30 novembre 2009

Mes indispensables : The Auteurs - New Wave (1993)


Dans la série "Mes indispensables", voici, après Suede, un nouveau disque qui risque de ne pas faire l'unanimité, car n'étant pas forcément reconnu comme un classique rock. Et ben oui, il faut bien que je me démarque de temps en temps :-) Il s'agit comme c'est marqué plus haut du premier album de The Auteurs, le premier groupe du dénommé Luke Haines, qui, après moult expériences sous divers noms, officie désormais en solo - son dernier album vient d'ailleurs de sortir et j'en reparlerais sans doute bientôt ici. Mais comme pour beaucoup, ce qu'il a fait de mieux, c'est encore et toujours son premier jet, c'est-à-dire ça : "New Wave", formidable condensé de pops mélodiques et teigneuses. 12 titres (13?) et pas un seul temps mort, pas un seul répit, pas un seul relâchement de facilité. Plus de 15 ans après, cet album tient encore largement la distance mais la carrière de Luke Haines n'intéresse plus grand monde et c'est bien dommage, car ce gars-là est sans doute une des plus belles plumes de la pop anglaise de ces vingt dernières années. D'ailleurs, en terme de plume, il l'a aussi assez accérée avec le bouquin qu'il a écrit en début d'année et dans lequel il règle ses comptes avec la britpop dont The Auteurs sont avec Suede l'un des groupes précurseurs. Vous trouverez sur ce blog quelques extraits croustillants de son livre Bad Vibes : Britpop and My Part in its Downfall.
Magnifique plongée dans l'histoire de la britpop et écriture corrosive et inspirée d'un gars qui ne joue pas la langue de bois ou odieux manifeste d'un grand fustré puisque grand oublié des chanteurs qui comptent par la critique et surtout par le public ? C'est à chacun de répondre. Pour ma part, je ne prendrai pas position, parce que le débat m'indiffère et parce que seule compte la musique, sa musique. Et à la réécoute de "New Wave", elle est toujours aussi excellente, même plusieurs années après. Ce qui est loin d'être le cas de la majorité de ses collègues de la Britpop de l'époque. A bon entendeur ...

Clip de "Show Girl" :

27 novembre 2009

Animal Collective - Fall Be Kind EP


Décidément, ces gars-là ne s'arrêtent jamais ... et nous rappellent au cas où il en était encore besoin qu'il faudra évidemment compter sur eux au moment de penser aux meilleurs disques sortis cette année 2009. Après un "Merriweather Post Pavillion" qui a beaucoup fait parler de lui dans les chaumières, voici un nouvel EP (cinq titres seulement mais plutôt longs), histoire de ne pas perdre la main et de ne pas laisser tomber l'inspiration. Car force est de constater qu'une fois de plus, c'est réussi et bien dans le prolongement de leur dernier disque, en fait. Un peu, comme l'avait fait plutôt les Pains Of Being Pure At Heart avec leur EP "Higher Than The Stars". Pour mon Top 2009, réponse quelque part aux alentours du 23 décembre prochain ... D'ici là, bon week-end à tous avec ou sans les Animal Collective ... (Site officiel)

8/10

Chroniques :
Les Inrocks
Magicrpm
Toujours un coup d'avance !

26 novembre 2009

Jeffrey Lewis & The Junkyard - To Be Objectified

L'univers bariolé et bricoleux de Jeffrey Lewis en clip pas cher (99 dollars ?). C'est "To Be Objectified" :

Jeffrey Lewis & The Junkyard - 'Em Are I

Retard, encore du retard. Ben, ouais, ce disque est sorti il y a déjà pas mal de mois et il n'arrive seulement que maintenant entre mes oreilles. Et en plus, c'est plutôt une bonne surprise que ce disque de Jeffrey Lewis, sorte de croisement entre le côté folk barré et déjanté d'un Daniel Johnston et pop-folk plus classique et classieux à la manière d'un Adam Green, sorte aussi de pendant folk au côté plus punk d'un Jay Reatard par exemple. Bref, un jeune américain qui ne se prend pas vraiment au sérieux et à l'univers plutôt sympatoche assez emprunt de bandes dessinées aussi, comme en témoigne la pochette de son disque. "'Em Are I" est de plus assez varié, passant de trucs limite country à des choses plus énergiques et sortant mêmes souvent du carcan couplet-refrain classique. En fait, on ne s'ennuie pas une seule seconde à l'écoute de ce disque et c'est plutôt une bonne nouvelle. Rien que pour ça, ce disque fait du bien. En plus, il permet de secouer un peu tout ce mouvement néo-folk souvent trop sage et prévisible finalement. Ici, rien de tel, c'est presque constamment surprenant et agréable. Rafraîchissant. (Site officiel)

8/10

25 novembre 2009

Babx - Bons baisers d'Islamabad

Même ses clips sont bien ! Pour ceux qui ne connaissent pas encore Babx, il est encore temps de s'y mettre, voici "Bons baisers d'Islamabad" :

Babx - Cristal Ballroom


Après Diving With Andy, voici un nouvel artiste nominé pour le prix Constantin, il s'agit de Babx. Et une fois de plus, c'est un bon disque. Peut-être pas aussi renversant que son premier sorti il y a trois ans, mais c'est toujours aussi léché et bien foutu. Ben oui, parce que ce gars-là est sans doute beaucoup trop méconnu, possédant pourtant un véritable talent d'écriture musicale et littéraire. "Cristal Ballroom" est donc quand même un ton en-dessous de son premier album éponyme, parce que moins personnel, plus froid et plus distant. Mais il suffit par exemple d'écouter les deux premiers titres de ce disque pour se rendre immédiatement compte de toute l'étendue de la palette musicale dont dispose le monsieur. C'est indéniablement de la belle ouvrage. Toujours aussi mélancolique avec des accents de cabaret déglingué à la Tom Waits, par moments. Normal, le guitariste Marc Ribot est invité ici sur quelques morceaux. Un Tom Waits peut-être, mais un Tom Waits à la française : plus romantique, plus lettré et plus intimiste. Au final, si son talent est toujours intact et gagne même peut-être en maturité, il manque pour moi ici l'émotion et les frissons que pouvaient faire passer des titres comme "Sous le piano de ma mère", "Tes lèvres" ou le formidable "Quand tu m'embrasses" du premier disque. (MySpace)

