Accéder au contenu principal

Articles

Dominique A + Philippe Katerine - Pop Symphonic - Paris, Maison de la Radio - 28 mai 2025

Nous revoilà déjà de retour dans une salle de concert et cette fois-ci en famille ! France Inter a eu la bonne idée pour (bien) commencer le long weekend de l'Ascension de proposer une affiche exceptionnelle : réunir Dominique A et Philippe Katerine, copains de longue date avec l'orchestre philharmonique de Radio France. 1h de concert chacun pour deux styles diamétralement différent et pourtant... C'est logiquement qu'on retrouve Dominique A entouré d'un orchestre classique, car son dernier disque en date consiste justement à revisiter quelques uns de ses titres emblématiques en version orchestrale. Pour Katerine, les chansons proposées sont presque exclusivement celles déjà arrangées lors d'un précédent festival avec le même orchestre au moment de la sortie de son album " Le Film " en 2016. Il joue donc peu de nouveaux morceaux tirés de " Zouzou ", il faut dire que ceux-ci se prêtent moins à l'exercice symphonique. Dominique est pl...

Gruff Rhys - Paris, Le Petit Bain - le 24 mai 2025

  Dis donc, ça faisait longtemps qu'on n'était pas retourné voir un concert ! Depuis Beak> en novembre 2024. Gruff Rhys, donc. Le chanteur gallois qui s'est fait connaître en pleine période britpop au sein de Super Fury Animals. Depuis le milieu des années 2000, il continue une carrière solo, plus confidentielle, mais toujours attirée par la recherche de la chanson pop parfaite. En tout cas, il y a un album qui a fait date pour lui, c'est " American Interior " paru en 2014. C'est pourquoi il revient le rejouer onze ans plus tard encore. Le disque est un album-concept qui raconte l'histoire d'un jeune fermier gallois John Evans parti à la découverte de l'Amérique à la fin du 18ème siècle pour rechercher une soit-disant ancienne tribu indienne d'origine galloise ! L'histoire est cocasse et le concert sera l'occasion pour le chanteur de la raconter en détail, powerpoint à l'appui ! C'est la première fois, avec maman, que no...

Stereolab - Instant Holograms On Metal Film

Où je me rends compte que j’écris seulement, après plus de 16 ans d’activité ici même, ma première chronique d’un disque de Stereolab. Il aura donc fallu que le groupe revienne aux affaires, quinze ans après " Not Music ". Qu’attendre d’un nouveau Stereolab en 2025 ? Et bien, l’excellence une fois de plus. Car il faut bien dire que leur carrière ne souffre pas de réelles fautes de parcours. On retrouve toujours ce qui fait que leur style est reconnaissable entre mille. Les Inrocks diront maintenant qu’ils ont influencé quantité de formations, eux qui ont injustement négligé Stereolab pendant de nombreuses années. C’est sans doute à cause de cela que je ne les ai réellement découverts que tardivement. Les Inrocks comme Lenoir ont fait une grande partie de ma culture musicale dans les années 90 et un peu au-delà. Avant qu’Internet ne se démocratise vraiment.  "Instant Holograms On Metal Film " est donc du Stereolab pur jus. On y trouve un nombre non négligeable de tro...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

Barbara Carlotti - Chéris ton futur

J’ai appris il n’y a pas longtemps que la femme allongée en robe à paillettes sur la pochette de " Yeah! " de The Little Rabbits, album de 1998 qui contient entre autres le titre " La Piscine ", c’était elle. Le samedi 12 avril 2025, elle était venue faire la promotion de son nouveau disque " Chéris ton futur " au Gibert Joseph du boulevard Saint-Michel à Paris. Elle chantait devant le rayon variété française, sur une petite scène minuscule, tout juste assez grande pour y déposer un clavier. Les musiques de ses nouvelles chansons y étaient enregistrées. Contrairement à beaucoup, j’avais été déçu par " Chéris ton futur ", pas par les paroles, toujours aussi justes et légèrement décalées - quand il est question de mort, c’est parfois préférable - pas par les arrangements toujours aussi soignés et variés, mais par les mélodies, moins accrocheuses que sur le fabuleux tryptique " L’idéal ", " L’amour, l’argent, le vent " ou " ...

Black Country, New Road - Forever Howlong

On l’attendait depuis 3 ans celui-là. Depuis que les membres de Black Country New Road nous avaient persuadé qu’ils continueraient coûte que coûte, sans leur charismatique chanteur Isaac Wood, parti déprimé seul, loin des lumières médiatiques. Les désormais 6 anglais - 3 filles, 3 garçons, la parité est maintenant respectée - ont mis quelques temps à concevoir ce " Forever Howlong ", l’ayant longtemps éprouvé en concert. En effet, suite à la désaffection de leur leader, le groupe avait décidé de ne plus jouer leurs précédents morceaux en live. C’était culotté vis à vis de l’attente de leurs fans. Le côté torturé et sombre de Black Country, New Road venait d’Isaac Wood, cela ne fait plus aucun doute, à l’écoute de ce premier disque sans lui. Certains regretterons d’autant plus son départ. " Besties ", premier morceau, annonce d'emblée la couleur plus guillerette et pop. Pour le reste, on retrouve les mêmes chansons labyrinthiques, encore plus denses qu’avant. Tro...

Dean Wareham - That's the Price of Loving Me

Ce 28 mars 2025 a vu la sortie de quantités de beaux disques . Pas forcément indispensables, encore que, l’avenir nous dira peut-être le contraire, mais beaux et c’est déjà beaucoup. Après l’excellent Destroyer, voici l’impeccable Dean Wareham. Deux disques d’artistes classieux, dandys discrets à la culture pointue et soignée. " That's the Price of Loving Me " nous dit ce dernier, comme si ce n'était pas facile d'aimer ces douces et lumineuses mélopées. Bien sûr, depuis des années, Wareham écrit la même chanson. Mais j'avoue avoir du mal à m'en lasser. Il n'y a ici pas la même recherche sonore que sur les disques de Dan Bejar. Mais les arrangements n'en sont pas moins subtils et travaillés.  Matt Fishbeck, un autre dandy malheureusement encore plus confidentiel, (ancien?) ami d'un certain Ariel Pink, nous parle sur la page Bandcamp de ce nouvel album de son amour inconditionnel pour la musique de Dean Wareham, depuis ses débuts au sein de Gala...