Accéder au contenu principal

Alex Winston - Sister Wife

Oui, je sais, cette jeune chanteuse originaire de Detroit, la ville de l'automobile, du gros rock qui tâche (MC5, Stooges, White Stripes, etc) et du légendaire label Motown Records (inspiration évidente de "Sister Wife") a tout du buzz énervant et prévisible. Oui, je sais, sa musique a tout de la variété facile et mielleuse, copiant allégrement et pour la nième fois une certaine Kate Bush, décidément très tendance en ce moment. Il n'empêche que ce premier EP est une petite sucrerie pop dont il semble bien difficile de résister.  Rien que pour "Choice Notes", tube évident et exactement le type de rengaines qui vous trottent dans la tête pour le restant de la journée (semaine?), ce disque mérite qu'on s'y attarde. La petite Alex Winston (rien à voir avec le dispensable Charlie du même nom) débarque, un peu à l'image d'un Mika - mais avec des influences moins gênantes dans les valises - à ses débuts, avec une réputation flatteuse de jeune surdouée, multi-instrumentiste, à l'univers chamarré et pailleté.
Ce n'est pas forcément le genre de musique qu'on écoutera seul religieusement à la maison mais plutôt celle qu'on sortira volontiers en plus grand comité, car elle semble être taillée exprès pour plaire au plus grand nombre. Un vrai bon disque de pop, dans le sens noble du terme, ce n'est pas si courant. Et Detroit de démontrer qu'on y produit autre chose que des gros pickups...

Clip de "Locomotive" :

Commentaires

  1. Mouais j'ai trouvé ça trop impersonnel. Je suis à peine sûr d'avoir réussi à aller jusqu'au bout :)

    RépondreSupprimer
  2. Oui, en effet, c'est un peu variétoche... Je ne sais pas si la journée de la femme y est pour quelque chose, mais pour une fois, je ne partage pas ton enthousiasme, Papa ! ;)

    RépondreSupprimer
  3. pareil qu'au dessus de moi, j'ai pas poussé jusqu'à l'écriture pour ce disque qui ne m'a pas vraiment emballé.

    RépondreSupprimer
  4. Ouais, ben quand je disais que sa musique était "taillée exprès pour plaire au plus grand nombre", j'avais juste oublié que les lecteurs de ce blog étaient un peu plus exigeants ;)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Nick Cave & Warren Ellis - Carnage

On continue le rattrapage des disques 2021 avec une sacré pointure, puisque j'ai nommé Nick Cave, sans doute le rockeur ultime. Celui qui a commencé punk arty au sein de Birthday Party et produit aujourd'hui parmi les disques plus sombres qui soient. Le décès d'un fils y étant évidemment pour quelque chose. Autant les deux précédents albums, les pourtant acclamés - mais comment attaquer un père inconsolable - " Skeleton Tree " et " Ghosteen " m'avaient laissé étrangement indifférent. Autant ce " Carnage " sorti cette fois sans ses Bad Seeds mais avec le seul Warren Ellis - décidément compagnon de tous les instants depuis quelques années - m'a tout de suite marqué. Par son dépouillement, par sa quasi absence d'effets, juste quelques délicats et déchirants arrangements venant ornés juste ce qu'il faut le spleen du sieur Cave. Il n'est plus question de masquer les faits sous un quelconque décorum mais d'affronter la vérité

Baptiste W. Hamon & Barbagallo - Barbaghamon

Quand deux des plus talentueux songwriters français actuels se rencontrent, ça ne peut produire qu'un excellent disque. Baptiste W. Hamon et Julien Barbagallo réussissent l'audacieux pari de réunir leurs deux univers assez différents pour en tirer le meilleur. Le premier s'inscrit à la fois dans une tradition de chanson française (Jean Ferrat) et de country musique américaine (Townes Van Zandt) à l'ancienne. Le second plus "moderne" marrie l'électro d'un Sébastien Tellier et la pop d'un JP Nataf, assez éloigné au final de Tame Impala et d'Aquaserge, deux formations dont il est pourtant à l'occasion batteur. Le disque est construit à l'image d'un diptyque : une partie est l'oeuvre de Baptiste W. Hamon (" J'écoute l'eau ", " Ils fument ", " Maria "), l'autre de Barbagallo (" Le jour viendra ", " Nous nous reverrons ", " Le bleu du ciel "). Qu'ils se retro

Pete Doherty & Frédéric Lo - The Fantasy Life Of Poetry and Crime

  Après une longue pause, faute de sortie musicale probante, me voilà de retour avec quelques nouveautés plutôt emballantes. On commence par le come back d'un rockeur qu'on croyait perdu, le genre de candidat idéal au triste club des 27, ceux qui vont trop vite, trop fort, qui se brûlent les ailes et meurent à 27 ans comme Jim Morrison, Brian Jones, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain ou Amy Winehouse. Pete Doherty a d'ailleurs eu une relation avec cette dernière. Si elle a fini par sombrer corps et âmes dans la drogue, lui, s'en est sorti miraculeusement. Les Libertines, après une entrée en matière fulgurante - on ne se lasse toujours pas de leur premier et formidable " Up The Bracket ", classique rock du début des années 2000 - ont disparu rapidement des radars. Si tout réussissait alors au chanteur anglais - en couple avec la très médiatisée Kate Moss - le mode de vide "sexe, drogues et rock'n'roll" n'a qu'un temps et Doherty d