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Walt Disco - The Warping


Ceux qui n'aiment pas la grandiloquence passeront rapidement leur chemin. Walt Disco est le genre de formation qui ne laisse pas indifférent et c'est tant mieux. Les membres du groupe s'annoncent comme queers et non genrés. "The Warping" est le second de ces écossais - j'étais complètement passé à côté du premier. Leur nom annonce aussi la couleur : de la disco avec les oreilles de Mickey. Plus sérieusement, leur style fait tout de suite penser aux Sparks, aux Associates (ils ont repris "Club Country") mais avec une voix plus grave aux accents parfois proches d'un Jarvis Cocker ou d'un Scott Walker. Les chansons sont aussi passées par le studio de Phil Manzanera, le guitariste de Roxy Music, autre influence évidente. Mais on pourrait aussi les affilier à la plus regrettable vague néo-romantique des années 80 (Duran Duran, Ultravox, etc). La différence c'est qu'ils y insufflent un son plus moderne, plus riche, plus arrangé. 

Les titres s'enchaînent tous semblables, tous différents, tous bons, sans baisse de régime. Ils ont joué dernièrement en première partie de OMD, ajoutant un peu de paillettes à l'électro-pop du duo culte. Ils reviendront à l'automne en France, seuls comme des grands : l'occasion de confirmer ou non sur scène les indéniables qualités entrevues sur disque. Me voici à publier sur ce blog de manière totalement disparate : ne pas se forcer à un rythme hebdomadaire me convient mieux. Je reviens uniquement que lorsque j'ai réussi à dégoter des sons qui me plaisent. Selon l'humeur, l'envie de musique et des nouveautés écoutées, cela peut mettre plus ou moins de temps. Ici, c'était au final, l'évidence même.



Commentaires

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Lucie

L'autre jour, en lisant l'article intitulé « ça rime à quoi de bloguer ? » sur le très bon blog « Words And Sounds » - que vous devez déjà connaître, mais que je vous recommande au cas où cela ne serait pas le cas - je me disais, mais oui, cette fille a raison : « ça rime à quoi la musique à papa? ». Enfin, non, sa réflexion est plutôt typiquement féminine : trouvons un sens derrière chaque chose ! Nous, les hommes, sommes plus instinctifs, moins réfléchis. C'est sans doute pour ça que dans le landernau (je ne sais pas pourquoi, j'aime bien cette expression, sans doute parce que ça fait breton :-) des « indierockblogueurs », il y a surtout des mecs. Un mec est par contre bizarrement plus maniaque de classements en tout genre, surtout de classements complètement inutiles dans la vie de tous les jours. Pour ceux qui ne me croient pas, relisez donc Nick Hornby. Et je dois dire que je n'échappe pas à la règle, même si j'essaie de me soigner. J'ai, par exemple,

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