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2012 : quelques disques oubliés...

Une semaine et quelques heures d'écoute plus tard, il est temps de vous faire un bref résumé de vos propositions de disques pour 2012 et de ce que j'en ai retenu. Tout d'abord, merci à tous ceux qui ont bien voulu me faire part de leurs découvertes musicales de l'année. Le choix était, mine de rien, conséquent, même si je connaissais déjà beaucoup de choses parmi les listes en commentaire de mon post. J'en ai gardé, comme l'année dernière, que 10. En toute subjectivité. Par manque de temps, de place et d'envie aussi peut-être.

Pour commencer, les américains de Lost In The Trees qui, pour moi, étaient inconnus au bataillon. L'un d'entre vous place leur "A Church That Fits Our Needs" comme son disque de l'année, haut la main. C'est effectivement excellent, même si un poil trop précieux à mon goût.
Autre disque en tête d'un de vos tops, celui de Lawrence Hayward, alias Felt, Denim et depuis déjà de nombreuses années maintenant, Go-Kart Mozart. On retrouve son goût pour la pop régressive et très premier degré. De celle qui privilégie la mélodie avant tout. Et tant pis si le kitsch n'est jamais très loin. Et si finalement, ce n'était pas une façon comme une autre, de ne jamais être démodé. 

Autre chanteur qui roule sa bosse depuis un moment déjà, Mark Lanegan, et autre album positionné tout en haut des préférés de 2012 par un autre papa, liste envoyée par mail cette fois - il se reconnaîtra. Son "Blues Funeral"est comme son nom l'indique un disque de blues. Et quand il est aussi sombre et habité que sur "The Gravedigger's Song", je ne peux qu'adhérer.

Une de mes plus belles découvertes de votre sélection sont assurément les canadiens de Hooded Fang dont le "Tosta Mista" sorti chez nous cette année, date déjà de 2011. Leur musique est une drôle de pop sans âge, qui ne ressemble pourtant à rien de vraiment connu. Hormis peut-être à ces artistes apatrides tels un Daniel Johnston.

Des Australiens font (très bien) du Beatles versant psychédélique. On croirait entendre régulièrement la réincarnation de John Lennon sur le "Lonerism" des Tame Impala qui est déjà le disque de l'année pour le magazine anglais du NME.

Mais l'époque est aussi au revival des années 80. Le reste de cette sélection rappelle plus ou moins fortement cette période. Comme avec l'inévitable Lescop, clone moderne d'Etienne Daho et de Daniel Darc. C'est du réchauffé mais bien fichu comme son tube "La Forêt", en référence évidente au titre des Cure.
NCZA/Lines du nom des fameuses lignes de Nazca au Pérou est un ami de Metronomy et sa musique est dans la même veine, en plus lancinante comme sur ce "Compass Points", belle tentative pour brouiller les repères de la pop à papa. L'essai n'est pas forcément concluant sur la longueur d'un album.

D'autres anglais plus connus maintenant. Hot Chip, dont le single annonciateur de l'album, "Flutes" était plus que prometteur. Malheureusement, à quelques rares exceptions près, leur disque m'a déçu. N'est pas New Order qui veut.

Enfin, les américains aussi apprécient ce genre de musique. New Order et les Smiths ont fait des adeptes chez Wild Nothing, dont j'avais parlé à l'occasion de leur premier disque. Le nouveau est toujours aussi bien, même s'il a désormais un parfum de déjà entendu.
Enfin, last but not least, les excellents américains de Chromatics, qui comme Tame Impala squattent la plupart des tops de fin d'année avec "Kill For Love" (1er chez Magic). Tout ça pour un disque seulement à moitié réussi. Toute la deuxième partie est malheureusement plus que dispensable. Restent des chansons au potentiel évident comme le titre éponyme.

Commentaires

  1. complétement d'accord sur le Chromatics, que je suis surpris de retrouver si haut dans pas mal de tops dont celui de Magic!

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