Accéder au contenu principal

Boys Age - Amazing Stories

Oubliez le rock décontracté du canadien Mac Demarco déjà devenu prévisible sur un deuxième disque décevant, le cool, le vrai, nous vient maintenant du... Japon. Qui l'aurait cru ? Comme quoi, les apparences sont trompeuses, car ce n'est pas la caractéristique que l'on prête habituellement au pays du soleil levant. Les deux jeunes garçons de Boys Age, qui se définissent au passage comme les enfants de Yo La Tengo - on a connu pire référence - sont aussi les fils spirituels de Pavement, du Beck des débuts ou encore des frangins Ween. Du rock dans tout ce qu'il peut avoir de plus indépendant, de "fait à la maison", des mélodies qui se chamaillent et un chanteur à la voix forcément traînante. Ce dernier semble en plus chanter avec une patate chaude dans la bouche, ce qui, loin d'être désagréable, rajoute au charme de cette musique rafraîchissante. En tout cas, il n'est pas étonnant de constater que Boys Age soient passés chez le label décidément "en or" Bleeding Gold Records pour le premier album sorti l'an passé.
Un troisième disque est déjà annoncé pour l'été, preuve de l'étonnante créativité du duo. S'ils parviennent à garder ce niveau-là, qu'ils comptent d'avance sur moi pour continuer à les chérir ici même. Merci aussi à Bengalolo pour ses conseils toujours précieux, notamment cette excellente découverte.

Clip de "God Will Test You Through The PC Screen" :

Commentaires

  1. Très bons en effet !

    J'ai vraiment apprécié le Mac Demarco, mais c'est peut-être dû au fait que c'est le 1er album de lui que j'écoute et qu'ainsi je n'en attendais rien du tout. Hors effet de surprise (ou pas), je le trouve vraiment bon dans l'absolu, solide. Il vaut vraiment le coup.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

O - à terre !

En voyant la liste des catégories pour les prochaines Victoires de la musique, je me suis dit tout de suite qu'il en manquait au moins une. Quid de la pop française ? Alors que celle-ci s'est rarement portée aussi bien ? Mais ce n'est plus à prouver que ces cérémonies restent au final très consensuelles, se contentant de valider les goûts de l'époque sans voir plus loin, et rechercher l'intemporel. Pourquoi passer ainsi sous silence la bonne santé de la pop d'ici en ignorant si ouvertement le talent de Chevalrex, Thousand, Barbara Carlotti ou Olivier Marguerit alias O ? Ce dernier est d'ailleurs peut-être le lien entre tous, car bien souvent caché derrière tous les derniers disques de pop français qui comptent. Il a aussi officié au sein des indispensables Syd Matters dont on attend toujours une suite au chef d'oeuvre "Brotherocean".  O revient donc avec un deuxième album, encore plus réussi que le premier - le déjà remarqué et remarquable &q…

Snapped Ankles - Stunning Luxury

Les anglais de Snapped Ankles sont de retour avec toujours leur discours sur le retour à l'état de nature, d'où leur étrange déguisement de monstres plantes, en référence au dessin animé Jayce et les conquérants de la lumière ? Ils seraient pourtant devenus des agents infiltrés pour empêcher des promoteurs immobiliers - d'où la nouveauté de la cravate - de détruire la nature en promettant aux futurs acquéreurs un luxe étourdissant ("Stunning Luxury"). Même lorsque le "système" semble avoir gagné - fini de jouer avec les arbres, comme sur leur premier disque "Come Play The Trees" - on peut toujours essayer de le détruire de l'intérieur. Le post punk est un mouvement qui est régulièrement associé à la critique de la société de consommation. Les Snapped Ankles ne seraient donc que les descendants d'une longue filiation.  Car le style musical ne change pas non plus, sorte de mariage entre Gang of Four, Can ou The Fall, avec une pointe de …

Rustin Man - Drift Code

On avait presque oublié son nom sur le disque, le premier et toujours seul - mais plus pour longtemps - album de Beth Gibbons en congés de Portishead. Rustin Man, alias Paul Webb, est un homme de l'ombre. Ce "Drift Code" pourrait le faire entrer pour de bon dans la lumière. Puisque, pour une fois, il apparaît seul au générique, jouant enfin le premier rôle, après avoir aussi été confiné derrière Mark Hollis au sein de Talk Talk. On savait le monsieur talentueux, musicalement parlant, ce disque, avec ces somptueux arrangements, n'en est donc qu'une confirmation. Mais on ne savait pas qu'il avait une si belle voix. Le style se rapproche d'un Robert Wyatt ou du Bowie de "Blackstar". L'album, préparé minutieusement depuis plusieurs années, a été enregistré dans une grange, à l'écart de toute civilisation. Webb, entouré de sa femme et de ses filles, a pris son temps, retapant le lieu en même temps qu'il peaufinait sa musique.  Nous voici…