31 juillet 2009

Roots bloody roots

Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois et cette fois-ci c'est le thème de ce vendredi. Mais oui, je parle bien sûr de mes racines bretonnes ! Je ne pouvais évidemment pas passer à côté d'une chronique honteuse de ma région. Car je ne peux pas dire que j'aime particulièrement la musique celtique, qui a rapidement tendance à me taper sur le système, comme la quasi totalité des musiques dites folkloriques d'ailleurs ...

Tout d'abord, la Bretagne, c'est forcément pour moi, deux noms incontournables : Alan Stivell et les joyeux lurons de Tri Yann.

Le fameux "Tri Martolod", extrait d'une ancienne édition du festival des Vieilles Charrues, grande messe fourre-tout bretonne se déroulant chaque mois de juillet :

Cet air est finalement connu de beaucoup grâce à l'improbable reprise faite par les non moins improbables parisiens de Manau et leur "tribu de Dana".

Ensuite, les affreux jojos de Tri Yann et la non moins célèbre "jument de Michao" :


Et oui, en concert, c'est quand même un peu beaucoup n'importe quoi avec ces gaillards-là. Plaisant surtout après quelques bières ...

Et un peu plus confidentiel mais très connu par chez nous, Gilles Servat et sa "blanche hermine", l'emblême historique de la région :


La Bretagne, c'est aussi les marins et l'alcool et cette chanson tristement devenue populaire :

Nous aussi, en Bretagne, on peut avoir une âme de poète ...surtout quand on a bu ;-)

Et comment oublier cette autre chanson de marin qui fait irrémédiablement penser à la Bretagne : "Santiano" de Hugues Aufray, bien sûr !

Saint-Malo for ever ...

Des groupes plus récents aussi ont fait parler d'eux, comme Matmatah et leur hymne aussi digeste qu'un kouign amann, idéal pour stades de foot, "Lambe An Dro" :


Et comment ne pas mentionner aussi cette fripouille de Miossec et son amour pour Brest, sa ville natale ?


Enfin, je voudrais vous parler aussi d'un obscur chanteur de folk breton - et oui, ça existe - qui se produisait de temps en temps (je ne sais pas si c'est toujours le cas, car ça fait un bail que je n'y ai pas mis les pieds) au bar "Le Cadran Breton" à Paris, près de Montparnasse évidemment. "Le Cadran Breton" est (était?) le repère officiel des supporters du Stade Rennais exilés dans la capitale. Ce chanteur s'appelle Michel Guyader et possède dans son répertoire un de ces trucs que l'on peut facilement chanter en choeur. En plus, il y a une jolie chorégraphie à faire avec les mains, ça s'appelle "Les Goélands" et le refrain donne à peu près ça :

"Le jour où j'irais
Six pieds sous terre,
Ce sera face à la mer,
A l'océan...
Et tant pis si,
Sur ma tombe,
Viennent chier les goëlands"

Si quelqu'un arrive à trouver le morceau sur le net, je suis preneur. En attendant, vous pouvez toujours aller jeter un oeil (une oreille?) à son site ici.

Allez, une prochaine fois, je vous parlerais plus de Rennes, dont je suis natif, capitale un peu plus bourgeoise, un peu plus intello ... dont la scène rock a marqué notamment le début des années 80.

Sur ce, bon week-end à tous.

Sonic Youth (7/15) : Dirty


Preuve que je suis à nouveau au taquet concernant ma rétrospective de Sonic Youth : voici mon deuxième post de la semaine sur le sujet avec l'album "Dirty" sorti en 1992. Et ne nous voilons pas la face, ce n'est pas un très bon disque. Même si paradoxalement, c'est, je crois, l'album de Sonic Youth qui a remporté le plus de succès, surfant à l'époque sur la vague grunge. Car, hormis les singles "100%" ou "Sugar Kane", il n'y a pas vraiment de chansons mémorables. "Dirty" ressemble beaucoup au précédent "Goo" mais en moins bien, moins tranchant. Peut-être est-ce à cause de la production un poil mollassonne du surestimé Butch Vig, déjà responsable du son de "Nevermind" et futur co-leader des oubliés et pas vraiment regrettés Garbage ? Sans doute. L'avenir retiendra en tout cas, la drôle de pochette à la chaussette ... Pour le reste et hormis pour les fans, "Dirty" n'est pas vraiment indispensable.

