Accéder au contenu principal

Beak - >>>

Dans l'attente de plus en plus improbable d'un nouveau disque de Portishead - étant donné la qualité irréprochable des trois albums disponibles, il sera bien difficile de ne pas décevoir -, Geoff Barrow continue d'officier au sein de Beak avec déjà un troisième album, sobrement intitulé ">>>". On n'imagine pas quand ils en seront à une trentaine s'ils arriveront à mettre autant de fois le même symbole sur la pochette. En tout cas, pour l'instant, ils portent plutôt bien leurs noms, proposant à chaque fois une version supérieure au précédent. Ce dernier est toujours inspiré par le krautrock de Can ou Neu! - "Brean Down" et "RSI" sont à ce titre des exemples parfaits du son Beak - style chéri de Barrow depuis au moins dix ans et le dernier Portishead en date. Le trio a quelque peu changé : Will Young a remplacé Matt Williams.
Il en ressort un disque plus varié qu'à l'accoutumée, avec de plus en plus de voix. "King of the Castle" fait penser au Eno de "Before and After Science", le très beau "When We Fall" à "The Rip" de Portishead, forcément. Même si cette musique s'attaque toujours davantage à l'esprit qu'au corps, il y a des titres presque dansants, comme "Allé Sauvage" qui n'est pas sans évoquer le Daft Punk du premier album. Bref, voilà un disque de musiciens de plus en plus ouverts au monde qui les entoure, jusqu'aux paroles très liées au Brexit par exemple. Nous voilà plus confiants que jamais pour la suite. De là à oublier à Portishead et la voix de Beth...

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Et toi, t'as écouté quoi en 2020 ?

Nous y voici donc, le calendrier des sorties de l'année 2020 avec les disques chroniqués ici-même. 50 disques pour une année 2020 qui, si elle n'a pas été franchement emballante d'un point de vue événements a réussi à tenir malgré tout le cap niveau musical avec quelques beaux disques. Je vous laisse partager en commentaires vos coups de coeur personnels si ça vous dit. Il me restera ensuite à clôturer définitivement l'année avec ma compilation millésimée et mon top 10 des albums, pris bien sûr dans cette sélection. JANVIER 8   : Electric Soft Parade - Stages 10 : Alexandra Savior - The Archer 17 : of Montreal - UR FUN 24 : Andy Shauf - The Neon Skyline        Tristen - Les identités remarquables 31 : Dan Deacon - Mystic Familiar        Superbravo - Sentinelle        Destroyer - Have We Met FEVRIER 7   : Isobel Campbell - There is no other... 14 : Octave Noire - Monolithe 21 : Spinning Coin - Hyacinth 28 : Grimm Grimm - Ginormous MARS : 6   : The Saxopho

The Avalanches - We Will Always Love You

Après la sortie du dernier disque de Gorillaz rempli à ras bord de musiques en tous genres et d'invités de marque, voici The Avalanches qui placent peut-être encore la barre au-dessus, si cela est possible. Jugez plutôt : MGMT, Johnny Marr, Vashti Bunyan, Mick Jones, Neneh Cherry, Kurt Vile, Karen O, Wayne Coyne ou Rivers Cuomo. On est donc dans la surenchère de sons, de collaborations, d'albums pleins comme un oeuf. Bienvenue dans la culture du zapping, sauf qu'ici, il y a - et c'est ça qui est assez incroyable - une vraie homogénéité malgré les styles si différents des invités. Chacun est venu se fondre dans la grande orgie pop orchestrée par le duo Australien. Contrairement au Gorillaz, on peut ici tout aimer ou presque. Si je n'étais pas forcément convaincu par les quelques singles annonciateurs, l'écoute entière de l'album m'a conquis. C'est le miracle de ce groupe : comme " Since I Left You " paru il y a déjà vingt ans, ce " We