Ils m’avaient enthousiasmés en 2020 avec le très copieux et complètement barré "Free Humans". L’album s’était placé à la troisième place de mes disques de l’année, derrière les non moins frappadingues Dan Deacon ou The Avalanches. Et oui, en 2020, pour moi, la folie et l'énergie étaient de mise. En 2026, il faudra encore plus pour supporter une actualité pour le moins révoltante. Heureusement pour moi, les Abba (et oui, deux hommes, deux femmes aux tenues chamarrées) du prog folk sont de retour et ils sont toujours aussi givrés et imprévisibles. "Discombobulated" (déconcertés), c’est le groupe de Richard Dawson face au monde de post vérité (le superbe "Death in a post-truth world") qui l’entoure. "Discombobulated" c’est nous par rapport à leur musique, qui mélange des influences tellement variées qu’elles paraissent complètement noyées dans le maelstrom sonore. Hen Ogledd a inventé un style qui n’appartient qu’à eux. Ce nouvel album est un peu moins long que le précédent, contenant moins de morceaux, même si "Clear Pools" dure près de 20 minutes.
Bien sûr, Hen Ogledd va continuer de diviser, cette musique peut sembler parfois éprouvante, kitsch, ridicule, mais je persiste à aimer me perdre dans ses dédales, sans beaucoup de repères. Car on y croise quelques pépites au détour du chemin. Et je ne suis pas le seul. Cette fois-ci, même Télérama aux goûts musicaux souvent sans risque, se décide à les suivre, embarqué par la production solo de Dawson. Voilà en tout cas une formation dont je me demande à quoi peut ressembler un concert. Dommage pour l’instant, aucune tournée n’est planifiée.


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