Clip de "Sugar Kane" :

30 juillet 2009

Peaches - I Feel Cream

Attention, cet album sent le sexe (en témoigne le superbe slip Def Leppard ci-dessus) : génial ! Désolé mais là, ce sont mes hormones qui parlent, on est quand même en été, non ? Mais cet album respire aussi le R'n'B', ce style musical que j'exècre particulièrement ... Alors ? Peaches est une chanteuse canadienne assez imprévisible et complètement barrée, un peu comme son ami Gonzales, capable de faire aussi bien du gros rock qui dépote et tenter ainsi de rivaliser avec les Stooges que, l'album suivant, de piétiner les plates bandes de Missy Elliot, Timbaland et de toute la clique R'n'B. Du bon R'n'B' peut-être, mais du R'n'B quand même. Alors, je suis bien content de ne pas avoir pris de places pour la soirée du samedi 15 août à la Route de Rock de Saint-Malo, car Peaches y partage notamment l'affiche avec les Kills qui ont tendance à trop se la jouer ou Camera Obscura qui sont bien sympathiques mais souffrent un peu de la comparaison avec leurs illustres modèles : Belle and Sebastian. Bref, cet album, même s'il brasse quand même beaucoup de styles différents, n'est pas ma tasse de thé, ça doit manquer de guitares sans doute ... Trop électronique, trop de gros beats (et non pas de ... , mais désolé, je m'égare ...) Et puis, en plus, Peaches n'a pas la plastique d'une Kylie Minogue ... Je préférais encore quand elle faisait du sous Iggy Pop. (Site officiel)

4/10

Chroniques :
Hall Musique
Fluctuat.net
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Retournons à l'école ...

C'est l'été, comme vous le savez. Et l'été, c'est le dépoussiérage ... euh d'été ... de mon blog. J'ai plus de temps pour réfléchir à des mises à jour, histoire d'améliorer un peu le quotidien. Quelques uns d'entre vous m'avait fait remarqué, à juste titre, que mon système de notation n'était pas très juste - mais quel système de notation l'est réellement ? - et que deux disques de valeur intrinsèque assez différente pouvaient se retrouver avec la même note. Prenons par exemple le disque de Coeur de Pirate et le dernier album de Sunset Rubdown. Et bien, ce ne sera plus le cas, car au lieu de 4 notes (smileys de 1 à 4), j'en disposerais désormais de 10. Et oui, revenons un peu à l'école avec le bon vieux crayon rouge de la maîtresse. Tout cela est sans doute très scolaire et certains d'entre vous me diront peut-être que l'art n'est pas affaire de compétition et que les goûts peuvent changer. Mais tel est le lot quotidien des critiques : défricher parmi les milliers de disques qui sortent chaque année et choisir. Et se tromper sans doute. Et choisir, c'est un peu noter. C'est sans doute, mon côté cartésien qui ressort et cette fichue manie de classements. On ne se refait pas ;-)
Mais revenons à nos moutons, voici la correspondance entre l'ancien et le nouveau barème de notation :
- 1 smiley correspond désormais à des notes allant de 1 à 5. Même si, les notes de 1 à 3 seront sans doute peu utilisées. Généralement, les disques chroniqués ici sont quand même des disques que je suis plutôt susceptible d'apprécier.
- 2 smileys correspondent maintenant à des notes allant de 6 à 7.
- 3 smileys correspondent à la note de 8.
- 4 smileys correspondent à la note de 9.
Quant à la note de 10 ...

29 juillet 2009

Japandroids - Post-Nothing


Cela faisait déjà un petit moment que je ne vous avais pas parlé d'un nouveau groupe chouchou de chez Pitchfork. Non, je plaisante, pas si longtemps. C'est vrai que ce site est quand même assez incontournable en ce qui concerne la musique estampillée "rock indépendant". Alors, voilà, le groupe est canadien et s'appelle Japandroids. Bizarrement, ils ne font pas de la musique de canadiens, c'est-à-dire de la musique dans le style Arcade Fire, Broken Social Scene ou encore Sunset Rubdown. Non, ils font plutôt de la musique d'américains. Car, qui d'autres font aussi bien du garage-rock, puisque c'est de cela dont il s'agit ici ? Et le garage-rock quand il y a de jolies mélodies cachées sous les larsens, comme pour Wavves, c'est plutôt sympa. Par contre, quand les mélodies sont moins réussies et assez répétitives comme ici, c'est plutôt fatigant. Bref, je n'ai vraiment pas trouvé de quoi m'enthousiasmer. N'est pas Sonic Youth ou Pavement qui veut. (Site officiel)

5/10

Chroniques :
Pitchfork
Playlist Society
Derrière La Fenêtre

28 juillet 2009

Bowerbirds - Upper Air


Avec un nom et une musique pareils, il est évident de rapprocher ce groupe du chanteur Andrew Bird, car leurs univers sont assez semblables. On pourrait en effet leur faire les mêmes louanges et les mêmes reproches : c'est du folk doux, calme, voluptueux et mélodieux, mais qui peut par moments paraître un peu répétitif et "mou du genou". Mais des titres comme "House of diamonds", "Ghost Life" ou "Chimes" sont quand même franchement emballants. En plus, les premiers comme le second sont assez prolifiques puisque "Upper Air" est déjà le deuxième album du groupe en deux ans. En résumé, ce n'est peut-être pas l'album de l'année, mais c'est un bon disque de folk, agréable à l'écoute. Le problème pour eux, c'est que des groupes de folk en ce moment, il en sort tous les quatre matins, pas sûr donc qu'avec leur musique de facture somme toute assez classique, les Bowerbirds arriveront à percer. (Site officiel)

