On continue les revues de concerts. Celui-là, c'est peu dire que ça fait longtemps qu'on l'attendait - enfin surtout moi. 2 ans de dates constamment décalées. Il faut croire que Dean Wareham tenait vraiment à venir jouer à Paris. Beaucoup d'autres ont finalement fini par annuler face aux vagues successives de COVID. On a cru souffrir au Petit Bain un mardi 19 juillet de canicule. Mais point du tout ou si peu, la salle était climatisée. Ces trois heures furent donc une agréable parenthèse de fraîcheur même si le chanteur et son groupe ne sont plus de première jeunesse. Comment, d'ailleurs, fait Britta Philips, bassiste et compagne de Dean pour paraître naturellement si jeune ? Comment l'ancien leader de Galaxie 500 a-t-il réussi à garder sa voix d'adolescent plus de trente ans plus tard ? Mais avant le concert tant attendu, on eût droit à une formation française de shoegaze, Pam Risourié. Je ne m'appesantirai pas sur le groupe et sa musique. Les gars ont l'attitude sans avoir les chansons qui vont avec. On sent des bonnes influences mais ça tourne vite en rond. On aurait assurément pu arriver plus tard. Galaxie 500, Luna, Dean and Britta, Dean Wareham, peu importe le groupe, le nom, avec qui, le gars, sa musique ont la classe. Naturellement. Pas besoin d'une quelconque attitude. Le contraste est énorme avec la première partie. Mais qui donc les a rassemblés ? Ce soir-là, il devait jouer en intégralité son disque que je préfère, toutes périodes confondues, "On Fire" de Galaxie 500. Mais il a finalement commencé par des nouveaux titres de son dernier disque solo. Belle entrée en matière, histoire de se chauffer, la voix surtout. Car il faut pouvoir chanter les couinements de son premier groupe, assez présents sur "On Fire". Sur "Another day", il laisse d'ailleurs sa femme au micro. Le jeu de guitare est aussi impeccable, plus assuré qu'au premier jour. Le tout finira par "Ceremony", excellente reprise de Joy Division/New Order, dans une version plus lente, plus élégante que l'originale. Un modèle du genre. Même pas un titre à lui. Par modestie. Quand je serai grand, je voudrais être Dean Wareham.
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...



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