7/10

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RFI Musique
Musicactu
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24 novembre 2009

Diving With Andy - Sugar Sugar (le clip)

Et voilà le clip du très bon single des Diving With Andy :

Diving With Andy - Sugar Sugar


Et oui, en ce moment, je chronique pas mal de disques français, même si celui-là, s'il concerne un groupe hexagonal, est entièrement chanté en anglais. La musique est inspirée de celle des années 60. Une pop mélodique, mélancolique avec violons itou et qui n'est pas si banale qu'elle pourrait en avoir l'air à première écoute. Le single "Sugar Sugar" est diablement effiace, la suite de l'album n'est pas en reste non plus, avec une mention spéciale pour le très beau "Anna May". C'est suffisamment varié, subtil et en même temps facile d'accès, pour retenir l'attention et donner envie à l'auditeur d'y revenir. Les Diving With Andy ont d'ailleurs été retenu dans la sélection pour l'obtention du Prix Constantin, ici. Et malheureusement pour eux, c'est Emliy Loizeau qui l'a emporté, chanteuse dont j'avais déjà parlé , et dont j'avais aussi apprécié le dernier disque. Bref, un joli disque de pop sucrée, à l'image des pommes d'amour présentes sur la pochette et du titre idoine de l'album "Sugar Sugar". Joli oui, même si je sais, que ce disque ne passera pas forcément l'hiver dans mon MP3. Manque de personnalité ? Sans doute un peu, comme beaucoup de pourtant bons groupes pop "made in France" qui chantent en anglais. (Site officiel)

7/10

Chroniques :
Le choix de Mlle Eddie
Playlist Society
Les Inrocks

Black session de The Pains Of Being Pure At Heart le 23/11/2009


Il fallait que je les vois, ceux-là. C'était plus fort que moi. Et une fois de plus, merci à Bernard Lenoir (et à Michèle Soulier aussi bien sûr), qui, mine de rien, a réussi à faire venir dans son célèbre studio 105 de la Maison de la Radio, la plupart des nouveaux groupes qui ont compté en 2009 dans la catégorie révélation "indie pop", comme Soap & Skin, The XX, Girls, Wild Beasts et donc, The Pains Of Being Pure At Heart. J'ai déjà parlé pas mal de ce groupe ici, , et encore . Bref, vous vous en doutez sûrement, ils seront en bonne place dans mes classements de fin d'année. Je me devais donc de les voir sur scène pour juger de ce que ça pouvait donner "grandeur nature". Et ma foi, je n'ai pas été déçu. Pas forcément été surpris non plus. Non, ce groupe est comme je les avais prévus : simple, pop, mélodique, efficace, même si pas forcément très charismatique - le chanteur a une fâcheuse tendance à regarder ses pieds. Avec eux, le romantisme des années 80 est indéniablement de retour et ça fait plaisir. Pas prise de tête, leur musique est immédiatement accessible. Et puis, chose qui ne gâche rien, ce groupe dégage un véritable capital sympathie. Malgré leur encore faible répertoire (je parle en nombre de morceaux, bien sûr), ils ont joué l'heure syndicale et ont même fait un court rappel ensuite. Ce concert m'a donc rappelé si besoin était que leur premier album est diablement entraînant et sans véritable temps mort, à l'image de leur set d'hier soir. Bien sûr, ce n'est pas de la "grande musique" dans le sens noble du terme, ce n'est pas forcément toujours bien joué - comme la claviériste qui chantait parfois un peu faux, mais ça dégageait constamment une fraîcheur et une candeur bienvenues en ces temps moroses. Et puis, quel joli nom de groupe ! Une bien belle soirée en somme ...

Bon, là-dessus, je triche un peu parce que l'extrait live date de la veille, le 22 novembre au Point Ephémère, mais on n'est pas à une journée près, pas vrai ?


23 novembre 2009

Mes indispensables : The Fall - This Nation's Saving Grace (1985)


Un nouvel album de The Fall est prévu pour le mois de janvier prochain et je me disais donc qu'il serait pas mal de parler un petit peu du joujou de l'inénarrable Mark E. Smith. Joujou, car à part lui, je crois qu'il ne reste plus aucun des membres de la formation originelle plus de trente ans après. The Fall, c'est aussi une palanquée de disques, à raison d'une moyenne d'environ un album tous les ans, il paraît donc difficile aux communs des mortels de les avoir tous écouté, à l'exception peut-être des fans purs et durs. Alors, ce disque, "This Nation's Saving Grace" parut en 1985 est souvent présenté comme leur classique. Et je dois dire que c'est assez justifié, même si comme je l'ai fait comprendre plus haut, je n'ai moi-même pas écouté tout The Fall. Pour les novices, The Fall, c'est la quintessence du punk anglais. Pas le punk des Sex Pistols ou des Clash, non celui des "vrais" marginaux, des "bois-sans-soif", des bouseux, des éternellement mécontents limite anarchistes, mais sans une once d'attitude. Non ici, tout est vrai, pas le genre de la maison de se la raconter. Mark E. Smith ne chante pas, il ânonne, il marmonne, il gueule, crache sa bile contre l'humanité entière et c'est aussi ça The Fall (surtout ?). Sur ce disque, les titres sont longs, cinq minutes en moyenne, répétitifs, histoire que tout ça rentre bien dans les esprits. Et il y a des trucs évidents, ces gimmicks et riffs de guitares qui tournent en boucle et qui claquent sèchement : "Barmy" ma chanson préférée du groupe, "My New House", Paint Work" ou encore "Cruiser's Creek". Le genre de chansons qui une fois qu'on y a goûté vous reviennent inlassablement. The Fall, c'est le rock pas repassé, pas carré ni glamour pour un sou, tordu, cradingue, le punk de la rue.