7/10

Chroniques :
Musique indie
Indiepoprock.net
NME

27 juillet 2009

Sonic Youth (6/15) : Goo


Chose promise, chose dûe, voici le retour de ma rétrospective sur Sonic Youth. J'en étais à "Goo", premier disque du groupe sur une major. Et c'est vrai que ça s'entend un peu, non pas que leur musique soit devenue du jour au lendemain, de la "musique commerciale", non juste que les mélodies sont encore plus évidentes qu'avant et moins cachées sous le bruit des guitares. Des titres comme "Kool Thing" ou "Dirty Doots" sont de véritables tubes pop-grunge. Et oui, le grunge, ce phénomène de mode du début des années 90 dont la figure incontournable reste encore aujourd'hui Nirvana. N'empêche que ce sont les Sonic Youth, qui je trouve aurait mérité de décrocher la timballe un an plus tôt que "Nevermind" avec ce "Goo" : plus pop, plus tranchant, plus varié et expérimental aussi, etc. Près de 20 ans après, les jeunesses soniques sont encore là et continuent de sortir des disques hautement recommandables. Kurt Cobain, lui, a eu la fin que tout le monde sait et est devenu une légende. Pour une fois, ce ne sont pas forcément les meilleurs qui partent les premiers. Ne boudons donc pas notre plaisir, car ça fait toujours du bien aujourd'hui de se replonger dans ce disque, qui, dans l'ensemble, a pour moi beaucoup mieux vieilli que "Nevermind".

Clip de "Dirty Boots" :

Clip de "Kool Thing" :

24 juillet 2009

Quitter l'autoroute

Et non, je n'ai pas oublié ma chronique honteuse du vendredi ! Par contre, il y a un truc que j'ai un peu arrêté en ce moment, c'est ma rétro sur Sonic Youth, mais je vous promets de m'y remettre d'ici peu. Alors quel est le thème retenu aujourd'hui ? Les voyages ! Et oui, en cette période estivale et cet été qui s'annonce encore une fois de plus assez pourri pour une grande partie de notre cher hexagone, rien de tel que de penser partir loin, très loin. Les voyages, c'est sans doute ce qui me manque le plus dans la paternité (avec aussi le fait d'aller à des concerts).
Bon, trève de bavardage et commençons cette chronique avec LA CHANSON évidente synonyme de voyages :



Desireless et sa coiffure improbable. Les années 80 resteront sans doute une malle aux trésors inépuisables en termes de mauvais goûts en tout genre.


Je me rappelle qu'Aznavour avait chanté cette chanson lors d'une émission servant à récolter des fonds pour les victimes du tsunami en Asie du Sud-Est de décembre 2004. A cette occasion, "la misère serait moins pénible au soleil" résonnait bizarrement.

Après ça, voici une petite sélection italienne, pays qui a souvent été présenté comme la destination préférée des amoureux :

Qui a des nouvelles de ce gentil groupe de pop made in France mené par le frère de la comédienne Isabelle Carré ?


Oui, je sais, c'est déjà la deuxième fois qu'il intervient dans cette chronique, Etienne. Mais comme je crois savoir qu'il a fait ses études à Rennes, il a une bonne excuse. (Pour information, je suis né à Rennes :-)


Ah, "les oeufs aux jambons, le pain grillé et le café chaud" : le bonheur selon Ringo et Sheila. On avait quand même des plaisirs simples en ce temps-là ;-)

Les States aussi ont beaucoup inspiré les chanteurs : l'Amérique comme but à atteindre, l'idéal de vie, le fameux "american dream".

Le côté un peu naïf et frais de Joe Dassin :


Le côté plus "rebelle et rock'n'roll" ("Toutes les nuits déconner" ?) de Jean-Louis Aubert, notre Mick Jagger national :

Cette envie d'Amérique semble bizarrement s'être un peu dissipée depuis l'administration Bush ...

Mais pas besoin de partir si loin nous dit le terrifiant Didier Barbelivien, et c'est maintenant l'heure de la vraie chanson honteuse du jour, celle qu'on voudrait bien oublier et qui ressort comme ça, sans crier gare :

Oui, je sais, c'est abominable ! Et je me dis que ça pourrait bien être le générique d'un célèbre journal télévisé. Celui de l'insupportable pourfendeur de la France d'en-bas, celle qui sent le rance et la basse fierté nationale, celle qui vote pour la racaille de Neuilly. Celui de l'inénarrable Jean-Pierre Pernaut évidemment. Tiens, il y a quelques années, le site Agoravox révélait ça sur l'animal en question. Je ne sais pas si c'est encore vrai, mais franchement ça me débecte.
Tiens, après ça, il va vraiment falloir que je reprenne des vacances ;-)
Sur ce, bon week-end à tous.

