Accéder au contenu principal

Purling Hiss - Water On Mars

En déplaise aux réfractaires aux nouvelles technologies et autres réseaux sociaux virtuels, il fait parfois bon traîner sur Twitter. On peut y dégoter de bien belles découvertes. Ce trio originaire de Philadelphie en fait assurément partie. Pourtant, leur récent "Water On Mars" commence avec une "Lolita" brute de décoffrage, à la façon de Nirvana, et les fidèles lecteurs (oui, oui, il y en a) savent que je ne porte pas spécialement le groupe de Kurt Cobain dans mon coeur. Mais dès le deuxième morceau, on est happé. "Mercury Retrograde" est un miracle de pop song, comme sait si bien les torcher un Lou Barlow à son meilleur. Oui, on est passé à du Sebadoh voire du Dinosaur Jr, sans les guitares démonstratives de J. Mascis. La suite est loin d'être si parfaite, on dénote encore quelques passages en force ("Face Down"), mais elle contient son lot non négligeable de petits moments qui font gentiment dodeliner de la tête. "The Harrowing Wind" renvoie au Pavement de "Cut Your Hair". Le titre éponyme est très bon trip noisy, sale et psychédélique. "Mary Bumble Bee", titre final, est une petite douceur que n'aurait pas renié un Velvet Underground, période "Loaded".
Merci donc à @starsk_y, et même si "Water On Mars" n'est pas le disque de l'année comme il aurait voulu nous faire croire, il remplit aisément son contrat d'excellent album de rock lo-fi. Les Purling Hiss n'ont rien trouvé de nouveau sur Mars, seulement de l'eau, ce qui est encore le meilleur remède pour étancher la soif, non ?

Clip de "Mercury Retrograde" :

Quelques extraits sont en écoute sur le site de leur label ici même.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...