Pour les avoir vu, en concert, je confirme que Smith a l'air de quelqu'un de véritablement antipathique - il paraîtrait qu'il chie sur la France et les français, encore plus même depuis la main de Henry ? -, insupportable, ressemblant à un espèce de vieillard de soixante-dix ans (il en a quand même vingt de moins) ravagé par l'alcool, limite clochard. En tout cas, il avait le don d'énerver son groupe, désormais composé de plus jeunes que lui, en débranchant ou déréglant leurs instruments en plein morceau. Après, on aime ou on n'aime pas le personnage. Mais force est de reconnaître que le bonhomme est un vrai génie lorsqu'il s'agit de pondre de ces rythmiques rock ultra efficaces. Son groupe, sans avoir jamais rencontré le succès qu'il mérite - d'ailleurs, comment ce type pourrait-il séduire un large public ? - est devenu un groupe culte. Pavement, Sonic Youth ou les Pixies lui doivent beaucoup. En ces temps de plus en plus conformistes et politiquement corrects, la musique de The Fall devient donc comme une valeur refuge. Indispensable !

Clip de "Cruiser's Creek" :


Live de "Couldn't Get Ahead" :

20 novembre 2009

Forest Fire - Survival


Bon, là-dessus, j'ai beaucoup de retard, car le disque est réellement paru en 2008, mais de manière assez confidentielle et est ressorti plus largement cette année - ouf, j'ai eu du bol, je peux donc l'estampiller "Disques 2009". Ils s'appellent "Forest Fire" et je suppose que cela n'a rien à voir avec la chanson du même nom de Lloyd Cole And The Commotions. Non, leur musique fait beaucoup plus penser à celle du Velvet Underground, avec un soupçon de Rolling Stones version ballade hallucinée et droguée période "Sticky Fingers" et "Exile on Main Street". C'est bien copié, mais bizarrement le reproche que l'on peut faire ici, c'est que c'est beaucoup trop court. Depuis quand écrit-on de telles ballades de 2 minutes seulement ? Normalement, ce sont des trucs qui ont pour but de durer, de prendre petit à petit possession du cerveau, puis du coeur - ou l'inverse. Là, à peine, a-t-on le temps de s'installer dedans que le titre est déjà fini. C'est n'importe quoi. Et les Girls par exemple, avec quelques unes de leurs chansons à rallonge l'ont d'ailleurs bien compris. Voilà donc, où nous en sommes avec ce disque : à la fin avec le sentiment étrange que tout ça n'a pas encore commencé. Mais peut-être n'est-ce pas vraiment un album ? Des débuts d'idées seulement, et encore largement copiées sur les illustres prédécesseurs mentionnés plus haut. On attendra donc la suite pour juger réellement du potentiel incendiaire de cette forêt en feu. (MySpace)

5/10

Chroniques :
Melancolia
Pinkushion
Millefeuille

Clarika - Moi en mieux


Suite du rattrapage du retard pris dans mes chroniques de disques de 2009, avec une fois de plus, un album sorti il y a déjà pas mal de mois. Bon, je dois vous l'avouer tout de suite, je n'aurais pas parler de Clarika ici, s'il n'y avait pas eu un excellent papier sur elle dans Télérama. Malheureusement à l'écoute de ce disque, je me dis que je n'ai pas forcément eu raison. D'écouter le dernier album de Clarika. Et oui, une fois de plus, je suis en désaccord avec l'avis de Télérama. Une fois de plus, je le trouve un peu trop sage. Comment peut-on mettre la note maximale aux derniers disques de Clarika et de la Grande Sophie tout en donnant moins à ceux de Dominique A et JP Nataf par exemple (je parlerais du dernier nommé très prochainement ...) ? Comment peut-on privilégier l'effet de mode, l'écriture éphémère même si pas désagréable des demoiselles à celle intemporelle et poétique des monsieurs ? Favoritisme pour la gente féminine ? Clarika, c'est Bénabar au féminin. Des textes foncièrement ancrés dans le quotidien et les petites habitudes de chacun, avec par-ci, par-là quelques trucs un peu plus politiques comme le premier titre "Bien mérité". Cela sonne souvent juste, mais ça ne touche malheureusement pas, parce que les textes sont trop simples, trop directs. Les mélodies sont pas dégueus non plus, mais comme je l'ai dit plus haut, à la manière d'un Bénabar (même si elle chante depuis plus longtemps que lui), rien de très original, bien dans l'air du temps, alternant morceaux enjoués (le pénible "Rien de tel") et morceaux plus calmes (le routinier "Lâche-moi"). Alors, certains vont trouver que préférant les chanteurs aux chanteuses, je suis un peu misogyne. Je vous répondrais que Daphné ou Barbara Carlotti, voilà Clarika en mieux. (Site officiel)

5/10

PS : La note, c'est juste pour montrer que je suis aussi capable en ce moment de donner autre chose qu'un 6 ... Tant pis pour son homologue La Grande Sophie qui a eu une meilleure note, je crois et qui ne le méritait peut-être pas. C'est vendredi et je suis ... vache.

