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Teleman - Breakfast

Il faut bien avouer que parfois, je reste en accord avec les Inrockuptibles, ce journal autrefois béni, il y a une éternité déjà. Lors du dernier festival organisé par le célèbre magazine, il y avait une affiche qui, avec le recul, était plus alléchante qu'il n'y apparaissait : les revenants de Suede partageaient la soirée avec les jeunes pousses de Temples et de Teleman. Si les nouvelles chansons de Brett Anderson et de sa bande de coiffeurs souffrent de la comparaison avec celles de leurs débuts, il paraît que leurs prestations live restent d'excellente tenue. J'ai déjà dit tout le bien que je pensais des très stylés Temples. Teleman flirte moins avec le passé ou alors avec un passé plus proche de nous : les années 80. Ce premier disque fait penser au dernier Metronomy. La production de Bernard Butler dont on reconnaît le son caractéristique par moments comme sur "Mainline" - tiens, tiens, comme par hasard, le premier guitariste de Suede, responsable des grandes heures du groupe - est un tantinet trop propre. 
Mais cela ne dessert pas pour autant cette pop qui, sous des aspects inoffensifs, fonctionne très bien, c'est-à-dire rentre inopinément dans le ciboulot. Comme Temples. Comme quoi, ce n'est pas nécessairement la musique la plus alambiquée qui possède la plus longue durée de vie. 

Clip de "Cristina" :

Clip de "23 Floors Up" :

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