Pulp, ça voulait dire on a encore vingt ans. Il y a deux semaines, dans le cadre du festival f.a.m.e à la Gaité Lyrique, nous avons voulu revivre ça, maman et moi. Qui ne voudrait pas revivre ses vingt ans ? On s'est replongé dans la Pulpmania, ou tout du moins dans ce qu'elle est devenue. En son coeur : Sheffield. C'est ce dont parle l'excellent documentaire "Pulp : A Film about Life, Death & Supermarkets" qui sort officiellement sur nos écrans demain. Sheffield n'a pas changé avec Pulp mais le groupe y a fait son petit chemin, transcendant les générations et les classes sociales. On y entend une grand-mère affirmer que Pulp reste ses préférés, devant Blur, parce que quand même, c'est plus mélodique et surtout mieux écrit. On y entend aussi une chorale chanter à capella "Common People", une maison de retraite fredonner ironiquement "Help the aged". On y voit des jeunes danser sur "Disco 2000". On est au plus près de ces "Common people" dont Jarvis Cocker a su si bien parler. Ce dernier a d'ailleurs une
personnalité telle qu'il écrase le film de son charisme, de son flegme
et son humour "so british" - Jarvis, président ! Les autres membres de Pulp, plus simples, apparaissent
comme des amis de 30 ans. On retrouve le batteur, venu supporter sa fille qui joue au foot avec un maillot flanqué du nom du groupe de son père. La
claviériste, touchante, avoue être atteinte d'une polyarthrite depuis
son adolescence, provoquant une déformation des mains, pas facile de
faire ce type de métier avec une telle maladie. Les guitaristes dont
l'accompagnateur de la dernière heure, le très classieux Richard Hawley, chambrent gentiment
leur leader. Bref, il règne dans ce documentaire une atmosphère bon enfant, loin d'une basique idolâterie démesurée de fans hystériques. On y parle aussi de thèmes plus vastes, moins étroits que Sheffield ou son groupe fétiche. Comme le titre l'indique, il est question de vie, de mort et de... supermarchés. Du quotidien. De nos vies. Un parfait mélange de grave et de léger. Le public de Pulp a vieilli avec lui. Reste seulement la folie qui semblait régner pendant leur dernier concert à Sheffield, prestation en forme de fil de rouge du film. Comme l'envie, le besoin d'être jeunes à nouveau, deux heures durant. D'arrêter le temps. D'avoir toujours vingt ans. Joyeux anniversaire, maman :-)
Il devient quoi le Jarvis ?? depuis ses albums solo qui datent, aucune nouvelle, sauf ce doc que tu fais bien de présenter. J'ai adoré la brit pulp, et ses apartés solo.. mais je ne l'écoute plus..merci pour le rappell..et biz à Maman Papa ;D
ça donne bien envie. Je reste un inconditionnel - en dehors de stubes - de "This Is Hardcore" que j'écoute encore régulièrement. Et puis et puis et puis et puis ... il y a cette version de "common.." par Shatner & Joe Jackson qui est d'une pêche!!!
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...
On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...
Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...
Il devient quoi le Jarvis ?? depuis ses albums solo qui datent, aucune nouvelle, sauf ce doc que tu fais bien de présenter.
RépondreSupprimerJ'ai adoré la brit pulp, et ses apartés solo.. mais je ne l'écoute plus..merci pour le rappell..et biz à Maman Papa ;D
Le Jarvis ? Je crois qu'il y a une expo le concernant en ce moment à Paris : http://pitchfork.com/news/59034-jarvis-cocker-designs-vinyl-records-records-soundtrack-for-art-exhibition/. Sinon, musicalement, il me semble que c'est le calme plat. De toute façon, depuis "This is hardcore"... Le dernier Pulp était déjà moyen.
Supprimerça donne bien envie. Je reste un inconditionnel - en dehors de stubes - de "This Is Hardcore" que j'écoute encore régulièrement.
RépondreSupprimerEt puis et puis et puis et puis ... il y a cette version de "common.." par Shatner & Joe Jackson qui est d'une pêche!!!
Merci pour avoir parler de cette version http://www.dailymotion.com/video/x7ztwb_joe-jackson-william-shatner-common_music. Je connaissais pas. Sympa, en effet :-)
SupprimerSinon, le documentaire est très très bien, effectivement.