Accéder au contenu principal

Morrissey - Years Of Refusal

Revoici Morrissey et je dois dire que je ne suis plus vraiment ce qu'il peut faire depuis belle lurette, ou plutôt je suis seulement d'une oreille distraite. J'avoue aussi que ce nouveau "Years Of Refusal" ne me fait ni chaud ni froid. Je le trouve bourrin, à mille lieux de ce que le Moz pouvait faire du temps de la grande époque, celle des Smiths ou de son chef d'oeuvre solo "Vauxhall And I" paru en 1994 : une éternité. Et pourtant, j'avoue aussi avoir été un grand fan des Smiths, connaissant par coeur tous leurs morceaux, même ceux sortis uniquement sur les faces B de singles. Cela me fait donc d'autant plus mal aujourd'hui de brûler une de mes idoles. Mais franchement, ça fait des années que les musiciens qui entourent ce cher Momo ne sont pas à la hauteur de son talent : difficile sans doute de retrouver l'équivalent d'un Johnny Marr. Et pourtant, Morrissey chante toujours aussi bien, écrit toujours aussi bien, même si, comme tout un chacun, il a un peu tendance à se répéter après plus 25 ans de carrière. Mais ce "Years Of Refusal", j'ai quand même beaucoup de mal à adhérer : ça manque singulièrement de finesse ... Dans le même style, "Your Arsenal" et même "Southpaw Grammar" étaient nettement supérieurs. Mais je suis sans doute plus exigeant avec lui, car comme dit le dicton, qui aime (a aimé ?) bien, châtie bien. "Nobody wants my love" proclame-t-il sur le single "I'm throwing my arms around Paris" : Terrible constat ? (site officiel)

4/10

Chroniques :
Pitchfork
Fluctuat.net
Les Inrocks
Popnews
Magic!
NME
Télérama

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...