Accéder au contenu principal

of Montreal - Lousy With Sylvianbriar

"Lousy With Sylvianbriar" est le millésime 2013 de Kevin Barnes et de sa bande. Si la pochette est toujours aussi colorée et flamboyante, la musique est moins fofolle qu'à l'accoutumée. Of Montreal est revenu à quelque chose de plus rock et direct. Il y a moins de mélodies dans tous les sens, la plupart des chansons ont même une construction tout ce qu'il y a de plus classique avec des couplets, un refrain. Si je suis plutôt content que le groupe ait choisi de stopper net leur penchant assumé pour la soul ou le funk cher à Prince, je reste sur ma faim. Pourtant, les  titres annonciateurs ("Fugitive Air", "She ain't speaking now") du disque étaient particulièrement aguichants. Pour une fois, je m'ennuierais presque qu'à l'écoute d'un de leurs albums. Bon, Kevin Barnes n'est pas encore rangé des camions, on est loin de la musique pour autoroute, mais il n'y a pas assez de surprises dans ce "Lousy With Sylvianbriar". 
Les recettes sont connues et prévisibles. Cette rentrée musicale devait forcément décevoir, car, même mes groupes préférés restent en retrait. Mais, à l'instar d'un Woody Allen au cinéma, un of Montreal mineur reste très nettement au-dessus de la moyenne de ce que j'ai pu entendre ces derniers mois. Et puis, rien que l'idée d'aller revoir cette troupe frapadingue sur scène suffirait à mon bonheur (en 2014 seulement ?).

Clip de "Fugitive Air" :



Album en écoute sur Pitchfork Advance

Commentaires

  1. Moi aussi j'ai été un peu déçu, ça sent la redite en moins inspirée. Mais je l'ai encore relativement peu écouté, et comme tu dis, même si ce n'est pas leur meilleur, il reste très bon. A réécouter sur la durée.

    Alexandre

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

Beak> (+ Litronix) - L'Elysée Montmartre - Paris, le 13 novembre 2024

  9 ans déjà. 9 ans depuis que nous avons côtoyé l'horreur. Si proche, cette fois. Le choc fut donc plus rude. Ce vendredi 13 novembre 2015 a laissé des traces indélébiles pour tous les amateurs de musique live. Pourtant, à la même date, cette année, le nombre de bons concerts à Paris était pléthorique, pour ne pas dire démentiel. Imaginez vous : il y avait le choix entre les irlandais de Fontaines DC, chouchous de la scène rock actuelle au Zénith, les revenants de Mercury Rev à la Maroquinerie, François and the Atlas Mountains, pour une relecture live de leur disque de 2014, " Piano Ombre " à la Philharmonie de Paris, les nouveaux venus de Tapir! Au Pop Up du Label, la troupe suisse de l'Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp à la Marbrerie et enfin Beak>, le groupe de Geoff Barrow, ancien batteur de Portishead. Et encore, je n'ai cité que les concerts intéressants que j'avais repéré. Je suis sûr qu'il y en avait d'autres... Mais pourquoi une telle...