12 janvier 2016

C'était beau oui, David Bowie.

Ca devait arriver. Ca arrivera un jour aussi pour nous. Ca devait arriver comme ça : un court SMS envoyé par maman et reçu dans le métro juste après avoir emmené les enfants à l'école. "Bowie est mort !!!" Voilà. Quand je disais que l'année 2016 commençait bien, je devais plaisanter. Bowie avait très bien orchestré sa carrière. Il semble aussi avoir orchestré sa mort, juste après son 69ème anniversaire et juste après la sortie de son nouveau disque, le bien nommé "Blackstar" qui résonne encore plus intensément maintenant (et dont les ventes devraient grimper davantage). Je disais il y a quelques jours que Bowie n'avait pas renoncé. Artistiquement oui évidemment. Pour le reste, il se savait bientôt perdu. Tout va donc s'arrêter là. Il n'y aura plus d'autres disques, même si ceux que j'écoute, ceux que nous écoutons avec maman, sont ceux des fameuses années 70, la décennie de tous ses chefs d'oeuvre ou presque, "Scary Monsters" et "Outside" exceptés. On se dit bien sûr que ça ne changera pas grand chose, que ses disques sont encore là, plus que jamais. C'est d'ailleurs, ce que nous a dit notre Lulu de 7 ans bientôt, pour essayer de nous consoler. Ses meilleurs albums appartiennent depuis un moment au passé, même si "Blackstar" est excellent. On sait qu'on écoutera encore "Hunky Dory", "Ziggy Stardust"  - mes deux préférés - et les autres jusqu'à notre mort. Bowie est devenu une partie indissociable de notre patrimoine musical et génétique. Il a été un agent déterminant de notre rencontre, avec maman. Ses chansons sont gravées en nous. Qu'il soit mort ou vivant ne change finalement rien. Il restera aussi les deux beaux concerts auxquels j'ai pu assister : celui aux arènes de Nîmes et l'autre à Bercy, au moment de la sortie de "Reality". Nous aurions aimé comme tous fans qui se respectent pouvoir l'approcher, le remercier personnellement de nous avoir aidé à vivre mieux. Au cinéma aussi, quand sa musique était présente, le film prenait une autre dimension (cf. les vidéos ci-dessous). Ce n'est pas un hasard. Une page se ferme donc. Le roi est mort. Vive le roi ? Bah non, il n'y a pas vraiment de descendance. Enfin, beaucoup trop, et aucune qui soit aussi indispensable et éclectique. Qui aurait pu sortir des albums aussi variés que "Blackstar", "Low", "Outside" ou "Young Americans" ? C'est peut-être mieux ainsi : Bowie restera unique. "See you in the next life" comme diraient ceux qui ont été un moment et un peu trop rapidement désignés comme ses successeurs.



6 commentaires:

  1. Et il auras suscité de belles émotions, comme ici. Comme si chacun d'entre nous, modestement, lui devait un pensée sincère mais pas bâclé.

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    1. Oui, un des rares à faire un quasi unanimité. Il faut dire qu'il a fait tellement de choses différentes que chacun peut y trouver son compte.

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  2. Très beau... Rien à ajouter. Il aura su mettre en scène sa mort, et j'espère que ça l'aura fait sourire de le savoir. Je pense et j'espère aussi qu'il se savait aimé à ce point et pour de bonnes raisons, et c'est réconfortant.

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    1. Merci. Oui, vu le nombre d'hommages, je pense qu'il se savait aimé. Je ne pense pas qu'il soit mort seul. Il a toujours su très bien s'entourer.

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  3. Très bel hommage. Suede comme successeurs de Bowie ? Je ne savais pas qu'on leur avait collé cette étiquette.

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    1. Bah oui, je trouve que sur certaines chansons, c'est assez flagrant. Surtout sur "Dog man star" qui sonne par moments très "Ziggy Stardust". Brett Anderson reconnaît lui-même que Bowie l'a beaucoup influencé et qu'il en avait d'ailleurs marre que les journalistes lui citent tout le temps cette source d'inspiration.

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