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Jimmy Whispers - Summer In Pain

Dali Zourabichvili, membre éminente de l'indispensable Blogothèque et de ses concerts à emporter vient de réaliser ce que tout amateur de musique rêve un jour de faire : monter son propre label. Le label s'appelle Field Mates Records. Le chanteur américain Jimmy Whispers, originaire du Michigan, est sa première signature. En voyant la gueule de playboy du bonhomme, on pourrait tout de suite arguer que ce n'est pas uniquement un coup de coeur musical. Mais quitte à se lancer dans le grand bain, autant que cela soit avec un personnage charismatique. Pour preuve que le gars n'a peur de rien, je vous conseille cet article de la même Dali - forcément, hein ;-), c'était avant de savoir que c'est elle-même qui allait le signer -, il y a plus d'un an où on le voit dans une vidéo chanter de manière assez décalée pour le compte d'une émission pour enfants. La musique et surtout l'esprit on ne peut plus lo-fi ne sont pas sans rappeler Daniel Johnston, à la différence près que chez Jimmy Whispers, tout a l'air plus joué, léger dans la forme, mélancolique sur le fond.
Il en agacera forcément certains : pour ces petits effets sonores volontairement cheaps - ils proviennent d'un smartphone - pour sa voix de crooner plus qu'approximative, pour sa nonchalance de beau gosse sûr de lui. Whispers, c'est la preuve qu'à l'heure d'une démocratisation exponentielle de la technologie, il ne faut plus grand chose pour se lancer dans la musique. Juste des bonnes chansons. C'est peu et beaucoup à la fois. Et cela a finalement toujours été le cas, non ?

Clip de "Summer in Pain" :

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