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Octave Noire - Néon

Ne vous fiez pas une fois de plus aux nommés des prochaines Victoires de la musique (bon, ok, on a connu pire aussi comme sélection), la chanson française se porte bien. Voilà que nous arrive entre les oreilles, un son qui, malgré les références évidentes : de Chamfort  - la voix - à Gainsbourg - la basse de Melody Nelson - en passant par Jean-Michel Jarre, Christophe ou plus récemment Sébastien Tellier -  s'avère au final assez nouveau et passionnant. Octave Noire chante peu et des paroles assez énigmatiques, parfois en anglais et répétées souvent ad libitum, comme sur l'excellent premier single et tube en puissance, "Un nouveau monde", qui ouvre ce disque ("Cent millions d'années. Une seconde. Une éternité. Pour faire un monde"). Les arrangements, à l'opposé, n'ont  pas peur de l'emphase, d'en faire trop. En résumé, on retrouve la pop symphonique, baroque et électronique française des années 70 mais avec un enrobage plus moderne.
Octave Noire était en décembre dernier aux Transmusicales de Rennes, indécrottables défricheuses de talents et c'est là que la plupart des gens l'ont découvert. La différence d'Octave Noire avec beaucoup de ses contemporains, c'est donc qu'il ne flirte pas avec le kitsch des années 80 mais celui-ci de la décennie précédente, autrement plus ambitieux. D'ailleurs, le monsieur a fait des études de musicologie à la Sorbonne et ça s'entend à la richesse de la texture sonore. Voilà encore un nouveau nom à suivre.

Commentaires

  1. Sympa ! La voix fait un peu Florent Marchet, en moins "chanté" (d'ailleurs Bambi Galaxy sonnait un peu comme ça). Pour le coup, j'aurais vu un chant au moins un peu plus puissant que ça avec une telle richesse dans les arrangements. Mais c'est vraiment pas mal

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