Chroniques :
Les Inrocks
Francoscène
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19 novembre 2009

The Fiery Furnaces - Charmaine Champagne

Pour poursuivre avec les Fiery Furnaces et leur drôle de musique, voici un drôle de clip, qui leur va donc plutôt bien :

The Fiery Furnaces - I'm Going Away


Drôle de musique que ce nouvel album des Fiery Furnaces. Il paraît, en plus, que ce "I'm Going Away" est leur plus accessible. Ben oui, je suis désolé, mais je n'avais encore jamais écouté de disque de ce groupe avant celui-là. Leur style musical est en tout cas assez indéfinissable. C'est tantôt assez heurté, tantôt très fluide, mais la démarche est toujours ou presque originale. C'est donc pop, léger, puis un peu jazzy et plus expérimental par moments, avec une voix féminine aux sonorités presque "soul". Après ce constat de musique somme toute assez fuyante, difficile à apprivoiser, je dois admettre que j'ai d'abord eu du mal à savoir quoi en penser. Et puis, je me suis fié à mon instinct, qui m'a dit qu'il manquait tout de même quelque chose à ce disque. Une accroche, ne serait-ce qu'un morceau. Oui, il y en a bien "Cut The Cake", "Even In The Rain" ou "Ray Bouvier" qui sont de factures presque "classiques". Mais ça ne me transporte pas complètement, ça ne décolle pas vraiment. Un bon disque tout de même, que je rangerais un peu dans la même catégorie que le dernier Sunset Subdown, par exemple, même si les styles sont assez différents. Il y a des choses et des idées que j'aime vraiment dans ces deux groupes, mais en même temps, il reste malgré tout quelques tics qui m'agacent un peu dans leur musique. Sans doute, cette envie, cette recherche quasi continue de l'originalité, qui est mise trop en avant, au détriment des morceaux et de l'émotion qu'ils pourraient procurer. En d'autres termes, pourquoi faire compliqué quand on pourrait faire simple ? (Site officiel)

6/10

Chroniques :
Popnews
Les passions de Fab
Chronicart.com

18 novembre 2009

Animal Collective - In The Flowers

Bientôt la fin de l'année et donc l'heure des bilans et autres tops en tout genre. Le dernier disque des furibards d'Animal Collective sera sans doute bien placé un peu partout sur la blogosphère et ailleurs. En attendant voici le nouveau clip extrait de "Merriweather Post Pavillion", il s'agit d'un des meilleurs morceaux : "In The Flowers". Le clip, comme d'habitude, est à l'avenant ;-)

Bosque Brown - Baby


Cela arrive parfois, des matins, comme ça, où on a finalement pas grand chose à dire. J'ai écouté l'album "Baby" de Bosque Brown sur les conseils de quelques blogueurs bien avisés, et, ma foi, c'est bien. Son album s'inspire de la musique américaine un peu traditionnelle, mélange de folk, de country, de blues, de gospel - le genre de trucs qui pourraient très bien être chantés dans une église - avec une belle voix féminine un peu rugueuse, dans l'esprit des derniers disques de Cat Power, finalement, comme "The Greatest" par exemple. Mais, une fois de plus, c'est bien, mais ce genre de musique m'ennuie un peu. C'est du déjà entendu des milliers de fois, difficile de se démarquer dans ces cas-là. Et comme, ça ne se démarque pas vraiment, difficile d'en parler sans dire des banalités. Bref, un bon disque d'americana comme on dit, un de plus, qui ne révolutionnera toutefois pas le genre. (Site officiel)

6/10

Chroniques :
The Man Of Rennes Steals Our Hearts
Popnews
Millefeuille

17 novembre 2009

The Very Best - Warm Heart Of Africa


Si vous avez aimé le côté world music du premier album des Vampire Weekend (on peut d'ailleurs entendre leur chanteur sur le titre éponyme de l'album) ou si vous êtes adeptes de musique africaine dans la lignée de ce que peuvent faire Amadou & Mariam par exemple, et bien, vous allez aussi aimé ce trio : The Very Best, rien que ça. C'est typiquement le genre de groupe aux sonorités africaines qui plait aux fans de rock indé, car si le rythme et le chant sont africains, les sonorités sont plus occidentales : de la musique black pour petits blancs becs en quelque sorte. Et pourtant, je dois être un inconditionnel, car ce n'est pas le genre de musique dont je raffole. Je trouve cela sympathique, mais à vrai dire, cela me gave assez radipdement. Et c'est malheureusement un peu le cas ici, même si j'avoue que "Warm Heart Of Africa" est un bon disque dans le genre, plutôt bien fait et assez efficace, en témoigne, la chanson "Rain Dance" avec M.I.A., qui pourrait devenir un tube. Bref, oui, je sais, je n'ai pas des goûts très éclectiques, même si j'essaie de me soigner en écoutant des choses assez variées. Mais voilà, on ne se refait pas et les gens qui arrivent à écouter en boucle tout type de musique, me sidèrent toujours autant. (MySpace)

6/10

Chroniques :
Le Choix de Mlle Eddie
The Gardian
Pitchfork

16 novembre 2009

Mes indispensables : Joy Division - Unknown Pleasures (1979)

