Accéder au contenu principal

Tindersticks - Buried Bones (1997)

Je sais que la Saint-Valentin est déjà passée depuis deux jours, mais comme on dit souvent, quand on aime, c'est tous les jours. Et quand on aime, il y a les Tindersticks. Forcément. Un dîner à deux, aux chandelles et leur musique en sourdine. Pas besoin d'en rajouter. L'ambiance est posée, suave et électrique. Stuart A. Staples est le plus grand crooner anglais de ces vingt dernières années, "Curtains" est le plus grand disque du groupe - enfin, mon préféré, de loin -, malgré la sortie imminente de "The Something Rain" en début de semaine prochaine. Parce que, pour une fois, un album des Tindersticks ne me fait pas bailler au bout de quelques chansons. Pour une fois, le groupe mettait un peu de kitsch et de légèreté dans sa mélancolie un poil neurasthénique. Comme sur ce magnifique "Buried Bones" chanté en duo avec l'actrice Ann Magnuson - la formation de Staples aime décidément le cinéma car il y avait déjà eu "A Marriage Made In Heaven" avec l'actrice lynchienne Isabella Rossellini et ensuite, il y aura des bandes sons pour les films de Claire Denis. Dans "Buried Bones", les Tindersticks nous parlent bien sûr d'amour, mais aussi de folie et de mort, symbolisés par les roses de la pochette et leurs épines. Evidemment. Tout est dit. Rideau.

I could take all the craziness out of you
That's what I loved you for
Take away all the oranges, greens and blues
That's what I loved you for

Take a look at me
You think it really could be that easy?
I mean, take a look at me
You think it really could be that easy for you?

I know about guys, I know where they live

And you're just the same
The ones that matter fight against themselves

But it's so hard to change
Hey, I could love you
Take all that love away from you
Hey, I could love you
Put you in this box I've made for two

Buried Bones by Tindersticks on Grooveshark 

So you could take all this craziness out of me
That's what you love me for
Well, I don't mean to laugh
But if you know all this
You must be halfway there

Well, like that dress tonight, you won't know as it falls from you
Turn around and it's winter, darling
Look in the mirror and it won't be you

So you're an old, old dog
You've been around the block

So many times
And it's the same old turns
Same old feelings straight down the line

Yeah, I can love you
Grab that leash and drag you to a place you'd never know

I know where my bones are buried
May take me a while, but I'd find my way home

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Lucie

L'autre jour, en lisant l'article intitulé « ça rime à quoi de bloguer ? » sur le très bon blog « Words And Sounds » - que vous devez déjà connaître, mais que je vous recommande au cas où cela ne serait pas le cas - je me disais, mais oui, cette fille a raison : « ça rime à quoi la musique à papa? ». Enfin, non, sa réflexion est plutôt typiquement féminine : trouvons un sens derrière chaque chose ! Nous, les hommes, sommes plus instinctifs, moins réfléchis. C'est sans doute pour ça que dans le landernau (je ne sais pas pourquoi, j'aime bien cette expression, sans doute parce que ça fait breton :-) des « indierockblogueurs », il y a surtout des mecs. Un mec est par contre bizarrement plus maniaque de classements en tout genre, surtout de classements complètement inutiles dans la vie de tous les jours. Pour ceux qui ne me croient pas, relisez donc Nick Hornby. Et je dois dire que je n'échappe pas à la règle, même si j'essaie de me soigner. J'ai, par exemple,

James Yorkston, Nina Persson & The Second Hand Orchestra - The Great White Sea Eagle

  Après la parenthèse de l'iguane, revenons à de la douceur avec un nouvel album de l'écossais James Yorkston et son orchestre de seconde main suédois - The Second Hand Orchestra, c'est leur vrai nom - mené par Karl-Jonas Winqvist. Si je n'ai jamais parlé de leur musique ici, c'est sans doute parce qu'elle est trop discrète, pas assez moderne et que leurs albums devaient paraître alors que je donnais la priorité à d'autres sorties plus bruyantes dans tous les sens du terme. Je profite donc de l'accalmie du mois de janvier pour me rattraper. Cette fois-ci, avant de rentrer en studio avec leur orchestre, Yorkston et Winqvist se sont dit qu'il manquait quelque chose aux délicates chansons écrites par l'écossais. Une voix féminine. Et en Suède, quand on parle de douce voix mélodique, on pense évidemment à Nina Persson, l'ex-chanteuse des inoffensifs Cardigans dont on se souvient au moins pour les tubes " Lovefool " et " My favorite

Top albums 2023

2023, fin de la partie. Bonjour 2024 et bonne et heureuse année à toutes et tous ! Je termine cette fois-ci un premier janvier, sur le fil, histoire de bien clôturer l'affaire, sans anticipation. Avant de vous dire qu'il s'annonce plein de bonnes choses musicalement parlant pour la nouvelle année, voici un récapitulatif de l'an dernier en 10 albums. 10 disques choisis le plus subjectivement possible, parce que ce sont ceux qui m'ont le plus emballé, le plus suivi pendant douze mois et qui je pense, me suivront le plus longtemps encore à l'avenir. 10- Young Fathers - Heavy, Heavy Ces jeunes pères de famille inventent une pop futuriste à partir de mixtures de TV On The Radio, Animal Collective ou autre Massive Attack. C'est brillant, novateur, stimulant, mais cela a parfois le défaut de ses qualités : notre cerveau est régulièrement en surchauffe à l'écoute de ces morceaux bien trop denses pour le commun des mortels, incapable de retenir autant de sons, d&