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PICOT - Presque Pop

Oui, je sais, je ne suis plus aussi assidu. Il faut dire qu’il y a eu les vacances et un manque progressif d’envie. Comme chaque année si j’ose dire. Rien de tel pour un retour aux affaires avec un disque français. Ça fait un moment que je délaisse la production hexagonale, me recroquevillant essentiellement sur les valeurs sûres comme Bertrand Belin ou Barbara Carlotti. Pourtant, il existe évidemment de nouveaux talents. PICOT en fait partie. Nouveau ? Pas vraiment puisqu’il officie depuis un moment au sein de groupes comme Good Morning TV et Brace! Brace! Talent ? Evidemment et il suffit de peu d’écoutes pour s’en persuader. Mais "Presque pop" est bien son premier effort solo. "Presque", parce qu’on sait bien que cet album n’aura pas de reconnaissance "populaire" à grande echelle comme il se devrait. "Pop", parce que ça l’est résolument. PICOT est de cette école française biberonnée aux douces mélopées beatlesiennes et au sens du rythme propre à la French Pop. Désolé pour les superlatifs - encore une fois ? - mais ce disque est une magnifique réussite de bout en bout. Il gagne même en saveur au fil des écoutes.
Ces onze miniatures pop de 3 minutes tout au plus - le timing parfait de la pop song -sont intelligemment construites, sans rajout superflu. Les paroles sont celles d’un jeune adulte encore peu sûr de lui, originaire d’une province un peu délaissée, l’ouvrière Saint-Etienne pour ne pas la citer. Preuve si besoin était que cette scène française (les labels Vietnam, La Souterraine, Objet Disque, Chevalrex, O, etc) n’est pas que repère de bobos parisiens, empestant l’entre-soi. De toute façon, on s’en fout, seule compte la musique. Et quand elle est aussi belle et rafraichissante, le "Presque" parait indéniablement de trop. 



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