Retour aux affaires après une nouvelle petite pause, mais quand l'envie n'est plus aussi présente, ça fait du bien de s'arrêter quelques jours, comme ça. Retour donc, avec ma série d'indispensables et pour fêter dignement la mise en ligne récente sur Dailymotion (en VO sous-titrée s'il vous plaît) du très bon documentaire de Grant Gee sur le groupe, voici le premier album des désormais mythiques Joy Division. Mythiques, oui, car il faut bien avouer que depuis quelques temps, on n'arrête pas de parler d'eux, après notamment l'excellent film "Control" sorti il y a une paire d'années, relatant la carrière météorite du groupe. Joy Division est devenu une valeur étalon, parce que leur style est indéniablement redevenu à la mode. Interpol, Editors, White Lies et j'en passe ont repris plus ou moins habilement le flambeau. Et à la lumière de ce revival, on s'aperçoit que les maîtres et aussi les précurseurs de cette cold-wave, c'était eux, Joy Division et notamment ce premier disque, leur plus rock, "Unknown Pleasures", plus tout à fait punk, pas encore new-wave. Et puis, il y a forcément l'épisode dramatique du suicide de leur chanteur charismatique Ian Curtis. Ce chanteur qui vivait sa musique, sa vie en générale, de manière sans doute trop intense et qui, malheureusement pour nous, s'est consumé beaucoup trop vite. Tout est donc réuni pour que Joy Division devienne culte. Et il aura fallu attendre près de 30 ans, pour qu'ils aient en plus une certaine reconnaissance un peu plus "grand public" et un statut de groupe rock inattaquable. C'est donc devenu presque banal de dire qu'on adore ce groupe. Pourtant, à la réécoute de ce "Unknown Pleasures", on est toujours aussi terrifié. Terrifié par la brutalité du ton, par le côté rêche et abrupte de la rythmique, par l'amplitude et la maturité de cette voix venant pourtant d'un presque "gamin" de vingt ans, par la noirceur de son propos, par cette descente aux enfers programmée qui connaîtra son apogée avec le second et dernier album "Closer", mais qu'on aperçoit déjà ici, notamment dans le terrible morceau final. Curtis ne feint pas, l'avenir nous le dira rapidement. Et une aussi évidente franchise marque de manière indélébile.
Malgré l'unité de ton qui règne ici, chaque morceau a son style et son ambiance particulière. "Disorder" comme "She's Lost Control" (aaah, ces premières notes ...) sont sans doute les morceaux les plus évidents du lot, les plus immédiats. "I Remember Nothing" est une lente complainte triste et désespérée, "Interzone" un brûlot punk. "Insight" est plus pop, plus proche de ce que feront plus tard les autres membres du groupe par le biais de New Order. A travers Curtis, les années 80 tenaient à leur manière, leur Jim Morrison : plus humble (et donc plus confidentiel ?), plus mélancolique, mais aussi mystérieux.

"She's Lost Control" :


Et le fameux documentaire de Grant Gee :

12 novembre 2009

Alec Ounsworth - Mo Beauty


Après l'album du chanteur des Strokes en solo, voici celui de Clap Your Hands Say Yeah, autre groupe majeur de la décennie rock finissante. D'ailleurs, le premier album du groupe fait déjà partie de ma liste de disques indispensables, ici. Mais la différence entre Julian Casablancas et Alec Ounsworth réside dans le fait que le groupe du premier nommé n'est à priori pas encore mort, ce qui semble être le cas de celui du second : dommage ! Mais pour en revenir à leurs albums solos respectifs, celui de Ounsworth est supérieur à tout point de vue, il ne laisse pas de place à la facilité, comme l'autre. On retrouve évidemment la voix si particulière du chanteur qui devrait une fois de plus faire fuir ceux qui ne la supportent malheureusement pas. Quant à la musique, c'est moins rock, moins pop et plus folk tout en étant plus travaillée que celle des CYHSY. C'est pas mal, mais sans plus. Il y a quelques trucs sympas comme la jolie ballade "Holy, Holy, Holy Moses (Song for New Orleans)" ou la très belle rythmique de "South Philadelphia (Drug Days)", mais ça ne me transporte pas vraiment. Pas un disque raté non, loin s'en faut, juste un honnête disque qui ne restera pas non plus gravé dans les annales. (MySpace)

6/10

Chroniques :
La Quenelle Culturelle
Magicrpm
One Thirty BPM

11 novembre 2009

Grizzly Bear - Ready, Able

Troisième clip extrait du dernier Grizzly Bear présenté ici, mais quand on aime, on ne compte pas et puis celui-là est particulièrement magnifique (comme la chanson d'ailleurs ):

10 novembre 2009

Julian Casablancas - Phrazes For The Young


Allez, aujourd'hui aussi, c'est deux chroniques de disques pour le prix d'une. Et le second, c'est celui du chanteur des Strokes, Julian Casablancas. C'est son premier essai en solo, ça s'appelle "Phrazes For The Young" et cette fois-ci, autant vous prévenir tout de suite, je vais être assez méchant, parce qu'il ne faut pas se voiler la face plus longtemps, c'est quand même tout pourri. Qu'est-ce qui a bien pu lui passer par la tête pour nous pondre un truc pareil ? Pourtant, dans mes souvenirs, les Strokes, c'était plutôt bien, voire excellent même, notamment sur leur premier album "Is This It ?" Bon, c'est vrai qu'ils avaient déjà nettement baissé par la suite, mais là, quand même ... Qu'est-ce que c'est que ces synthés ringards et ces mélodies plan-plan ? Alors, oui, on reconnaît cette voix trainante et un peu nasillarde, qui a eu son petit charme autrefois. Mais, si le premier Strokes épatait par son étonnante maîtrise, celui-là stupéfie plutôt par sa puérilité et met plutôt en avant le côté jeune branleur qui aurait dû bosser un peu plus ses compos. Bref, en un mot comme en cent, c'est de la soupe et pas de la bonne ... Rock, oui peut-être, mais rock FM. Les Strokes sont bien partis pour connaître une trajectoire à la Placebo ou à la Muse (et aussi à la Interpol ?). Triste perspective, en somme : les mélodies au rabais, les biftons avant tout. (Site officiel)

4/10

Chroniques:
Zikéo
VoxPopMag.com
Gonzaï

Saule - Personne (live)

Et voilà le titre de Saule chanté avec Dominique A, sauf qu'ici, justement, il n'y a pas Dominique A et que c'est en live accoustique aux Francofolies. Pour info quand même, ce titre n'est pas l'oeuvre de Dominique, mais bien celle personnelle de Saule. Preuve est donc faite qu'il y a aussi ici du talent :