Florence And The Machine - Lungs


Aujourd'hui, je vais vous parler de la nouvelle chanteuse à la mode, elle s'appelle Florence Welch, elle est anglaise, elle a une jolie voix, son style est assez éclectique, son succès s'est fait en grande partie grâce au bouche à oreille sur le net, et pour couronner le tout, atout non négligeable, elle est belle, s'habille bien et possède son univers bien à elle (univers graphique, j'entends : pochettes, clips, etc, tous irréprochables). Bref, niveau marketing, c'est du costaud et taillé pour plaire aux bobos en tout genre. Niveau musical par contre, je suis beaucoup plus sceptique, car pour ma part, je trouve ça particulièrement fade. Cela ressemble à de la musique fabriquée par ordinateur, type ProTools, le genre de trucs qu'on entend de plus en plus et qui est complètement dénué de personnalité - ce qui expliquerait peut-être le "The Machine" présent dans le nom de son groupe. Du prêt à écouter, quoi. "Kiss With A Fist", pourtant l'un des meilleurs morceaux est une pâle resucée de "We're Going To Be Friends" des White Stripes, groupe qu'elle avoue adorer. Allez, à côté, la musique de Bat For Lashes me paraîtrait presqu'intéressante. (oh, oh, je sens que je vais me faire des amis ..., mais ce genre de mode commence un peu à m'énerver, car j'imagine en plus qu'on va la retrouver en couverture de beaucoup de magazines branchés.) (Site officiel)
4/10

Chroniques :
Bloglounge
The Guardian
My Good Zik

23 juillet 2009

Dananananaykroyd - Hey Everyone


Après The Phantom Band, voici un nouveau groupe écossais qui bouscule les étiquettes. Tout d'abord, ils ont un nom à coucher dehors : Dananananaykroyd ! Je vous mets d'ailleurs au défit de l'écrire correctement du premier coup sans vous tromper dans le nombre de "na". Heureusement que l'informatique a inventé le copier/coller :-) Pour ma part, j'aurais préféré Billmumumumumurray, s'il fallait choisir un acteur ayant joué dans "Ghostbusters", mais bon, ce n'est qu'une question de point de vue :-) Ensuite, leur musique est assez indescriptible, quelque part entre les rythmiques pétaradantes des regrettés At The Drive-In et le grand n'importe quoi jouissif des Los Campesinos. "Hey Everyone" part dans tous les sens, fait beaucoup de bruit, gueule très fort, malheureusement le groupe oublie en cours de route d'écrire de vraies chansons : dommage ! Pourtant, Dananananaykroyd possède indéniablement ce sens du rythme qui claque, mais à force de brouiller les pistes, je trouve que leur musique ne mène finalement nulle part et ça en devient même assez vite lassant. Pas trop mon truc, en fait ...(leur blog)

4/10

Chroniques :
Stupidocratie
Dans le mur du son
Indiepoprock.net



21 juillet 2009

Jack Peñate - Everything is new


Bon, c'est la quatrième et dernière chronique de la journée. Et oui, je suis en forme aujourd'hui ! Il s'agit du deuxième disque de l'anglais au nom espagnol : Jack Peñate. Et c'est un sacré changement de style que le bonhomme opère ici, car, après un premier album dans la lignée de la pop ligne claire des Housemartins, voici un disque plus orienté world music, dans l'esprit des plus récents Vampire Weekend par exemple ou des Talking Heads période "Remain In Light" - toute proportion gardée bien entendue - mais en moins exigeant et plus "grand public". Et, une fois de plus, ça ne va pas révolutionner le monde de la musique, mais c'est tout de même bien ficelé. La production est carrée, les mélodies pas dégueus. Bref, ça fonctionne. Et c'est encore un joli disque pour l'été. Surtout que le Peñate en question a plutôt une gueule de beau gosse. Bon, après tout ça, il va quand même falloir que je passe à des choses un peu plus sérieuses ... (Je sens déjà les fans de Wilco tomber des nues en voyant que le nouveau disque de leurs protégés est moins bien noté que celui-ci ou que celui de ... Coeur de Pirate. C'est comme ça, c'est mon blog et sur mon blog, je fais ce que je veux. Non, mais ! ) En tout cas, je suis crevé, j'ai assez donné pour aujourd'hui ... (Site officiel)

