Bientôt la fin de ma rétrospective sur Sonic Youth avec ce "Rather Ripped", avant-dernier album en date du groupe - j'ai déjà parlé du dernier paru cette année ici. La prochaine étape consistera à faire un modeste bilan de carrière à ma façon ainsi qu'à parler des disques "moins" officiels du groupe. En attendant, voici donc ce qui est peut-être le disque le plus accessible de Sonic Youth, le plus pop, mélodique, avec les guitares les plus claires, les moins sales. Forcément, ce n'est pas pour me déplaire - et oui, je ne suis pas un fan "classique" du groupe qui préfère sans doute les disques les plus barrés et expérimentaux. Il n'empêche, force est de constater qu'il y a ici quelques titres imparables comme le single "Incinerate", "Jams Runs Free" ou encore le plus étiré mais non moins excellent "Pink Steam". Bref, "Rather Ripped" est indéniablement l'un de mes disques préférés de Sonic Youth. Je trouve qu'ils y font preuve d'une vraie maîtrise mélodique, chaque morceau sortant en plus allégrement du carcan standard couplet-refrain, évoluant constamment au fil des minutes, sans perdre en cours de route de leur efficacité. Ce disque forme avec le précédent "Sonic Nurse" un joli diptyque, qui m'a fait vraiment aimer ce groupe, sans doute la porte d'entrée la plus agréable et facile vers l'univers exaltant de ce groupe devenu au fil des années éminemment culte. Même dans les années 2000 et près de 30 ans après ses débuts, Sonic Youth est toujours aussi indispensable.
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...
On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...
Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...
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