Saule - Western


Bon, je vois déjà certains qui vont dire que je parle de ce disque de Saule, jeune chanteur belge, parce qu'il y a dessus un duo avec ... Dominique A, évidemment :-) Et ils auront raison, mais bon, c'est une manière comme une autre de découvrir d'autres artistes que de suivre le parcours de celui qu'on préfère. Et je ne serais sans doute pas objectif en disant que "Personne", le fameux titre en question est indéniablement le meilleur du lot, le plus ample, le plus rock, celui qui claque le plus. Et le mettre comme ça en début de disque est, en plus, une vraie bonne idée. Bon, le reste de l'album n'est pas mal non plus. J'ai d'abord trouvé ça assez fade, très "variétoche" dans le mauvais sens du terme, puis je m'y suis habitué et je dois dire que quelques chansons font quand même leur petit effet pas négligeable. "Futur" notamment, est très bon. Le tout est emprunt de mélancolie ("Saule pleureur" évidemment ;-) , mais les tons et les styles des morceaux sont assez variés, un peu dans l'esprit de ce que peut faire M par exemple, mais en plus triste, donc. Et puis, les arrangements qui, à priori, peuvent sembler assez communs, apparaissent au fil des écoutes pas si évidents que ça. Bref, c'est ma foi, une assez belle découverte que ce Saule-là. (Site officiel)

7/10

Chroniques :
Benzine Magazine
Télérama
Francoscène

9 novembre 2009

Mes indispensables : Lou Reed - Berlin (1973)


Bon, aujourd'hui, difficile de passer à côté, on commémore le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin. Alors, pour tomber pile-poil raccord avec l'actualité, je vais parler ce matin, dans mes indispensables, du chef d'oeuvre de Lou Reed, "Berlin" sorti en 1973, album conceptuel racontant l'histoire d'un couple de junkies, Caroline et Jim, sur fond de "rideau de fer". Ce disque est passé un peu inaperçu à l'époque, ne renouvelant malheureusement pas le succès de son précédent "Transformer" écrit en collaboration avec Bowie. Pourtant, quelques décennies plus tard, c'est sans doute ce "Berlin" que l'histoire retiendra ou plutôt que son auteur a retenu. En effet, c'est ce disque que Lou Reed a rejoué dans son intégralité lors d'une récente tournée. Tournée à laquelle j'ai pu assister et qui m'a malheureusement, profondément déçu - et aussi accessoirement vidé mon portefeuille -. Lou Reed - à l'instar d'un Polnareff chez nous, toute autre comparaison mise à part - a fait de la gonflette, est devenu plus musclé, autant physiquement que musicalement. Son concert y a donc gagné en testostérone, ce qu'il a perdu en fragilité et émotion. Non, le "Berlin" que j'admire, ce n'était pas ça : ce guitariste insupportable, qui l'accompagnait, avec ces solos de guitare très "hard rock FM", cette mise en scène à l'américaine, et cette musique "en force", sans finesse. Ce n'est pas ces "Lady Day", "Mens Of Good Fortune", "Caroline Says I", etc, que j'écoutais en boucle seul chez moi et qui me touchaient toujours autant malgré les années. Un grand disque de pop orchestrée et poétique mais malade, tordue, triste et sans espoir. Le compagnon idéal des coups de blues ou autres coups de "moins bien". Mais cela est sans doute bien loin du Lou Reed actuel. Il ne faut sans doute jamais essayer de faire revivre sa jeunesse.
En faisant le parallèle avec l'anniversaire de la chute du mur, si finalement, on en parle autant aujourd'hui, c'est aussi peut-être parce que c'est quelque chose qui nous manque désormais, ce besoin de révolte, de communion populaire, cette recherche de noble combat. Avec sa tournée "Berlin", Lou Reed avait aussi envie de fêter cette sorte de "paradis perdu", son inspiration disparue. Ce confort d'adulte "petit-bourgeois" a remplacé sa jeunesse rebelle. Mas heureusement pour lui, cette dernière restera tout de même éternelle, grâce à des disques comme "Berlin".

Extrait de "Lady Day", lors de la tournée "Berlin", film réalisé par Julian Schnabel avec Emanuelle Seigner.


"Berlin" en live en 1972 :


6 novembre 2009

Sufjan Stevens - The BQE


Bon, voici donc le deuxième disque chroniqué aujourd'hui et comme prévu, c'est uniquement instrumental. Mais si pour Fuck Buttons, on était dans l'ambiance rave party technoïde. Cette fois-ci, c'est nettement plus tranquille et feutré, ambiance musique classique et "pas un bruit dans la salle". Pourtant, Sufjan Stevens n'est pas vraiment coutumier du fait. Bien sûr, on retrouvait déjà tout un tas d'instruments "classiques" dans ses précédentes compositions, mais employés de manière plus pop. Et puis surtout, il y avait sa voix. Ici, les instruments sont nus et du coup, le droit à l'erreur est nettement moindre. "The BQE" est donc plutôt un disque pour écouter chez soi, allongé sur le canapé, à l'inverse de "Tarot Sport". Mais, parce qu'il y a un mais, le résultat est ... comment dirais-je, assez fade, ça manque de "peps", ça ressemble même parfois à ces musiques faciles de films hollywoodiens, faites uniquement pour provoquer l'émotion chez le spectateur. J'attendais de lui, une musique avec un peu plus de corps, moins évidente en fait, dans l'esprit de la fin du magnifique "You Are The Blood" sur la compilation "Dark Was The Night" sortie en début d'année. Mais à sa décharge, sortir une nouvelle oeuvre d'inspiration classique aujourd'hui, qui tienne la route, n'est jamais chose aisée. Et malheureusement même le talentueux Sufjan Stevens n'y ici est pas vraiment parvenu. Son "BQE" sonne comme un exercice de style un peu vain, oeuvre d'un artiste sans doute devenu quelque peu mégalo. Sauce barbecue plutôt que chantilly, donc. Et tant pis pour les lecteurs fans du bonhomme :-(