6/10

Chroniques :
Le choix de Mlle Eddie
Tadah ! Blog
Sound Of Violence

Toy Fight - Peplum


Après Revolver, voici un autre groupe de pop française qui fait comme les anglais. Tous les titres de ce "Peplum" sont donc aussi chantés dans la langue de Shakespeare. Et si Revolver avait réussi l'exploit de nous faire croire qu'ils n'étaient pas de chez nous, Toy Fight ne semble même pas essayer tellement leur accent frenchie paraît évident. Ils se situeraient plutôt dans la lignée des premiers disques des défunts Little Rabbits, en plus fouillé mais aussi en moins drôle. Leur nouveau disque est un vrai bon disque d'été, de pop légère, enlevée, pas prise de tête pour un sou sans pour autant être facile. Il n'empêche que ce n'est pas non plus un disque très marquant, mais plutôt un de ces trucs éphémères qui rentrent dans le ciboulot aussi rapidement qu'ils en ressortent. "Your own fireworks" est plaisant, de même que la jolie fin de "Lisa's box". Mais je sais d'avance, que l'été passé, je n'aurais pas forcément envie d'y revenir ... Et voilà, je viens encore de faire mon rabat-joie ! (MySpace)

7/10

Chroniques :
The Man Of Rennes
Le Mag Indie Rock
Les Inrocks

Wilco - Wilco (The Album)


Alors voilà typiquement le genre de groupes qui pourraient tout à fait correspondre au titre de mon blog : "La musique à papa". Parce que justement je trouve leur musique assez "pépère". Et là, je sens déjà poindre la fronde des fans de Wilco. Car, en parcourant un peu les blogs à droite à gauche, je me suis rendu compte que le groupe de Jeff Tweedy avait son petit lot non négligeable d'admirateurs sur la toile. Là-dessus, je me suis donc dit qu'il fallait illico que je réécoute mieux Wilco car j'avais dû passer à côté de quelque chose. Indéniablement. J'ai alors profité de la sortie de leur dernier disque "Wilco (The Album)" - dis donc, ils ne sont pas foulés pour le titre - pour me replonger dans leur univers - mot devenu particulièrement à la mode depuis une certaine émission de télé-réalité de M6. Malheureusement, après plusieurs écoutes répétées, mon verdict est toujours le même : Wilco a beau faire de la musique intemporelle dans la pure lignée d'un Neil Young par exemple (Encore lui ! Décidément, ce type-là est l'inspiration principale de la moitié des groupes indie rock actuels) ou d'un Brian Wilson, je trouve cela plat, ça ne décolle pas, ça manque de folie, c'est gentillet, sans surprise. Et pourtant j'avoue que c'est très bien arrangé, que c'est de la vraie dentelle même. De la musique de vieux, belle et sans prise de risques. Un peu comme ces routes de l'ouest américain : les paysages sont très beaux mais ces longues lignes droites franchement monotones. Chacun son truc, mais pour ma part, je préfère les choses un peu plus tortueuses ou plus aériennes. Mais je dois sans doute me tromper ... en réécoutant leurs vieux disques peut-être ... (Site officiel)
5/10

Chroniques :
Bon pour les oreilles
Words and Sounds
Télérama

Sammy Decoster - Tucumcari


Bonjour à tous, je suis de nouveau de retour de congés et oui, je sais, j'ai de la chance. Et cette fois-ci, mes vacances auront été plutôt studieuses - mauvais temps oblige - puisque vous aurez droit dans les prochains jours (prochaines heures ?) à pas mal de nouvelles chroniques de disques. Vous allez aussi voir qu'en vacances, bizarrement, je suis assez sévère et ouais, c'est comme ça. Les notes seront pas bien folichonnes. A commencer par ce Sammy Decoster, un nouveau chanteur français qui se prend pour un amerloque. Il paraît que sur scène, c'est vachement bien. Toujours est-il que sur disque, je trouve ça assez quelconque, c'est quelque part entre les premiers disques de Noir Désir pour les textes et le côté rock et les derniers albums de Murat pour le côté folk des grands espaces, un peu bouseux. Le problème, c'est que ça n'a ni la rage des premiers ni la poésie du second. Les textes sont même assez impersonnels. Bref, ça manque indéniablement de personnalité. Et pourtant, on sent que le gars a envie de se la jouer rebelle : "Je partirai me suicider à Hawai", nous dit-il. J'ai quand même du mal à y croire. C'est sans doute parce que je n'ai jamais été fan de Mickey 3D ...(MySpace)

5/10

Chroniques :
Branche ton sonotone
Rigolotes chroniques, futiles et insolentes
Magic

9 juillet 2009

I need to sleep

Au départ, je voulais faire une nouvelle chronique honteuse du vendredi sur le thème les vacances et puis finalement non.
Tout d'abord parce que ce n'est pas très original, ensuite parce que c'est trop vaste comme sujet (trop de chansons) et enfin, ça n'est pas assez personnel.
Et puis, comme je suis assez fatigué en ce moment, je me suis dit pourquoi pas le sommeil plutôt comme thème.

Et forcément quand on parle sommeil, moi, ça me fait penser à ça :



Oui, c'est exactement ça, Etienne, que toutes les nuits durent toute la vie. Il ne doit pas être papa au moins pour dire ça ! Parce que j'ai un peu de mal à rester "entortillé dans mes draps" avec un petit bébé qui fait ses dents à côté de moi. Enfin, je dis ça, je dis rien.

