Accéder au contenu principal

Tristesse Contemporaine - Stop and Start

Voici une étonnante formation multi-culturelle : le chanteur est anglais d'origine jamaïcaine et ancien membre de Earthling, une des nombreuses formations éphémères de la vague trip-hop des années 90, la claviériste est japonaise et le guitariste suédois. Ils vivent tous à Paris. Je les ai pour ma part réellement découverts en première partie de Pulp, à l'Olympia en 2012 pour le dernier concert français du fameux quintet de Sheffield. Cette soirée fut inoubliable et Tristesse Contemporaine avait eu le mérite de ne pas se contenter du simple rôle de faire-valoir. Il y avait d'abord l'inquiétant masque d'âne que le chanteur arborait sur scène et puis cette musique envoûtante, sorte de Joy Division lo-fi matinée de soul et sans batterie.
Deux albums plus tard et notamment une collaboration avec la classieuse Barbara Carlotti, leur musique, à l'image de leur nom, ne respire toujours pas la grande gaieté, mais s'est étoffée, a surtout trouvé son style. Ce "Stop and start" est court, une petite dizaine de chansons de 2-3 minutes pas plus, mais c'est juste ce qu'il faut pour que les morceaux marquent de leur empreinte nos cerveaux. "Stop" and "start", voilà ce qu'ils nous poussent à faire. Inlassablement.

Commentaires

  1. Bonjour tout le monde
    Je m'appelle Mme Martine Pelosse , je vis au Québec et je suis une femme heureuse aujourd'hui. Ceci grace à un vrai preteur qui a sauvé ma famille et moi d'une situation financière très compliquée. Alors je recommande à toute personne recherchant un prêt vers lui , il m'a donné du bonheur à moi et ma famille, j'avais besoin d'un prêt de $ 300,000 pour les besoins de ma famille car je suis une veuve de quatre enfants . J'ai rencontré cet honnête prêteur qui m'a aidé avec un prêt de $300,000 , il est un homme craignant DIEU. Si vous avez besoin de prêt, s'il vous plait contactez-le, dites lui que Mme Pelosse qui vous a référé à lui. Contactez M. LAGACE par courriel : guylagaceloan@gmail.com

    Bien à vous.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Lucie

L'autre jour, en lisant l'article intitulé « ça rime à quoi de bloguer ? » sur le très bon blog « Words And Sounds » - que vous devez déjà connaître, mais que je vous recommande au cas où cela ne serait pas le cas - je me disais, mais oui, cette fille a raison : « ça rime à quoi la musique à papa? ». Enfin, non, sa réflexion est plutôt typiquement féminine : trouvons un sens derrière chaque chose ! Nous, les hommes, sommes plus instinctifs, moins réfléchis. C'est sans doute pour ça que dans le landernau (je ne sais pas pourquoi, j'aime bien cette expression, sans doute parce que ça fait breton :-) des « indierockblogueurs », il y a surtout des mecs. Un mec est par contre bizarrement plus maniaque de classements en tout genre, surtout de classements complètement inutiles dans la vie de tous les jours. Pour ceux qui ne me croient pas, relisez donc Nick Hornby. Et je dois dire que je n'échappe pas à la règle, même si j'essaie de me soigner. J'ai, par exemple,

Beak - >>>>

A peine remis du magnifique concert de Beth Gibbons, que nous apprenions la sortie surprise d'un nouvel album de Beak, groupe de Geoff Barrow depuis 2009 et la fin (?) de Portishead. Beak a la bonne idée d'intituler ses disques d'un " > " supplémentaire à chaque fois - on en est au quatrième - , comme pour dire que la formation est en constante progression, ce qui est assez vrai, tellement cette nouvelle mouture impressionne d'emblée. Les deux premiers titres, " Strawberry Line " et " The Seal " fixent la barre très haut. La production est toujours impeccable, avec une rythmique bien mise en avant, rappelant bien sûr le krautrock dont on sait que Barrow est amateur depuis " Third " chef d'oeuvre indépassable de Portishead, ce chant distant et ces chansons qui progressent lentement, créant ce climat de tension constante, dans l'attente de ce qui va suivre. La suite, moins immédiatement renversante, plus lancinante, nous

Top albums 2023

2023, fin de la partie. Bonjour 2024 et bonne et heureuse année à toutes et tous ! Je termine cette fois-ci un premier janvier, sur le fil, histoire de bien clôturer l'affaire, sans anticipation. Avant de vous dire qu'il s'annonce plein de bonnes choses musicalement parlant pour la nouvelle année, voici un récapitulatif de l'an dernier en 10 albums. 10 disques choisis le plus subjectivement possible, parce que ce sont ceux qui m'ont le plus emballé, le plus suivi pendant douze mois et qui je pense, me suivront le plus longtemps encore à l'avenir. 10- Young Fathers - Heavy, Heavy Ces jeunes pères de famille inventent une pop futuriste à partir de mixtures de TV On The Radio, Animal Collective ou autre Massive Attack. C'est brillant, novateur, stimulant, mais cela a parfois le défaut de ses qualités : notre cerveau est régulièrement en surchauffe à l'écoute de ces morceaux bien trop denses pour le commun des mortels, incapable de retenir autant de sons, d&