5/10

Chroniques :
Esprits Critiques
Pitchfork
Foutraque.com

Fuck Buttons - Tarot Sport


Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, deux disques seront chroniqués. Histoire de rattraper un peu de retard et de tenir mon objectif de 150 disques pour l'année 2009. Les deux albums du jour sont complètement différents d'un point de vue style musical mais ont quand même un petit point commun : ce sont deux albums entièrement sans parole. Le premier ? Il s'agit des Fuck Buttons avec "Tarot Sport" et on peut dire que le groupe porte bien son nom. Car de boutons, il est ici question, car c'est de la musique électronique, de synthèse, mais "fuck", sale, tordue, tarabiscotée. Il n'y a que 7 morceaux, ils sont pour la plupart longs, lentement évolutifs, toujours hypnotiques. "Tarot Sport" porte aussi bien son nom. Le tarot pour voir le futur ou le tarot pour le jeu ? Un peu des deux, mon capitaine. Les deux anglais semblent s'amuser comme des petits fous à chercher la musique de demain. "Sport" indéniablement, parce que ce son est physique et fait pour bouger. Pourtant, même si j'admets que cette musique a le mérite de l'originalité, ce n'est pas le genre de truc que j'écoute facilement chez moi, à l'aise, allongé dans mon canapé. Bref, un disque de djeuns ... et je suis trop vieux pour ça ;-) A tout à l'heure, pour le deuxième disque ... Je vous laisse deviner lequel ? J'ai quand même donné quelques indices. (Site officiel)

6/10


Chroniques :
Des oreilles dans Babylone
I left without my hat
Fluctuat.net

5 novembre 2009

Dominique A - Le Bruit Blanc de l'été

Pour continuer avec la chanson d'ici, voici le concert à emporter d'un de nos meilleurs représentants et ça faisait déjà un moment que je n'en avais pas parlé (si, si) : Dominique A, bien sûr. Avec le simili-tube "Le Bruit Blanc de l'été". Merci la Blogothèque pour ces beaux moments :

Sonic Youth (14/15) : Rather Ripped

Bientôt la fin de ma rétrospective sur Sonic Youth avec ce "Rather Ripped", avant-dernier album en date du groupe - j'ai déjà parlé du dernier paru cette année ici. La prochaine étape consistera à faire un modeste bilan de carrière à ma façon ainsi qu'à parler des disques "moins" officiels du groupe. En attendant, voici donc ce qui est peut-être le disque le plus accessible de Sonic Youth, le plus pop, mélodique, avec les guitares les plus claires, les moins sales. Forcément, ce n'est pas pour me déplaire - et oui, je ne suis pas un fan "classique" du groupe qui préfère sans doute les disques les plus barrés et expérimentaux. Il n'empêche, force est de constater qu'il y a ici quelques titres imparables comme le single "Incinerate", "Jams Runs Free" ou encore le plus étiré mais non moins excellent "Pink Steam". Bref, "Rather Ripped" est indéniablement l'un de mes disques préférés de Sonic Youth. Je trouve qu'ils y font preuve d'une vraie maîtrise mélodique, chaque morceau sortant en plus allégrement du carcan standard couplet-refrain, évoluant constamment au fil des minutes, sans perdre en cours de route de leur efficacité. Ce disque forme avec le précédent "Sonic Nurse" un joli diptyque, qui m'a fait vraiment aimer ce groupe, sans doute la porte d'entrée la plus agréable et facile vers l'univers exaltant de ce groupe devenu au fil des années éminemment culte. Même dans les années 2000 et près de 30 ans après ses débuts, Sonic Youth est toujours aussi indispensable.

Live de "Incinerate" :

4 novembre 2009

Holden - Dans La Glace

Pour répondre aux fans "hardcore" d'Elodie Frégé, qui, semble-t-il, sont nombreux à venir ici, (faire une cure de bonne musique ? Non ne frappez pas, je plaisante bien entendu ;-), voici entre autres, la chanson française que j'apprécie : Holden, responsables pour moi d'un des meilleurs disques français de l'année. Inventifs et légers comme ce "Dans la glace" ...






Benjamin Biolay - La Superbe (le clip)

Après "La Superbe" l'album, voici "La Superbe" le clip, dans lequel on retrouve Biolay bien sûr au côté de la danseuse Marie Agnès Gillot. Aaah, Benjamin et les femmes ... (merci au Da Pingui WebLog pour le "petit" clip)

Atlas Sound - Logos


Bradford Cox est un homme pressé : quand il ne sort pas de disque avec son groupe Deerhunter - l'excellent "Microcastle" de l'année dernière - c'est à son projet solo Atlas Sound qu'il travaille. Voici donc "Logos", les fruits de ce travail de laboratoire personnel. Il ne faut pas se le cacher, le bonhomme est devenu en quelques mois la coqueluche des blogs de rock indépendant et son nouveau disque était donc attendu comme le messie, seul ou presque capable de rivaliser avec Animal Collective sur le terrain de l'expérimentation sonore et du futur du rock. D'ailleurs, sur ce "Logos", on entend Panda Bear, un des membres les plus influents d'Animal Collective, sur le fabuleux et lumineux "Walkabout". A l'écoute de ce titre, on en vient à rêver d'un vrai projet en duo entre les deux hommes sur toute la longueur d'un album. Car je trouve que ce "Logos" n'est sans doute pas à la hauteur de toutes les espérances que certains ont pu mettre en lui - même si un magazine comme Magic parle déjà d'un possible meilleur disque de l'année. "An Orchid" est une très belle chanson, triste à souhait, digne de figurer en bonne place sur le dernier Deerhunter, "Shelia" est une formidable pop-song (déclaration d'amour à sa femme ?), "Quick Canal" fait penser au meilleur Sigur Ros. Mais "The Light That failed" qui débute le disque est par exemple trop long et un peu vain, "My Halo" commence bien, puis se noie un peu dans des bidouillages inutiles. Bref, ce n'est qu'à moitié réussi, même si, au fil des écoutes, on se surprend à réévaluer le disque, progressivement. Bradford Cox seul reste donc un ton au-dessous de ses idoles Animal Collective, mais aussi du dernier essai de son groupe Deerhunter. (le blog de Bradford Cox)

