Accéder au contenu principal

Dirty Projectors - Bitte Orca


Bon, décidément, cette rentrée de vacances est assez studieuse, puisque voici déjà ma cinquième chronique de disques en cinq jours. Pas sûr que je puisse tenir très longtemps ce rythme, mais voilà, je voulais rattraper un peu mes deux semaines d'inactivité et me plonger en plein dans les nouveautés neuves du moment. Et la principale nouveauté du moment, ce sont eux : les Dirty Projectors. Ceux auxquels Pitchfork a mis l'incroyable note de 9.2, presque aussi bien que le Animal Collective, mieux que le Grizzly Bear. Alors, évidemment, ça fait parler. Alors, alors ... Surtout qu'un fameux blogueur Rennais est carrément fan aussi. Le problème, c'est qu'on est souvent en désaccord. Et je dois dire que cette fois-ci, c'est encore le cas. Après DM Stith, The Decemberists, Bat For Lashes, St Vincent, et bien, non, Dirty Projectors, ce n'est pas non plus ma tasse de thé. Leur musique est sûrement inventive, inclassable, aux influences multiples, un peu dans l'esprit des Talking Heads, il y a 30 ans. C'est sans doute pour ça que David Byrne a chanté avec eux sur la fameuse compilation "Dark Was The Night". Mais, à force de vouloir faire original et brouillon, ils en perdent sans doute le côté instinctif de la musique. Ce n'est pas mélodique, ce n'est pas dansant non plus. Cela ne véhicule pas d'émotion, c'est juste cérébral. Bref, pour moi, ça ne me prend pas. Je n'arrive pas à avoir de prise, et quand on n'a pas de prise, c'est physique, on lâche ... Allez, pour sauver un titre, je dirais quand même "Stillness Is A Move". (MySpace)
5/10

Chroniques :
Pitchfork
The Man Of Rennes Steals Our Hearts
Playlist Society

Commentaires

  1. On est tellement en désaccord que je me demande pourquoi je continue à te lire :D

    RépondreSupprimer
  2. je n'ai pas non plus réussi à accrocher, d'ailleurs, tu dis que ce n'est pas mélodique et quand c'est pas mélodique, moi, ça passe pas
    les voix sont sévèrement gavantes aussi

    RépondreSupprimer
  3. C'est toi le cérébral!
    Moi j'adore et ça me rempli d'émotions... comme quoi les goûts et les couleurs. J'ai quand même du mal à comprendre cette note... peut être l'âge du papa?

    RépondreSupprimer
  4. Peut-être l'âge du papa, en effet ... Encore trop jeune sans doute ;-)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...