Accéder au contenu principal

Yo La Tengo - Stuff Like That There

L'autre matin, comme beaucoup de matins malheureusement, je me suis fait réveillé par des cris. Un samedi, à 6h45. J'aurais voulu être très loin, rester dans mon rêve, quelque qu'il soit, ne pas aller voir, faire comme si ce n'était pas mes enfants. J'ai pensé alors à de la musique. Ne dit-on pas que la musique adoucit les moeurs ? Qu'elle permet l'évasion, à moindre frais ? Le dernier album de Yo La Tengo. Voilà un disque qu'un lecteur m'a recommandé par mail, je crois. Je n'ai malheureusement pas noté son nom. Mais grâce à lui, je me suis rappelé de cet album en partie composée de reprises, qu'elles soient connues comme le "I'm so Lonesome I could Cry" de Hank Williams, sans doute un des titres les plus repris au monde, inconnues (au moins en France) comme le très beau morceau d'ouverture, "My Heart's Not in It" d'une certaine Darlene McCrea ou enfin du groupe lui-même comme la formidable "Deeper Into Movies" aussi efficace en version acoustique qu'électrique.
Car oui, ce "Stuff Like That There" est à l'image d'un de leur premier disque, le légendaire "Fakebook", une sorte de compilation des titres préférés du groupe, joués tranquillement, à la guitare sèche. Enfin sèche, chaude plutôt. Les américains n'ont pas leur pareil pour réchauffer les coeurs, les voix se font caressantes, les mélodies boisées enveloppantes. Leur version du célèbre "Friday I'm in Love" des Cure est par exemple un modèle du genre. Bien sûr, on pourra mégoter et dire que sur la longueur, on finit par s'ennuyer un peu. Pourtant, le temps d'un disque, j'ai pu prendre mon petit-déjeuner au calme. C'est déjà énorme, croyez-moi. 

Clip de "Friday I'm In Love" :

"Automatic Doom" :

Commentaires

  1. Tout à fait d'accord avec toi. Un album qui fait du bien à l'écoute même si sans réelles surprises. La reprise de Deeper into Movies en version acoustique, c'est effectivement bien vu et j'adore la manière dont Georgia chante la reprise des Cure avec ce coté à la fois détaché et caressant.
    Mais bon, j'espère quand même que le prochain album sera un peu plus électrique. Qu'ils nous refassent des Blue line swinger ou Sudden organ !
    EricJ

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Nick Cave & Warren Ellis - Carnage

On continue le rattrapage des disques 2021 avec une sacré pointure, puisque j'ai nommé Nick Cave, sans doute le rockeur ultime. Celui qui a commencé punk arty au sein de Birthday Party et produit aujourd'hui parmi les disques plus sombres qui soient. Le décès d'un fils y étant évidemment pour quelque chose. Autant les deux précédents albums, les pourtant acclamés - mais comment attaquer un père inconsolable - " Skeleton Tree " et " Ghosteen " m'avaient laissé étrangement indifférent. Autant ce " Carnage " sorti cette fois sans ses Bad Seeds mais avec le seul Warren Ellis - décidément compagnon de tous les instants depuis quelques années - m'a tout de suite marqué. Par son dépouillement, par sa quasi absence d'effets, juste quelques délicats et déchirants arrangements venant ornés juste ce qu'il faut le spleen du sieur Cave. Il n'est plus question de masquer les faits sous un quelconque décorum mais d'affronter la vérité

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Richard Dawson & Circle - Henki

  Qu'il soit seul, au sein de Hen Ogledd ou accompagné du groupe de heavy metal finlandais Circle, la musique de Richard Dawson présente la même singularité. " Henki " est donc le résultat de la drôle de rencontre entre le troubadour anglais à la voix qui n'est pas sans rappeler celle de Robert Wyatt - souvent à la limite de la justesse - et une de ses formations préférée, pourtant assez opposée de son univers folk médiéviste. L'album ne comporte que 7 titres, souvent très longs, histoire d'appuyer un style envoûtant aux influences multiples, à l'exacte jonction des musiques de Circle et de Dawson, et aux nombreuses fulgurances (mention spéciale pour les guitares de " Silphium "). Une fois de plus, il est très difficile de classer un disque de Richard Dawson, toujours à la frontière du kitsch et de l'expérimentation. Chaque titre a un nom de plante dont certaines ont disparu (cooksonia, silphium), comme pour célébrer son attachement à la natu