Pour bien dormir, rien de telle qu'une berceuse et en la matière, j'avoue que la première chanson qui me vient à l'oreille, c'est évidemment "Une chanson douce" d'Henri Salvador (ou plutôt le titre original "le loup, la biche et le chevalier") :

Tiens, je vais essayer ce soir histoire de voir si ça marche vraiment.

En terme de berceuse, même les Cure ont essayé et ça donnait ça :



"The spiderman is having you for dinner tonight" : ouais, pas sûr que ça soit la bonne solution de faire peur aux petits enfants pour espérer les endormir.
En tout cas, chapeau pour le maquillage, Robert !
Stephen Malkmus, lui, demandait simplement qu'on le laisse dormir tranquille dans "Fillmore Jive", sur l'album culte "Crooked Rain, Crooked Rain" de son groupe Pavement :



C'est vrai, Lucie : "Why wont you, why wont you let me sleep? "
Maintenant c'est une de mes madeleines à moi. Il s'agit de Gene, un obscur groupe de brit-pop des années 90 qui a complètement disparu et qui s'inspirait gentiment des Smiths.

A l'époque, ils nous conseillaient de bien dormir ce soir, parce que "tomorrow we fight". Non, mais il m'a bien regardé lui, demain, je pars de nouveau en vacances. Donc, la bataille, ça sera pour une prochaine fois. Et puis, ce n'est qu'un bébé d'abord ...

Bon, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais jusqu'à présent, ce n'est pas vraiment honteux comme chronique, non ? Les chansons sont quand même plutôt pas mal.dans l'ensemble.
Mais alors ... mais alors ... ça :

Oui, c'est ça "dormir, dormir, dormir ... " ça a un effet hypnotisant, non ? Et franchement, s'il faut grimper jusqu'en haut du Kilimandjaro pour espérer être tranquille, ça fait loin, non?

Et ça, si ce n'est pas honteux :

Et oui, quand même ! Qui se rappelle encore de ce groupe qui a pourtant connu son petit succès à la fin des années 80 avec ce titre ? Et vous me direz mais quel est le rapport avec le thème du jour ? Mais oui, tu es mon soleil Lucie ! Et malgré tout, les nuits sans soleil, ben, c'est quand même pas pareil ... Si c'est pas mignon ça, comme fin de chronique ... (oui, je sais, ce n'est pas très crédible après tout ce que j'ai dit plus haut)

Sur ce, bon week-end à tous.

8 juillet 2009

Dinosaur Jr. - Farm


Alors, voilà un groupe qui partait déjà sur une mauvaise impression. En effet, j'ai vu il y a deux ans Dinosaur Jr en concert, en première partie de Sonic Youth et je n'en garde pas un très bon souvenir. Beaucoup de bruit pour un mélange de grunge (carrément has-been !) et de hard rock (ouh, le vilain mot) assez inaudible. Jay Mascis est un très bon guitariste sans doute, mais son jeu est pour moi assez casse-bonbons. Je n'aime pas les solos de guitare façon heavy metal. Voilà, c'est dit. Partant de là, je pouvais difficilement être emballé par son nouveau disque "Farm". Pourtant, je dois admettre que ce n'est pas mauvais, le bonhomme est même assez doué pour trousser quelques jolis riffs de guitare et quelques mélodies pas dégueus, même si celles-là, je soupçonne qu'elles soient surtout l'oeuvre de Lou Barlow, l'autre songwriter du groupe. Mais franchement, dès que Mascis part dans ses solos interminables, c'est trop pour moi. En résumé, Sebadoh, je trouvais ça plutôt pas mal, mais Dinosaur Jr, j'avoue n'avoir jamais accroché. Et puis, sérieusement, regardez-moi son look (à gauche ci-dessus) ... (Site officiel)

5/10

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7 juillet 2009

Sunset Rubdown - Dragonslayer


Alors celui-là, je dois dire que j'ai hésité longuement avant de lui mettre une note. Pourquoi ? Parce qu'en l'espace d'une chanson, c'est magnifique puis l'instant d'après énervant. Sunset Rubdown est un groupe canadien et à croire que c'est devenu une spécialité locale mais la nouvelle scène rock canadienne est adepte des mélodies à tiroir, des brouillages de pistes. "Dragonslayer" n'échappe donc pas à la règle. A l'écoute des premiers morceaux, je me suis dit que je tenais là un des meilleurs disques de l'année et puis en fait, non, trop, c'est trop. Cette musique devient indigeste à force, ça manque de légèreté, ce n'est pas très aérien, à part sur quelques titres, ou plutôt à part pendant quelques minutes par-ci par-là, car chaque chanson est un voyage et on ne sait jamais à l'avance où le groupe va nous conduire. Et ce n'est finalement pas si long en bouche que cela pourrait en avoir l'air à la première écoute. Je retiendrais quand même le formidable "Appolo and the Buffalo and Anna Anna Anna Oh!" qui tient la longueur du morceau, un mélange très réussi entre Interpol et Arcade Fire (référence incontournable de la scène canadienne). Pour le reste, je l'ai déjà dit, c'est tantôt excellent, tantôt irritant et quelque fois même - et c'est assez paradoxal, tellement le groupe semble tout faire pour l'éviter - un peu facile. Dommage, car ce type de musique, généralement, c'est tout ce que j'aime :-( (Site officiel)

