The Terror" est plus construit et, comme son nom l'indique, particulièrement flippant. Le premier titre, "Look... The Sun is Rising", l'un des plus énergiques du lot, commence par d'énormes basses. Puis, suivent deux titres plus calmes, mais la rythmique derrière, n'est jamais complètement apaisée. On est propulsé sur une autre planète. Une planète à l'ambiance apocalyptique que peu de groupes sont capables de créer. Avec "The Terror", les Flaming Lips reviennent au premier plan des groupes qui comptent.

Ils réussissent (enfin?) la synthèse parfaite entre leurs expérimentations récentes et souvent trop barrées qui avaient laissé pas mal de fans sur le bord de la route et leurs meilleurs disques en tête desquels les sommets que restent "The Soft Bulletin" et "Yoshimi Battles The Pink Robots". Yo La Tengo, My Bloody Valentine, et maintenant les Flaming Lips, les groupes des années 90 ont encore le vent en poupe et continuent même à leur manière d'innover. On retrouvera leurs albums parmi ceux qui auront marqué cette année musicale. La seule date française de la formation de Wayne Coyne est pour l'instant prévue pour la fin mai, dans le cadre du plus en plus incontournable festival de Villette Sonique. Si le groupe redevient aussi imposant sur disque qu'il l'a toujours été sur scène, la concurrence a du soucis à se faire... Et pan, une nouvelle claque pour 2013 !!!

Medley de l'album :

Album en écoute intégrale sur Grooveshark.

Commentaires

  1. Pour le côté "lyrique" du groupe, je préférais Mercury Rev, perso, pour ce qui est un peu la même famille. Par contre le dernier Mercury Rev, Snowflake Midnight m'a pas emballé, alors que'Embryonic et The Terror me plaisent bien. Finalement, c'est cette facette de Flaming Lips que je préfère. Et à première écoute, The Terror est un pas en avant, ils vont à l'essentiel. C'est agréable, ce retour au créatif, parce que y a eu une période où j'avais l'impression que tous les groupes 90s en étaient au point mort, un peu replié sur eux-même à faire des expérimentations pour eux, par rapport à leur discographie, plus qu'à faire avancer le schmilblick, ça manquait d'envergure (Radiohead, Mercury Rev...). Là, ça me parait un album qui tient bien par lui-même.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, c'est exactement ça. Enfin, après toutes ces années, je trouve que les Flaming Lips avancent, proposent quelque chose de neuf et qui se tient. Contrairement à Radiohead comme Thom Yorke qui tournent en rond depuis "In Rainbows"... Pour moi, "The Terror" est déjà un des disques de 2013. Plus je l'écoute, plus je l'aime... Un signe.

      Supprimer
  2. Un excellent disque des Lips ! C'est une vraie réussite, comme tu l'as dit, une bonne synthèse de ce qu'ils ont fait ces derniers temps en (faussement) plus apaisé, avec de vrais grands moments de grâce, et en regardant de l'avant. Je le trouve parfois assez proche du Dark Side Of The Moon des Floyd , dans l'esprit de certains morceaux.
    Puisqu'on parle Mercury Rev ici, y a-t-il d'autres disques du groupe, excepté Deserter's Song que je connais déjà, qui sont conseillés ?
    Alexandre

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour Mercury Rev, tous leurs disques ou presque jusqu'à "All Is Dream" en 2001 peuvent être conseillés. Ce n'est qu'après que ça se gâte...

      Supprimer
    2. Tant que ça ? Heureux de l'apprendre ! :) Ca fait au moins 4 ou 5 albums, c'est enthousiasmant !
      Merci ;)
      En plus, ces deux groupes (Mercury Rev et les Flaming Lips), je les ai découverts ici, il y a quelques temps déjà.
      Alexandre

      Supprimer
  3. J'ai beaucoup aimé les derniers albums mais là, je coince un peu. Allez, je me le repasse pour voir.

    RépondreSupprimer
  4. Marrant parce que moi c'est l'inverse. Les précédents, j'accrochais pas, alors que celui-là, je pourrais me le passer en boucle : un trip sonore ahurissant !

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

The Monochrome Set - Fabula Mendax

Le Monochrome Set existe depuis bientôt 40 ans. Il a connu une période faste à ses débuts, à l'orée des années 70 et 80, durant laquelle le groupe inventait une pop à nulle autre pareille, bien éloignée du mouvement post-punk alors en plein essor ou de la new-wave balbutiante. La formation menée par Ganesh Seshadri, alias Bid, un soit-disant authentique prince indien, est à l'origine de beaucoup de vocations, notamment Morrissey ou Edwyn Collins. Le groupe arrivé trop tôt, reviendra trop tard dans les années 90, à l'heure de la brit-pop. Leurs mélodies précieuses et délicates n'avaient pas grand chose à voir avec le rock direct et un peu simplet de Oasis et consorts. Puis, il y a eu une nouvelle reformation à la fin des années 2000, après 10 nouvelles années de disette. Celle-ci ne semblait plus rien vouloir du tout, ne surfant pas avec une quelconque mode par essence éphémère. On sait déjà que le succès n'arrivera jamais, d'autant que la formation londonienne…

Temples - Hot Motion

Si le rock était encore à la mode, les anglais de Temples pourraient assurément emporter la mise, renvoyant les australiens de Tame Impala dans leur 22, avec ce "Hot Motion", troisième album encore plus direct et calibré que les précédents. Après avoir (un peu) délaissé les guitares pour les claviers, le temps de "Volcano", ils reviennent à un style plus "classique" et proche de leur premier essai, l'excellent "Sun Structures". C'est toujours la même recette : des mélodies accrocheuses dans la plus pure tradition anglaise, relevées par des arrangements très psychédéliques avec un bon gros son qui claque. Si on flirte parfois avec la facilité, comme sur "The Howl", ces jeunes anglais chics et très (trop?) stylés arrivent toujours à faire passer la pilule avec un petit changement de direction imprévu.  Car si le chemin d'ensemble est bien balisé, le groupe s'autorise de légères sorties de route qui font que ce "Hot …

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…