Accéder au contenu principal

The Crookes - Soapbox

Oui, je sais, enchaîner après la pop maniérée de Sam Mickens et le rock lo-fi de Boys Age, avec la musique calibrée des anglais de The Crookes originaires de Sheffield peut paraître incongrue. Mais il y a ici une époustouflante dynamique, le genre de rock qui semble conçu exprès pour la scène, les stades ou tout du moins les festivals - mais personne à ma connaissance ne les a programmé l'été prochain. On pense aux Arctic Monkeys pour les guitares sobres et diablement efficaces, à Franz Ferdinand pour le côté dansant. The Crookes sont un de ces groupes de plus en plus rares qui nous rappelle que la musique pop-rock simple, directe et mélodique reste l'apanage de la perfide Albion. "Soapbox", leur troisième disque, est une impressionnante suite d'hymnes à reprendre en chœurs.
Je vous mets au défi de résister de chantonner sur les épatants "Don't Put Your Faith In Me", "Before The Night Falls" ou "When You're Fragile". Cela fait un bien fou de redevenir de temps en temps des ados. Avec la vie devant soi, encore pleine de promesses et d'espoirs. On oublie souvent que le rock, c'est aussi ça.

Clip de "Play Dumb" :

Clip de "Holy Innocents" :

Clip de "Don't Put Your Faith In Me" :

Commentaires

  1. Chronique très juste. En effet c'est un groupe dont on ne parle peu, mais généreux et sincère. Très orienté Smiths et Housemartins, les Crookes (et non pas les Kooks comme le comprennent certains) ont su évoluer sur le troisième opus. Vu en concert la semaine dernière, c'était très bien. Live Report ici : http://www.merseyside.fr/the-crookes-fleche-dor-setlist-chronique-live-report-paris-2014

    RépondreSupprimer
  2. Merci pour cette découverte ! En effet, je ne connaissais pas, et j'aime beaucoup les trois extraits présentés.
    Le commentaire précédent pointe des influences Smiths et Housemartins, il ne me reste plus qu'à découvrir les albums complets de ce groupe !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...