Accéder au contenu principal

Top concerts 2015

Ça y est, nous y sommes. L'heure du bilan a sonné. Comme d'habitude, je me mêle à l'affluence en proposant moi aussi mes tops 2015. Je commence par celui de mes meilleurs concerts de l'année. Je l'ai déjà dit maintes fois mais 2015 ne fut pour moi pas une bonne année et les concerts n'ont pas dérogé à ce triste constat. Pas mal de déceptions, plus ou moins grosses : Deerhunter, Ariel Pink, Viet Cong ou Algiers. Heureusement, quelques très beaux moments aussi, voici les principaux :

5- Motorama - Café de la danse, Paris - 26 octobre
On ne peut pas dire que les russes de Motorama brillent par un grand charisme mais ils ont un son bien à eux, même si ultra référencé. En concert, la machine est parfaitement huilée et enchaîne les morceaux à vive allure. Le travail et la rigueur russes en quelque sorte qui, même en matière rock, sont capables de produire d'excellents élèves.


4- Timber Timbre - la Route du rock, Saint-Malo - 14 août
La grande scène du fort Saint-Père à Saint-Malo n'est sans doute pas l'écrin idéal pour leur musique mais quand on a la classe comme les canadiens de Timbre Timbre, peu importe le flacon... Au bout de quelques titres seulement, ils arrivent à nous embarquer dans une ambiance de cabaret à l'atmosphère lynchienne. "Hot dreams" était mon disque de l'année 2014 : belle confirmation scénique.


3- Beach House - festival de Pitchfork, Paris - Grande Halle de la Villette - 29 octobre
"In Bloom" m'avait lassé. Je trouvais que le duo de Baltimore tournait déjà en rond. Et puis "Depression Cherry" a permis de réévaluer leur disque précédent. Et puis, les voir en concert a permis de réévaluer l'ensemble de leur carrière. Beach House est bien un des groupes les plus essentiels du moment.


2- FFS - la Maison de la radio, Paris - 21 juin
Quand deux formidables machines à danser se rencontrent, ça ne peut produire que des étincelles. Quand on a appris la formation de ce super groupe, on avait pourtant dû mal à y croire, tellement leurs univers semblaient différents. Mais à l'écoute de leur disque commun, cela paraît une évidence : ces deux groupes-là étaient faits pour se rencontrer. Sur la scène de la Maison de la Radio, on ne pouvait rêver plus belle fête de la musique. 


1- Public Service Broadcasting - le Petit bain, Paris - 27 mai
Leur deuxième album fut une déception. Le thème spatial était pourtant bien trouvé, mais à part deux-trois morceaux, rien de très marquant. En concert, en tout cas, le groupe prouve que son concept des voix enregistrées fonctionne à plein pot, jusque dans les relations avec le public. D'un parti-pris d'aspect austère, Public Service Broadcasting démontre un humour et un talent mélodique typiquement british. Même si sur disque, la redite guette déjà, en live, c'est un show particulièrement réjouissant et atypique. Meilleur souvenir de concert de 2015.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...