Ils sont deux, viennent de la Nouvelle Orléans. Ce sont les Twisted Teens et comme leur nom l’indique, de sacrés garnements un peu "tordus". Ils pratiquent une sorte de country-punk qui rappelle beaucoup les débuts des Kings Of Leon, voix éraillée comprise. "Florida Water Blues" est leur troisième album en 3 ans et ils annoncent déjà un quatrième début novembre. Bref, CPN - ou seulement Caspian ? - Hollywell et Razor Ramone - fils spirituel des Ramones ou référence au catch ? - sont pressés et ont l’inspiration galopante, pas le genre à vouloir couper le robinet tant que ça continue de couler aussi naturellement. Voilà en tout cas une musique qui bouscule, fait du bien : simple, mélodique, accrocheuse - les 4 voire 5 premiers morceaux sont assez irrésistibles - mais en même temps un peu rapeuse. On pense aussi aux Parquet Courts - donnez des nouvelles les gars ? - pour la dynamique des morceaux.
Et puis, il y a ces pochettes bricolées et décalées sur lesquelles on retrouve à chaque fois les deux membres du groupe. L’esthétique est assez marquée avec des motifs récurrents : la police de caractère, le cadre et depuis deux disques ce petit personnage mystérieux émergeant d’un trou, les deux mains en l’air. Sur "Florida Water Blues", Razor, veste de costume, cravate, tient les ficelles de la marionnette CPN, masquée. Comme si le leader et chanteur n’était qu’un pantin et que c’était l’autre, dans l’ombre, qui tenait réellement les rènes de l’affaire. On attend maintenant avec impatience un passage en France de ces deux gaillards pour juger de la pertinence et surtout de la durée de vie des Twisted Teens. Cela devrait être particulièrement jouissif et régressif.


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