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Makthaverskan - II

A la vue de la pochette du disque et du nom du groupe, je m'attendais à tout sauf à ça : un groupe suédois qui pratique une sorte de post-punk ultra mélodique, dans la lignée de beaucoup de formations de rock indépendant du moment. J'imaginais quelque chose de plus brutal, sombre, lourd surtout. Pourquoi au final, si leur musique a goût de réchauffé, je suis amené à en parler aujourd'hui ? Parce qu'elle a un petit quelque chose que la plupart n'ont pas, ce petit grain de folie, cet amateurisme dans le son, cette production bancale. Parce que la chanteuse ne s'embarrasse pas de vouloir chanter juste. Parce que dès le premier morceau, l'admirable Antabus", elle nous balance un tonitruant et surprenant "Fuck You!". 
Parce que c'est de la twee pop, genre que j'affectionne particulièrement, jouée de manière punk. Parce qu'on sait bien qu'à l'avenir, les membres de Makthaverskan progresseront, maîtriseront mieux leurs instruments et disparaîtront. Parce que cette musique n'est pas faite pour ça. Parce que son charme réside dans sa fraîcheur, dans son instinctivité, son absence de calcul. Parce que les rencontres fortuites - le disque est sorti en 2013 et je suis tombé dessus par hasard grâce à sa récente distribution américaine - et éphémères sont souvent les plus belles.

Commentaires

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Lucie

L'autre jour, en lisant l'article intitulé « ça rime à quoi de bloguer ? » sur le très bon blog « Words And Sounds » - que vous devez déjà connaître, mais que je vous recommande au cas où cela ne serait pas le cas - je me disais, mais oui, cette fille a raison : « ça rime à quoi la musique à papa? ». Enfin, non, sa réflexion est plutôt typiquement féminine : trouvons un sens derrière chaque chose ! Nous, les hommes, sommes plus instinctifs, moins réfléchis. C'est sans doute pour ça que dans le landernau (je ne sais pas pourquoi, j'aime bien cette expression, sans doute parce que ça fait breton :-) des « indierockblogueurs », il y a surtout des mecs. Un mec est par contre bizarrement plus maniaque de classements en tout genre, surtout de classements complètement inutiles dans la vie de tous les jours. Pour ceux qui ne me croient pas, relisez donc Nick Hornby. Et je dois dire que je n'échappe pas à la règle, même si j'essaie de me soigner. J'ai, par exemple,

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Beak - >>>>

A peine remis du magnifique concert de Beth Gibbons, que nous apprenions la sortie surprise d'un nouvel album de Beak, groupe de Geoff Barrow depuis 2009 et la fin (?) de Portishead. Beak a la bonne idée d'intituler ses disques d'un " > " supplémentaire à chaque fois - on en est au quatrième - , comme pour dire que la formation est en constante progression, ce qui est assez vrai, tellement cette nouvelle mouture impressionne d'emblée. Les deux premiers titres, " Strawberry Line " et " The Seal " fixent la barre très haut. La production est toujours impeccable, avec une rythmique bien mise en avant, rappelant bien sûr le krautrock dont on sait que Barrow est amateur depuis " Third " chef d'oeuvre indépassable de Portishead, ce chant distant et ces chansons qui progressent lentement, créant ce climat de tension constante, dans l'attente de ce qui va suivre. La suite, moins immédiatement renversante, plus lancinante, nous