7/10

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6 juillet 2009

Danger Mouse & Sparklehorse - Dark Night Of The Soul


Après "Dark Was The Night", voici une nouvelle compilation où il est question de noir et de nuit. Mais celle-ci est un peu différente car un seul homme ou plutôt deux sont responsables des morceaux : Mark Linkous, tout d'abord, qu'on pensait un peu disparu de la circulation après le dernier disque un peu décevant de son groupe Sparklehorse et Danger Mouse, un des producteurs à la mode du moment, qui a travaillé notamment avec Gnarls Barkley et Gorillaz. A ces deux noms, il faut aussi rajouter celui de David Lynch (et oui, carrément !) qui s'est occupé de tout le côté visuel de la chose ... Bref, "Dark Night Of The Soul" est un de ces disques dont on attend beaucoup et qui, forcément déçoit un peu. Malgré le fait qu'il y ait en plus ici un paquet d'invités venus chanter les chansons du duo susnommés et non des moindres : Wayne Coyne, Iggy Pop, Frank Black, Jason Lytle, Nina Persson, James Mercer, Vic Chesnutt, Julian Casablancas, etc. Bref, pas mal de beau monde. Tout commence pourtant plutôt bien, chaque invité ayant agréablement repris à leur compte les chansons écrites par Linkous. On croirait donc plutôt entendre Flaming Lips, Super Fury Animals ou Grandaddy plutôt que Sparklehorse. Mais le morceau qui se détache encore le plus du lot est celui chanté par le leader des Strokes, Julian Casablancas. "Little Girl" est une agréable surprise et ressemble au meilleur des Strokes mais version plage. Ensuite, le disque s'épuise un peu, à part peut-être "Insane lullaby" chanté par James Mercer, le monsieur Shins. Le titre de Frank Black est vraiment caca boudin, celui d'Iggy Pop est pas mal mais un peu facile, très période "The Idiot". Enfin les titres de Linkous en duo avec Persson et Suzanne Vega sont plutôt poussifs. Donc, au final, beaucoup de beau monde pour un disque honnête, sans plus. (Site officiel)
6/10

Chroniques :
Magic
W-Fenec
La tête à Toto

3 juillet 2009

Wavves - No Hope Kids

Ce sont de vrais branleurs, le clip est là pour en témoigner. D'ailleurs, aux dernières nouvelles, le groupe n'existerait peut-être déjà plus. La cause : une brouille entre ses 2 membres lors d'une pitoyable prestation pendant le festival Primavera Sound fin mai dernier à Barcelone.



Donc, peut-être pour la dernière fois, parlons de Wavves, responsables malgré tout d'un très bon disque de "garage-pop" chroniqué ici. En extrait "No Hope Kids".

La barbe à papa

Vous l'attendiez tous (si, si), voici la deuxième chronique honteuse du vendredi. Cette fois-ci, elle porte sur les barbus. Pourquoi les barbus me direz-vous ? Quelle curieuse idée ? Et bien, tout simplement parce que je suis moi-même barbu depuis plus de 2 ans maintenant et que je le vis plutôt bien. Mais quid des barbus dans la musique ? Attention, ce qui suit est fortement déconseillé aux âmes sensibles.

En France, c'est indéniable, la barbe n'a pas la côte. Elle reste encore associée au tristement célèbre Carlos. Et oui, celui qui "se mettait en salopette pour faire le sympa ..." (ceux qui ont déjà vu Monsieur Manatane doivent connaître la suite ;-) Celui qui est responsable de quelques hymnes navrants dédiés à la franche rigolade et camaraderie que n'auraient sûrement pas renier son alter ego, l'insupportable compagnon des samedis soirs de déprime à la télé, j'ai nommé Patrick Sébastien. Bref, en tout temps et en tout lieu, les Carlos semblent toujours avoir été des terroristes du bon goût, en témoigne ce "Tirlepimpon" de triste mémoire :


Comme si cela n'était pas suffisant, la barbe en France, c'est aussi ça :


Demis Roussos et ses slows qui tuent. Même si nous avons une excuse car le monsieur n'est en fait pas français mais grec. Ce qui dans le fond ne change pas grand chose au problème, mais c'est toujours bon d'avoir des excuses sous la main au cas où. Et puis, de toute façon, d'après les Inrocks, Demis Roussos, c'était pas si mal et en plus, ça pourrait redevenir à la mode ici. Je les laisse seuls maîtres de leurs opinions. Pour ma part, je reste quand même assez sceptique.