7/10

Chroniques :
Les Inrocks
Magic
HopBlog

3 novembre 2009

Benjamin Biolay - La Superbe


Tiens, revoilà, notre Miossec des beaux quartiers, cette tête à claques de Benjamin Biolay. Et force est de constater une fois de plus que son nouveau disque est plutôt bon. Alors, bien sûr, ça commence à être un peu toujours les mêmes recettes, ça sent parfois un peu la facilité et le dilettantisme, mais c'est normal vu que cette fois-ci le bonhomme n'a pas fait les choses à moitié en proposant ni plus ni moins qu'un double album de 23 titres. En tout cas, il nous la joue toujours trentenaire dépressif, pas sûr de lui et ne croyant plus en rien. Avec lui, on ne sait jamais si c'est du lard ou du cochon : dépressif oui, peut-être, mais difficile de croire que le gaillard soit réellement mal dans sa peau. Surtout avec les conquêtes féminines que la presse people lui prête. Obsédé, ça oui, il ne s'en cache pas. Il faut d'ailleurs sûrement l'être pour écrire un album entier à la fade (mais très belle, il faut bien l'avouer) Elodie Frégé. Pour en revenir à Miossec, son influence saute ici particulièrement aux yeux ("Si tu suis mon regard", "Tout ça me tourmente", etc), peut-être encore plus que celle de Gainsbourg. Quelques titres sortent du lot comme le magnifique morceau d'ouverture "La Superbe" - qui est d'ailleurs aussi le titre de l'album - ou le Bashungien "Night Shop" - la nuit je mange ? -. Bref, encore un très bon disque d'un artiste qui nous prouve une fois de plus, qu'il est bien difficile d'avoir de bonnes raisons de le détester. (Site officiel)

8/10

Chroniques :
Le Monde
Good Karma
Slash-Taste

2 novembre 2009

Mes indispensables : Radiohead - In Rainbows (2007)

Et si, finalement, c'était ce dernier "In Rainbows", le meilleur disque de Radiohead ? Meilleur encore que le pourtant inégalable "OK Computer" ou que le (trop?) surestimé "Kid A" que Pitchfork a lui-même placé en tête des disques de la décennie ? Même si, ils avouent en cachette que peut-être : "...I actually think it might be their best". (Voir la petite chronique du disque en question en 21ème place, tout de même, du dudit classement. J'imagine d'ailleurs que cette 21ème place doit résulter du fait qu'ils se sont eux-mêmes interdits de mettre deux disques du même artiste dans les 20 premiers ... De même, le fait de ne pas mettre "Hail To Thief" dans les 200 doit vouloir dire qu'ils ne voulaient pas avoir plus de 3 albums d'un même artiste dans leur classement ... Stupides contraintes, non ?) Enfin bref, si je vous parle de Radiohead de manière aussi évidente, dans mes indispensables, c'est parce que ce groupe est actuellement, pour moi, le plus grand, et de loin. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est le seul, qui, à chaque nouveau disque, ne me déçoit jamais et pourtant, dieu sait qu'à chaque fois, l'attente est énorme. C'est bien simple, depuis "Ok Computer", ils sont pour moi sur une autre planète. Alors, bien sûr, il y a aussi Portishead, par exemple. Mais trois disques en 15 ans, c'est trop peu pour garder le leadership. Mais revenons à ce "In Rainbows", ce disque qui a défrayé la chronique, en étant proposé librement sur le net à un montant fixé au bon vouloir de l'acheteur. Opération marketing ? Dénonciation des abus des maisons de disques ? Anticipation sur le futur de la production musicale ? A chacun sa réponse. Le problème, c'est que du coup, tout le monde ou presque est sans doute finalement passé un peu à côté de l'essentiel : la musique. Et ici, elle est plus belle que jamais : quel son, mon dieu, quel son !!! Il suffit pour cela d'écouter entre autres "Jigsaw Falling Into Place" pour s'en persuader. L'enchevêtrement de voix, de guitares est parfaite. 10 morceaux d'une pureté sonore incroyable ! Les puristes diront d'ailleurs que c'est dommage qu'ils l'aient d'abord proposé en téléchargement MP3, car la compression n'a pas rendu fidèlement cette qualité.
Il n'y a pas de temps mort, l'émotion ne baisse pas d'un iota durant 40 minutes, Thom Yorke n'a jamais aussi bien chanté, il y aussi une vraie unité dans ce disque, chose qui manquait peut-être à leurs précédents disques qui avaient tendance à se disperser un peu. Alors, oui, le son du groupe s'est sans doute un peu polissé, adouci, mais quelle patine ! "Nude" aussi fait dresser les poils, fiche la chair de poule et est sans doute un de leurs meilleurs morceaux. Bref, c'est un véritable arc-en-ciel, de toute beauté. Shirley Manson, la chanteuse écossaise des un peu disparus mais pas forcément regrettés Garbage avait dit à l'époque de "Ok Computer" que Radiohead était Dieu. Plus de dix ans après, on ne peut foncièrement pas lui donner tort ...

Clip de "House Of Cards" :


Clip de "Jigsaw Falling Into Place" :


Live de "Nude" :