Troisième et dernier volet de ma semaine spéciale Nick Drake. Après, promis, c'est fini, j'arrête de vous bassiner avec lui. Une fois vous avoir parlé de sa discographie et de son existence toutes deux malheureusement très courtes et vous avoir renvoyé à une intéressante biographie si vous voulez en savoir plus, voici la dernière preuve s'il en était besoin que Nick Drake est devenu un classique, une icône. J'ai en effet recensé ci-dessous quelques reprises de ses chansons. Mille Small et Elton John sont les seuls à avoir franchi le cap alors que celui-ci vivait encore. Le second n'était alors qu'un chanteur de studio. C'était une pratique courante à l'époque pour les maisons de disques de faire appel à ce genre de chanteurs. Cela servait à mettre en avant un artiste de leur catalogue et à envoyer ainsi les démos à la presse spécialisée avant que le disque définitif ne sorte. Même si le panel des gens qu'il a inspirés est très varié - du jazz à
l'indie rock en passant par du rock plus dur - on se rend compte que
peu, au final, se sont frottés à l'exercice de la reprise. Car, reprendre du Nick Drake n'est pas chose aisée, sa façon si particulière de jouer et d'accorder sa guitare est un vrai casse-tête même pour les plus expérimentés. Le plus simple est alors de s'en éloigner pour mieux se le réappropier. Car, sous ses arrangements sophistiqués, sa musique reste éminemment mélodique, directe et universelle. Et puis, ayant lui-même créé une musique transgenre, il n'est finalement pas surprenant de constater qu'il a su toucher une audience si hétéroclite. Espérons maintenant qu'elle devienne encore plus large. Car c'est typiquement le genre de musique dont on ne tombe amoureux qu'une seule fois. A partir du moment où on y a goûté, elle ne vous lâche plus. Tout simplement parce qu'elle s'attaque à notre moteur à tous : le coeur.
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Tu bassines pas Vince, ta trilogie Drake est vachement bien. J'ai profité des récentes réédition pour remplacer mes vieux cd gravés chopés en bibli.LLle rose, le vert.. j'ai aucune préference, c'est si peu déjà..
RépondreSupprimerMerci pour la semaine.
Merci l'ami. Je recommencerai sans doute ce concept de semaine entière dédiée à un artiste. C'était exactement ça le but : faire découvrir ou redécouvrir. Donner envie. Tant mieux si ça a marché ;-)
SupprimerJe n'aurai qu'un seul mot : B-R-A-V-O !
RépondreSupprimerTrois billets riches et doucement émouvants sur un artiste au talent précieux, un des rares qui méritent son statut d'artiste-culte.
Well done, Vincent :)
Bon, je vois que c'était trop facile avec Nick Drake. Le gaillard fait une sacré unanimité ! La prochaine fois, je parle de Johnny Hallyday. Non, je déconne.
RépondreSupprimerMerci en tout cas pour ces sympathiques compliments ;-)
Je signale aussi Natacha Atlas qui a repris "River man" dans son dernier album "Mounqaliba".
RépondreSupprimerMerci ! C'est rajouté dans la playlist.
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