Mais, à l'étranger, la barbe, c'est pas forcément mieux :

ZZ TOP et son drôle de nom de groupe. Plus masculin, tu meurs.

Ou encore ça :

Les Bee Gees, là, on est plutôt dans le côté éfémminé. La barbe, c'est donc viril ... ou pas.

Mais alors qu'est-ce qui m'a donné envie de me laisser pousser les poils au menton ? Je ne sais pas. Peut-être autre chose, ça par exemple ?


<a href="http://www.joost.com/135c6px/t/Kings-Of-Leon-Molly-s-Chambers">Molly's Chambers</a>



A remarquer pour les 2 derniers groupes (ou artistes, Jason Lytle, l'ex-chanteur de Grandaddy chante désormais en solo), que depuis qu'ils ne sont plus barbus, leur inspiration semble un peu s'émousser.
En conclusion, si la barbe avait encore il y a quelques années une connotation assez ringarde, on ne peut nier qu'elle fait actuellement un grand retour en force, non ? L'avenir sera donc poilu ou ne sera pas. (J'aime bien ce genre de phrases définitives qui ne veulent absolument rien dire)
Sur ce, bon week-end à tous.

2 juillet 2009

Regina Spektor - Far


Bon, que les choses soient claires tout de suite, je vais encore dire du mal d'une chanteuse. A croire que j'en veuille particulièrement à la gente féminine ... A moins que je ne sois tout simplement plus sévère lorsqu'il s'agit d'une femme. Toujours est-il que je n'ai jamais franchement été emballé par la musique de Regina Spektor. Et ce n'est pas ce nouveau disque "Far" qui va changer la donne. Pourtant, à la première écoute, j'y croyais ... mais je me suis vite lassé. Pourquoi ? J'avoue que j'ai du mal à l'expliquer. Peut-être tout simplement, parce que je trouve sa musique un peu fade, un peu facile, trop commune. Même si on sent que de temps en temps, elle veut casser tout cela, avec sa voix notamment, qui peut subrepticement partir dans les aigus. Bon, je sais, c'est méchant, Regina Spektor, ce n'est quand même pas de la "soupe commerciale", mais bizarrement, je trouve que ça manque de personnalité. Un peu trop Kate Bush ou Tori Amos pour être foncièrement honnête. Pourtant, j'entends partout qu'elle a un caractère fort et qu'elle dépote en concert, ce qui à l'écoute de ses disques me paraît assez paradoxal. Et si finalement, les journalistes qui en disent du bien (Télérama ou Les Inrocks entre autres) ne seraient-ils pas avant tout tombé sous le charme de la femme plutôt que de celui de l'artiste ? (MySpace)

5/10

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1 juillet 2009

Revolver - Get Around Town

Des envies de grand air par ce chaud début d'été ? Voici "Get Around Town" de nos Revolver affutés :

Sonic Youth - Sacred Trickster

Premier clip tiré du nouvel album de Sonic Youth. La chanson s'appelle "Sacred Trickster" et le message pourrait être : "Fuck le système" ! Mais si tout cela n'était finalement qu'une vaste blague ... Sonic Youth : des punks désabusés ?

Revolver - Music For A While


Alors voilà encore un nouveau groupe de pop française qui chante en anglais. En plus, ils s'appellent Revolver, référence un peu trop évidente aux Beatles. La pochette fait d'ailleurs vraiment penser à un disque de ces années-là : les années 60, âge d'or de la pop. C'est donc infiniment casse-gueule comme démarche artistique : vouloir s'attaquer à l'inattaquable, tout de suite, dès son premier disque. Par contre, le titre "Music For A While" paraît en comparaison plus modeste et annonce un côté plus léger. Ben oui, tout ça n'est finalement que de la pop, juste de la musique qui fait du bien, à un moment donné. Quelque chose d'éphémère. Et ce disque fait exactement cet effet-là. Car parmi les 12 titres du premier album de Revolver, il n'y a pour ainsi dire rien à jeter. C'est indéniablement de la belle ouvrage : belles mélodies, arrangements soignés. Le bémol, ce sont sans doute les voix un peu trop sages et les textes un peu légers. Mais c'est sans doute le propre de la musique pop. On pourrait en effet faire les mêmes reproches aux Beatles. Alors ? Alors, je tiens là sans conteste un de mes disques préférés de ces dernières semaines. "A song she wrote" est par exemple une vraie petite perle mélodique. Plus que "Wolfgang Amadeus Phoenix", c'est donc ce "Music For A While" qui mérite la première place au palmarès des disques de pop made in France sorti en 2009. Et puis, ça faisait longtemps que je n'avais pas mis trois smileys. Une bien belle surprise. (MySpace)
8/10

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