Accéder au contenu principal

Florence And The Machine - Lungs


Aujourd'hui, je vais vous parler de la nouvelle chanteuse à la mode, elle s'appelle Florence Welch, elle est anglaise, elle a une jolie voix, son style est assez éclectique, son succès s'est fait en grande partie grâce au bouche à oreille sur le net, et pour couronner le tout, atout non négligeable, elle est belle, s'habille bien et possède son univers bien à elle (univers graphique, j'entends : pochettes, clips, etc, tous irréprochables). Bref, niveau marketing, c'est du costaud et taillé pour plaire aux bobos en tout genre. Niveau musical par contre, je suis beaucoup plus sceptique, car pour ma part, je trouve ça particulièrement fade. Cela ressemble à de la musique fabriquée par ordinateur, type ProTools, le genre de trucs qu'on entend de plus en plus et qui est complètement dénué de personnalité - ce qui expliquerait peut-être le "The Machine" présent dans le nom de son groupe. Du prêt à écouter, quoi. "Kiss With A Fist", pourtant l'un des meilleurs morceaux est une pâle resucée de "We're Going To Be Friends" des White Stripes, groupe qu'elle avoue adorer. Allez, à côté, la musique de Bat For Lashes me paraîtrait presqu'intéressante. (oh, oh, je sens que je vais me faire des amis ..., mais ce genre de mode commence un peu à m'énerver, car j'imagine en plus qu'on va la retrouver en couverture de beaucoup de magazines branchés.) (Site officiel)
4/10

Chroniques :
Bloglounge
The Guardian
My Good Zik

Commentaires

  1. Je pensais écouter une hype de plus et en fait non. J'ai bien aimé, beaucoup même et ça m'a pas mal rappelé Bat For Lashes comme toi mais là au moins je m'emmerde pas y a son lot de refrains accrocheurs!

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Nick Cave & Warren Ellis - Carnage

On continue le rattrapage des disques 2021 avec une sacré pointure, puisque j'ai nommé Nick Cave, sans doute le rockeur ultime. Celui qui a commencé punk arty au sein de Birthday Party et produit aujourd'hui parmi les disques plus sombres qui soient. Le décès d'un fils y étant évidemment pour quelque chose. Autant les deux précédents albums, les pourtant acclamés - mais comment attaquer un père inconsolable - " Skeleton Tree " et " Ghosteen " m'avaient laissé étrangement indifférent. Autant ce " Carnage " sorti cette fois sans ses Bad Seeds mais avec le seul Warren Ellis - décidément compagnon de tous les instants depuis quelques années - m'a tout de suite marqué. Par son dépouillement, par sa quasi absence d'effets, juste quelques délicats et déchirants arrangements venant ornés juste ce qu'il faut le spleen du sieur Cave. Il n'est plus question de masquer les faits sous un quelconque décorum mais d'affronter la vérité

Richard Dawson & Circle - Henki

  Qu'il soit seul, au sein de Hen Ogledd ou accompagné du groupe de heavy metal finlandais Circle, la musique de Richard Dawson présente la même singularité. " Henki " est donc le résultat de la drôle de rencontre entre le troubadour anglais à la voix qui n'est pas sans rappeler celle de Robert Wyatt - souvent à la limite de la justesse - et une de ses formations préférée, pourtant assez opposée de son univers folk médiéviste. L'album ne comporte que 7 titres, souvent très longs, histoire d'appuyer un style envoûtant aux influences multiples, à l'exacte jonction des musiques de Circle et de Dawson, et aux nombreuses fulgurances (mention spéciale pour les guitares de " Silphium "). Une fois de plus, il est très difficile de classer un disque de Richard Dawson, toujours à la frontière du kitsch et de l'expérimentation. Chaque titre a un nom de plante dont certaines ont disparu (cooksonia, silphium), comme pour célébrer son attachement à la natu

Baptiste W. Hamon & Barbagallo - Barbaghamon

Quand deux des plus talentueux songwriters français actuels se rencontrent, ça ne peut produire qu'un excellent disque. Baptiste W. Hamon et Julien Barbagallo réussissent l'audacieux pari de réunir leurs deux univers assez différents pour en tirer le meilleur. Le premier s'inscrit à la fois dans une tradition de chanson française (Jean Ferrat) et de country musique américaine (Townes Van Zandt) à l'ancienne. Le second plus "moderne" marrie l'électro d'un Sébastien Tellier et la pop d'un JP Nataf, assez éloigné au final de Tame Impala et d'Aquaserge, deux formations dont il est pourtant à l'occasion batteur. Le disque est construit à l'image d'un diptyque : une partie est l'oeuvre de Baptiste W. Hamon (" J'écoute l'eau ", " Ils fument ", " Maria "), l'autre de Barbagallo (" Le jour viendra ", " Nous nous reverrons ", " Le bleu du ciel "). Qu'ils se retro