Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunettes 3D en carton, nous fûmes transportés. Le groupe tous sexagénaires, certains septuagénaires - les irremplaçables Ralph Hütter et Florian Schneider - et habillés dans une étonnante combinaison moulante, enchaîne les classiques derrière leur pupitre. Tous ou presque seront interprétés, avec une préférence pour ce qui reste pour moi le chef d'oeuvre de Kraftwerk, "The Man Machine". Aucune interaction avec le public : juste la musique qui joue même toute seule le temps d'un "The Robots" d'anthologie où les membres du groupe apparaissent uniquement sur l'écran, tels des robots. On voyage en voiture sur les autoroutes allemandes le temps de "Autobahn", en train pour "Trans-Europe Express" ou en vélo sur les routes du "Tour de France". Bref on n'arrête pas de voyager... Après plus de 2 heures de concert, la descente est rude : on gardera longtemps en mémoire la musique comme les images, prisonniers d'un instant qu'on voulait ne pas se transformer en souvenir.
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

"les irremplaçables Ralph Hütter et Florian Schneider" !!! y a pas comme un problème là ?
RépondreSupprimerFlorian Schneider a quitté Kraftwerk en 2008 et sa dernière prestation avec le groupe remonte à la fin 2006 donc il ne pouvait pas être présent à ce concert !